Concours

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 20:07


 

Commençons par un conte médiatique. Le grand-méchant-loup capitaliste sort de l'hôpital de la charité publique. Un cauchemar! C'était ramadan! Mais ouf! Il aperçoit un, deux, trois, quatre cochons européens, élevés à coups de subventions et de pudding fiscal, miam-miam, y a bon! Montrant des crocs pointus d'économiste, sermonnant le prof en lui, il sort sa serviette du dimanche, large comme une nappe de pétrole saoudien. Pour être féroce et sauvage, il n'en a pas moins des manières et une bourse qui font tout de suite penser à l'homme tout court. En tout cas, c'est ce que prétend la fable autrichienne catallactique de l'ami-ennemi communiquant. Sur les bancs, dans les couloirs, au milieu des plateaux, c'est la cohue, on crie, au secours, 29 revient! Combien plus juste, même si populaire, cet apriori synthétique: 22, les v'là! S'oppose au loup en question, sorti de nulle part, Riff-Raff, le coq au bonnet d'âne, qui promet que ça va pas se passer comme ça, faudra passer sur lui, avant! Aussitôt dit, aussitôt fait. Le grand-méchant, houlà hop! l'umpapaoute; coq braille et hue! Des écus, des écus, il en pisse, il en chie. C'est une fable moderne, interdite aux aiglons patriotes.  Vidé, martyrisé jusqu'à l'os, il n'a plus qu'à chercher un semblant de corps constitutionnel où s'acharner à nouveau. Passe un vieux trumeau républicain qui sert de barricade de salon, le sein flétri, par-dessus un sac de jute, vaguement tricolore, comme la pierre de Rosette qui a le pouvoir de dire trois fois la même chose, différemment. Preuve que l'état d'esprit présidentiel est, comme la buse, triple. Qu'il soit de droite ou de gauche, raff, rien à foutre, foutre!  Son sang ne fait qu'un tour, faut voir, c'est quelque chose! Bien mieux que rien, une trique. Derechef, un duel digne des premières pages, où marquer en gros: qui tuera l'autre? Le loup se marre, en bouffant les cochons. C'est pas grave. L'état ne meurt jamais. Sauf à Auschwitz et à la guerre. La morale de ce conte est emmurée ailleurs, en marge du monde tel qu'il est: détruire ou non l'état capitaliste, that is the question.


Mais pour l'idiot médiatique qui parle comme il pisse, changer radicalement de mode de vie et de penser, c'est monstrueux! Il se doute bien que Grand-Soir n'est pas un parfum pour la canaille des beaux-quartiers. Alors, mine de rien, il s'applique à suggérer un autre sens, synonyme de Bain-de-sang, avec ou sans chambre à gaz. Le grand-soir, en effet, et c'est sa leçon de vérité, en cache un autre, comme le parfum littéraire de la liberté, l'odeur du cochon communiste. Les pig's killer, à mains blanches, de la City applaudissent des deux pattes. Ils savent, en effet, de quoi, ils retournent. Le sang, le gaz, outre quantité d'autres matières organiques, ça les regarde, parce que justement, ce sont leurs affaires et pas nos oignons. Et donc, le mot PIG'S qui se présente comme un mot d'esprit, certes tout à fait crapuleux, mais logiquement appliqué à des états capitalistes qui portent aux nues la « libre-concurrence », sur des boucliers étatiques, il va de soi, confirme que toute règle élevée au rang d'Absolu finit par révéler, de manière emblématique, d'abord, son côté monstrueux. Le PIG'S, comme la svastika du prince Harry, rappelle symboliquement l'éminente possibilité de la terreur d'état. Et donc ces PIG'S ne sont rien d'autre que le symbole des peuples opprimés et du prolétariat réduit à n'être que chair à canon. Pour susciter cette haine inexpiable, il a suffi que les gouvernements capitalistes envisagent vaguement d'imposer un service minimum de régulation des marchés. Aussitôt, frénésie de boucliers et bruits de stocks-options, la spéculation, derechef, s'est déchaînée: pas touche à mon magot, bandes de démagos! Mais que deviendrait Big-gang City et ses pig-quaker-squeakers, sans démagogie? Hiroshima, the day after. C'est une image, bien sûr. La City est à Londres, pas à Bagdad ou Téhéran.


En conséquence de quoi, la comédie éthique continue. La France fait ça, comme ça, comme on vient de voir, façon Casanova, à cheval sur une bossue, fissa', faut voir! Pendant qu'en voix off, l'hôtesse économiste à qui on pince les fesses, répète: mondieu! Le marché peut-il se réguler lui-même ou doit-il être mis sous surveillance? Y a les pour, y a les contre, ça équilibre. Ou encore, question subsidiaire, jarnilafrance! L'état national peut-il, doit-il, veut-il ou non, oh! Mondieu! Aidez-moi! Faîtes entendre votre voix! intervenir dans l'économie, pour relier l'économie réelle à l'économie virtuelle? Et si oui, jusqu'où? Et les USA n'ont plus qu'à faire comme si c'était bien ça qui est pour le mieux. Voilà qui résume l'actuel psychodrame de type new-hedge against inflation. Comment faire pour empêcher la brouette inflationniste, outre saloper l'économie standard, d'aplatir le portefeuille des ces messieurs-dames les bronzés, hiver comme été, aux UV? On parle maintenant de sortir le 122-2 européen et préempter la dette publique des PIG'S, pour ramener la spéculation à la raison. Mais n'est-ce pas ce que les états honnis ont fait, en les arrosant, via la grosse Commission, de subventions européennes payées par ces cochons de contribuables, taxables et corvéables à merci. Subventions qui sont le fruit de décisions étatiques, découlant de politiques économiques qui ont conduit au résultat qu'on sait. Et ces politiques économiques, un jour, qualifiées de bonne économie, deviennent un autre jour, comme par magie, de scandaleuses politiques, au gré du caprice orienté de l'éditorialiste de service. Cette séparation aussi commode qu'arbitraire et qui ne correspond à rien de réel, donne du grain à moudre aux libéraux de gauche et aux sociaux-républicains de droite, extrêmes compris, sinon quel lieu obscur, auront-ils, où se toucher, en gueulant, pig's! Cochons de pig's! Le bon état est donc l'état au service exclusif des besoins et classes capitalistes. Le problème est que ces classes se divisent en partis, coteries et autres gangs dont les intérêts s'opposent et fluctuent sans cesse. De quoi susciter le vertige et produire de l'idéologie à flux tendu.

Par valentini
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 14:16

 

 

Un bruit de bureau cossu a décrété, un jour de liesse, que l'homme le plus aimé de France en serait aussi, sans quoi l'image boiterait, manquerait quelque adresse innommable où expédier ce tabou d'un nouveau type, l'homme le plus haï. La droite française, dans la peau de Léon Blum, voilà un à-rebours cocasse qui confirme qu'après l'Amour, vient le temps de l'Analyse! Le bourreau prend conscience qu'il est aussi une victime. Reste que ce vieux truc de chasseur un tantinet alpin qui adore ce qu'il tue est à l'image d'une contradiction propre à la modernité conservatrice: pays réel/pays légal.

Le pays réel, en l'occurrence, exprimerait, en direct, en live, conformément à sa nature, une reconnaissance à l'égard de l'homme-à-tout-faire de l'Elysée, étant en entier de plain-pied avec lui. Pour la raison qu'il identifie en lui logiquement la qualité qui lui est propre, le bon-à-tout, grâce à quoi se réalise cette identité sympathique entre le Français courant et le plus courant d'entre tous, quelqu'un d'extra, à leur service, Napoléon en garçon de café.

Le pays légal, au contraire, peuple sournois, vicieux, arbitraire, gris pharisiens marqués du sceau d'une constante et épouvantable ingratitude, dont la devise est encore plus, toujours plus, le snoberait, le bouderait, le diffamerait, le vilipenderait, pour tout dire l'em-per-ru-que-rait, car il n'est rien d'autre, au fond, que bassesse et intrigues.

C'est le retour des Marie Bosse, passe à ton voisin, pour la plus grande joie des barbiers de France et de Corse, toujours prêts à couper mèches, barbes et moustaches. Pas de théories du complot, sans postiches. D'ailleurs, s'ils avaient su, à propos de mein Kampf, hélas! Aucune méthode pour penser en allemand d'après-guerre n'existait à l'époque.


Plus concrètement, si l'on en croit les chasseurs d'abstraction, par des tirades du genre l'état c'est moi, moi au bout, bout de ficelle, cette rumeur orchestrée -quoi d'autre?- manifeste l'intuition d'une sorte de sur-réalité que le surmoi médiatique, nomme le principe monarchique. En bon médium, il a des contacts avec une réalité ad altare dei, fichée au coeur de la république. En fait, tout ce qui arrive aujourd'hui, ce n'est pas la faute à Rousseau, mais à Capet!

Bienvenue au pays du millénarisme pyrénéen. Y respirer l'air est synonyme de liberté. L'égalité vaut pour métier à tisser de l'identité qu'on enfile comme un bas de laine, ça tient chaud. Et la fraternité, fille de la reine de carreau, est chef de l'unique gare, en forme de quai trois-quart. Le billet qu'on y vend est aller et sésame, à la gueule du client. Et donc, qu'est-ce que la manipulation de l'opinion, les fraudes à la constitution, les coups d'état réel et virtuel et la nécessaire corruption que tout cela suppose? Une mystique, de la mystification.

Le problème, c'est la monarchie, na! J'ai dit! Toupet hérissé sur un crâne caressé des yeux et de la main, par d'innombrables moi encartés, fuse alors une réponse toute prête: quels médias, la main dans la culotte, sinon bruits de chiottes et rumeur! Une grosse, alors! Globalement, nous sommes d'accord, il y a bien, en France, un on-ne-sait-quoi d'éternel, la production de grosses ficelles, entre quatre murs cardinaux. Le prolétariat est invité à y tenir la bougie.


Mais y aurait-il, au final, en dépit de maints démentis, scientifiquement fondés, par la société des pèlerins-philosophes, férus de créationnisme économique et d'historicisme de fin des temps, via Robinson Crusoé, quelque vérité actuelle, c'est-à-dire capitaliste, à extraire de ce micmac républicain qui sent encore, entre autre, en France, le cadavre parisien, plutôt que rien du tout?

On a vu que le blaireau médiatique de service, généralement stupéfié par le pragmatisme anglosaxon qui pose que la pluie mouille, c'est une impression, a la sienne, emblématique, qu'il dégaine, dès que les choses déraillent. Duel quasi usinesque, qui amène la monarchie à accoucher de l'exception française. Le roi est mort, vive le roi!

Mais une exception, même française, sans quoi la chose serait impossible, suppose une règle générale. C'est bien pourquoi les Anglais, en cas de besoin, invoquent, de préférence, leur originalité. Être ou ne pas être Anglais, le faucon-pèlerin des derniers jours n'aura plus à se demander comment enfoncer une porte ouverte?

Un peu de bon sens pratique suffit, qui montre sans effort que si seul l'esprit borné limite l'esprit borné, montrer la limite de ce rapport appartient à la seule géométrie de l'esprit humain qui ne peut se prévaloir d'aucune division, combien n'est donc pas la question, sans capituler aussitôt, à l'encontre de la saine opinion en matière de bonne doctrine, devant l'idée que se faire des couilles en or, avec la chose en soi, yes! It's possible!


Ce vieux décor, peinturluré d'affiches électorales, à l'épaisseur séculaire, et noirci au noir de canon, semble nous inviter à déployer le dernier drame à la mode, intitulé l'affaire clearstream. C'est un drame de la transparence inachevée, voire pervertie. Une rumeur stupide a parlé de complot d'état, on se demande où les gens vont chercher tout ça!

Les ouvriers, oeuvrant à cette transparence, finissent tous, comme Tournesol dans Tintin, victimes au moins en apparence d'une folie particulière: la peur d'être cassé. L'homme sur le canapé, en pleine conversation, nous parlera-t-il de schizophrénie pyrénéenne? Nous ne le croyons pas. Sans mal, évidemment, puisque l'hypothèse est nôtre.

Le principe monarchique, on le sait, a son côté romanesque, dont le contenu, viol, poison, poignard, incendie, nulle part ne remplit de ses divins larcins, le RIB banal de nos piteux destins, putain! ailleurs que dans la presse, hourra! la plus hardie. C'est pourquoi la vérité sur l'affaire Aldo Moro marche, elle aussi, à la manière d'Aldo Maccione. Sous la plage, chaud! le pavé. Et derechef, le complot d'état, vraiment, les gens se font du cinéma!

Logique, à condition de ne pas prendre la chose, pied j'ai, sur terrain et nez au cul de l'électeur, qui conduit logiquement à s'interroger sur mai 68, en tant que théâtre-bouffe des boulevards parisiens, jouant une reprise d'Ubu Cocu, le mystère des mystères. Mai 68 a ainsi participé, à sa façon contestataire, haïe des présidents-philosophes, à ce qu'il convient d'appeler la liquidation de mai 58, une sorte de happening d'état où l'autorité bafoue l'autorité en permanence.

Il y a bien une théorie des dominos que, par erreur, on a appelé la théorie du complot. Fera mine de s'en étonner, l'homme d'état pour qui la théorie, au fond, c'est théorique. Et quand ce pluribus unum-bonhomme montre le trou idéologique par où regarder la couronne, le lunatique enragé y met toute sa tête: j'ai un ausweiss en or, croit-il. Lui demander de réfléchir sur l'affaire clearstream, non seulement en tant qu'ultime péripétie française de la liquidation de mai 58, un genre d'imbroglio napolitain, mais de plus en tant que monade où lire la restauration générale du capitalisme, voulant jouir sans entraves et sans temps mort, alors là! C'est plus fort que la théorie du complot! Aucun média sérieux n'en parlera, vu que chacun, en France, se veut juge de sa propre partie. Preuve que dans le meilleur des mondes, la sourde oreille anglosaxonne est pour le mieux ou, ce qui revient au même, l'avorton national, poussant des au-galop-zou, Cacaboudin! Tragédie farcie jusqu'aux os.


Manque un Waterloo à ce tableau. Quelque chose gros, rude et sublime, tout à la fois, en un mot apocalyptique, pas moins! N'y allons pas avec le dos de la cuillère, si l'on veut égaler la foire aux mensonges quotidiens, qui plaît tant aux maréchaux du boulevard médiatique, étant donné qu'en se heurtant les uns les autres, ces mensonges fabriquent la vérité du moment.

A cette fin, augmentons la jouissance évoquée à l'instant, d'une surréalité explosive, en forme d'appel au défaitisme révolutionnaire: merde à l'économie nationale et à l'esprit d'entreprise! Contre l'esprit cacaboudin, rappelons l'ennemi véritable, nommons-le. Assez de l'à cache-cache, sur le thème aimé/haï, le premier qui rit sera la tap, à poil! À poil!

Souvenons-nous d'abord du goût français pour la dictature réelle, valeur sûre: peuples colonisés, communards massacrés, juifs déportés, le plus légalement du monde. D'où, en France, un corps médiatique présent/absent, loué/blâmé, la France! Selon le besoin capitaliste du moment.

Opposons-lui enfin la dictature du besoin social dont le contenu est le prolétariat lui-même qui doit exclure de son champ d'action politique, s'il veut vivre et non crever, les intérêts des états capitalistes, de leur agents, acteurs, décideurs et autres corps et catégories de donneurs d'ordres, c'est-à-dire potentiellement oeuvrer à l'abolition de toute économie politique et sa diversité de régimes d'exploitation et d'oppression, tous criminels et réactionnaires sur toute la ligne. Forniquer les morts est leur passion. Voilà pourquoi, la haine!





 

Par valentini
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 02:09

 

 

Les médias pratiquent à tout bout de champ l'information publicitaire, sous prétexte de reportage. Promotion des soldes, des stations de ski et des fêtes commerciales de fin d'année, par exemple. Si le mur de la concurrence dans lequel, bing, droit dedans, demeure invisible, les lamentations commerciales démontrent a contrario son existence. C'est la façon moderne d'honorer l'éternel. La fureur propagandiste, nonobstant sa lecture précautionneuse du monde actuel, n'est pas en reste, quand il s'agit de vendre du vaccin, de la sécurité présidentielle ou de l'Airbus. Exception à la règle, les ventes d'armements n'occasionnent aucun feuilleton de ce genre, sauf si ça tourne mal. Il est donc logique que les campagnes électorales adoptent un profil identique, dans le droit fil d'une émission fameuse: les Français parlent aux Français. Nous laissons, aux héritiers du gaullisme, le soin d'établir, comme le régime de Vichy l'a fait, en son temps, ce qu'est véritablement être Français. A chacun ses préoccupations. Notons tout de même, au passage, une différence de taille, entre hier et aujourd'hui. Si la fraude constitutionnelle qui a eu pour objet d'accorder les pleins pouvoirs au maréchal Pétain fondaient l'insurrection dirigée contre le régime de Vichy, cette guerre franco-française semble au final n'avoir pas eu les effets escomptés puisque l'actuel parti l'umpéniste; à son tour, s'insurge violemment, contre la capitulation française face à l'économie mondiale. Un nouvel esprit de Münich, en quelque sorte, que le cerveau bohème d'un député vert-de-rage voyait planer au-dessus des élections de 2002. Pour notre part, nous y avons plutôt vu la gauche fantôme, sans cependant reprendre à notre compte, cette idée aussi fantaisiste que semi-officielle qui veut que Hitler a dirigé le Front populaire. Mais patience! Bientôt il s'avérera une taupe communiste, dès que la pente irréfragable des infiltrations idéologiques conduira à révéler un nouveau partage des eaux, qui ne manquera pas d'être biblique.


Au milieu de ce désastre drolatique de l'esprit français, reflété, non sans greeek, griechisch ou grecque altitude, par une pensée à mine défaite, pleurnichant dans les bras d'un danseur de sirtaki allemand qui explique comment se connaître soi-même, en tournant autour de soi, en s'embobinant avec art, tout en luttant contre le papillonnage, sans intention préalable de devenir ça doit surgir, arrive tout de même une bonne nouvelle. Ce bulletin indémodable de victoire précisément: la France résiste plutôt mieux que les autres pays. A preuve: Le chômage a doublé aux Etats-Unis, doublé en Espagne, augmenté de 60% au Royaume-Uni. Un seul pays a fait mieux en la matière, c'est l'Allemagne. Mais la situation est en train de se retourner. Dans les semaines et dans les mois qui viennent, la situation va changer. En effet, les situations fixes, en-dehors des images, sont rarissimes, surtout dans le cadre de l'économie capitaliste dont chacun sait, s'il consent au service minimum médiatique, que c'est un principe revendiqué que rien à l'homme n'est jamais acquis, hormis le fait justement que rien n'est jamais acquis. Ce qui doit, en toute logique, inspirer une saine méfiance à l'égard des faits, en général, et notamment envers ceux cités à l'instant qui n'ont pas d'autre sens que celui-ci: si on a quelque raison de se plaindre, on a tort, au final de se plaindre de ce qui est le sort commun des Espagnols, des Anglais, des Allemands qui ne paient rien pour attendre et même, à quoi on ne peut rien opposer, des Américains. Le Français est une monade, habillée par Lagerfeld et cie, il en frissonne. C'est dire à quel point l'identité française déborde loin au-delà de ce qu'on imagine en général sur le net, dont l'étroitesse, en retour, doit-être vu comme le résidu d'une économie qui le cerne de toutes parts. Cette fois, on ne sait plus qui, de Judas ou du Christ, a baisé l'autre. Impromptu charnel qui oblige le benêt romain à béatifier à tout va, selon le quadruple principe des musiciens de Brême, que c'est bien le diable, si cette harmonie préétablie ne lui restitue pas le glorieux corps escamoté, par une « race » non identifiée de voleurs, il va de soi.


A l'évidence, un tel retournement formel de situation n'attend pas des mois et des années pour se dessiner, il se fait à l'instant, coupant court aux millénaires qui le hantent, en démontrant que jouir de soi et sans entraves est à la portée du premier imbécile venu, pourvu que les médias le trempent dans un chaudron d'alléluias. Ce retourné-ça-sera-toi-qui-t'y-colleras comporte aussi un aveu qui porte sur la puissance de l'impuissance sociale quand tout ce qui pèse en France s'accorde pour louer l'économie politique capitaliste, au titre qu'il y a pire, qu'on ne souhaite à personne. La menace de mort est l'argument favori de l'avorton politique, mais il révèle un autre aspect indicible de l'idéologie française: elle a vécu Auschwitz et la kolyma, par procuration. On le voit au fait qu'elle n'en est pas encore revenue et même qu'elle s'y oppose de toutes ses forces. Ici la coupure entre réel et virtuel est abolie. Mais ce n'est pas tout. Elle subit également de plein fouet les, entre mille autres, légitimes inquiétudes des clients du transport parisien, pris régulièrement en otage par le terrorisme ferroviaire, au cri bestial de, et MOI et mon régime spécial, du point de vue de l'idéologie libérale-étatiste en cours, synonyme de solution finale. Sûrement, elle sait de quoi elle parle, il faut lui faire confiance. D'ailleurs l'Ennemi est partout et même chez nous, c'est plus que logique, ontologique Sinon ça serait facile, chacun pourrait le saisir directement. Et si le Français se parlait? Si le Français se parlait, laissez-moi vous dire que ça changerait tout! Déjà, il se comprendrait. Ensuite, en se comprenant, il saurait agir. Et enfin, en agissant, il verrait que ce n'est pas si difficile de changer quand on se parle. C'est ça, la pédagogie: expliquer l'intérêt qu'on à s'écouter. En général, une personne suffit. Mais si on peut être douze à communier, alors la passion est proche. Un seul problème. A la station suivante, une centaine de milliers de Pilate, au bas mot, se présente comme le Christ rédempteur. Certain baiser sont de véritable imbroglio. Maintenant que le moment charnel est armé, se présente l'incontournable question: qui veut encore mourir pour sauver le monde? A part le président, bien sûr, qui est le bouclier de la nation et dont c'est la fonction, à ce qu'on dit, et donc tout le monde. Voilà le Français restitué en majesté, au-delà des corps intermédiaires qui empêchent une vraie communication entre Français. Elle serait monarchique. En ce qui nous concerne, nous l'imaginons clairement vichyste, conservatrice amnésique de l'idée d'autorité indiscutable. Qui veut faire une grand bond en avant, de kangourou chinois, livre rouge in the pickpocket doit d'abord reculer, reculer, reculer, mais, attention, en faisant mine d'avancer, d'avancer, d'avancer. C'est ça le progrès.








 

Par valentini
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 17:45


 

Eric, l'un des nombreux Dupont et Dupont médiatiques, tous fils de Samson, à cheveux tricolores, et, par le fait, dupes les uns des autres, est hanté par cette détestation ou rage réactionnaire qui court, qui fourre, en soutane, sans culottes, à l'égard d'un pays qu'elle déclare aimer, mais oui! Messieurs, à en perdre la Raison. La raison de cet Amour, restant cachée. La France donc et les Français font deux, surtout si, par absurde, ils se constituent en corps intermédiaires à leur propre Constitution. Que ce Français-là, occupé à sa lâche immédiateté, soit un chien, pire même, une chienne, cela lui semble incontournable! Autant que quelqu'un qui se la mord. Et, par moments, ces beaux yeux langoureux de geisha des plateaux nous le feraient presque accroire, tant le naturel, en lui, toutes griffes dehors, au galop, avec un Z qui veut dire, je ne suis pas égal, oh! Ça! Non! Je suis différent, comme nous tous! Abstraction faite des bouffées de phéromones qui l'étouffent. Ce gars-là roule à tombeau ouvert sur la route de la phénoménologie, mais par des chemins détournés. Ce qui fait qu'ici le lyrisme, le bras dans l'eau bouillante, en appelle à l'étatisme. Auquel cas, l'identité est logiquement zigouillée, étant donné qu'un ici vaut tout, même si tout n'est pas encore réglé comme il voudrait, à savoir le rapport de un à un, qui fait un et non pas tout.


La France, à ses yeux aussi vifs et pétillants qu'un épagneul politique, armé de son intelligence, de sa vigueur et de sa vivacité, toutes trois appliquées à débusquer tous les dessous, est une belle pièce qu'il est honteux de tirer à pile ou face, comme font les Cassandre des droits de l'homme et les Alexandre de la mondialisation. Lui, en toute modestie, défend les méandres de la civilisation, ce qui lui permet de se référer à la Bible, tout en condamnant les nouvelles religions. C'est la lutte sempiternelle entre la Chose-innée qui mène le monde, que nul n'est censé ignorer, et les choses-acquises, déboussolées, à force d'aprioris de temps et d'espace. Qui a eu l'idée de breveter le vivant, la question reste ouverte que nous n'abordons pas, faute de temps et d'espace justement. La France donc, éternelle, est un beau jouet qu'il convient d'arracher des mains sacrilèges de tous les sacripants et, en particulier, des enfants du showbiz qui ne sont pas les parangons de vertu qu'ils prétendent, sinon leur nom générique ne rimerait pas aussi facilement avec chaud-de-pisse. Ces mamamouchis-là, pouah! Ils les exècrent, encore plus que les apparatchiks, aie, aie, aie, et le coucou kantien qui trompète midi à sa porte. Comme aurait pu dire Lacan, l'axe Moscou-Berlin a laissé à la France, on ne sait quoi de cuisant qui l'a obligé à forclore sa virginité. Et depuis, ça fait partie du folklore.


Faire vivre ce folklore est précisément la tâche que s'est fixé le petit Eric. Et fatalement à force d'impressions redoublées, il obtient une série de poncifs qui concurrencent directement le service public, réduit au rôle de tampon. Grâce à quoi, la France devient un jouet joui, grandeur nature, comme ces petits trains-modèles d'un autre âge que les garçons ambitionnaient d'obtenir, sans pouvoir, devenus grands, réaliser leur rêve: reproduire Paris en miniature. A cause du réseau en étoile que le sérieux empêche de faire tourner en rond. Reste alors à imaginer une France lilliputienne, avec son tunnel sous la Manche, son entrée en gare de la Ciotat, sa gare de Lyon ou de Perpignan, au choix, sa bataille du rail, son président tombé du wagon et son wagon innommable, tout ça revu dans une perspective qui va de Tolbiac à Saarbrück, Verdun, Saint-Lazare, terminus et retour. Si tous ces faits n'ont aucun rapport entre eux, ça a le mérite de montrer que la France a une histoire qui continue, malgré les vandales. Un plan est d'ailleurs en cours pour mettre les gares en mouvement. L'idée de Reconstruction est plus que jamais d'actualité. L'historicisme, de son côté, chassé du champ historique, triomphe à la télé. Chaque jour, un peuple nouveau que le nouveau savoir décuple confirme l'idée cryptée au départ, à savoir que la France est une mosaïque, inscrite dans un cadre plasmatique incontournable, made in China. Le monde n'est pas parfait. Au moment d'en finir, nous nous avisons que nous avons manqué à définir ce qu'est être réactionnaire. Disons, sans dire que c'est là le dernier mot, un homme qui fait de Waterloo, une victoire. Comme une identité méritoire qui concilie vive le son! Vive le son! avec le récit plus que millénaire, définitif, des amours de Clovis et Vercingétorix, ce qui déclenche ce réflexe de modernité: vice clos veut être vert et singe rhétorique. S'y exprime l'idée de concorde: quelque chose, vite! En réaction.

Par valentini
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 14:57
Pur regard sur de faux désaccords

Débatteurs et précepteurs de France, encore un effort! Se montrer sans culottes n'horrifie plus personne. Même les pisse-vinaigres de « laissez-les-vivre » s'y sont mis, mais au lieu de balader un plâtre virginal sous un ciel irlandais, c'est un foetus plus nu qu'une grenouille qu'ils jettent à la face du "philozoophile" de Vincennes, pour cause de matérialisme français. La Vie, cette engeance-là, puritaine, la voit, comme son cousin germain libéral, brute de décoffrage. Mais si couper une tête commande, autant qu'un cordon, d'être nature, cela ne peut s'opérer sans franche rupture, avec la société civile qui, elle, l'histoire le montre, en change comme de chemise. Reste, en effet, au pire, comme disent les meilleurs d'entre nous, la ressource d'une frappe étatique, dès lors que la mayonnaise électorale n'accouche pas d'une solution potable, et tant pis pour l'éthique et l'esthétique! Mais revenons à l'actualité toute bête, pure, qui jouit, semblet-il, de l'énorme pouvoir de voir le travers des choses et d'en sentir aussi bien l'odeur que le parfum, émanant de ses étranges grilles de lectures.

La récente bulle médiatique autour d'une pillule comportementale, format ministre, le confirme: sur un plan intellectuel, le coeur de la France est en forme d'île oubliée et peuplée de pingouins surréalistes, sorte de semblants d'hommes. Nul doute que cet appendice, dont personne, c'est clair, n'a le monopole, est un pôle, au même titre que, miracle de technologie vert-armée, le cadavre harnaché de tuyaux et sur le point de rendre son âme à la démocratie. C'est elle, au fond, qui, par métempsychose, la fait homme. Sinon quelle eau miraculeuse l'eût animé! Car pas un mot, chez plus-que-France-plus, consacré à l'essentiel: à savoir que le soi-disant « jeune musulman », ex-jeune des banlieues, doit, pour décrocher un « job », se plier, comme à l'entrée d'une mosquée, à cette consigne, à gueule de vigile, « tenue correcte exigée », c'est-à-dire obtempérer aux règles non écrites qui président à la concurrence de tous contre tous et donc à l'enrichissement de la société française, c'est-à-dire d'une minorité, sinon bye! Bye! Bouffon! Pour manger, va chercher tes coupons!

Trouver du travail, travailler, aujourd'hui, ne suffit plus, se prosterner à l'orientale devant le patron est requis. Histoire de montrer qu'on a l'esprit d'entreprise, tel l'esclave à patte blanche, vivement invité, après baptême, à voir Rome d'un autre oeil. Tout à coup, on ne naît plus romain, on le devient, virtuellement, il va sans dire. Mais au lieu de dénoncer cet exemple édifiant de discrimination positive, illustrée à merveille par le tutoiement et l'épouillage, lors d'une banale garde à vue, modeste façon de manifester son goût pour une justice hasardeuse, discrimination, rappelons-le au passage, indispensable à toutes formes de sociétés traditionnelles où agir pour sa propre conservation prend immanquablement la forme d'un privilège, la liberté, y étant stricto sensu naturelle, c'est-à-dire post-mortem, ce qui implique effectivement un héritage de longue durée, la mare médiatique, fées, crapauds, canards, contre la casquette étatique de traviole, a immédiatement enfourché la cavalerie marine du racisme, de l'islamophobie et autres billevesées idéologiques qui tue l'esprit public, si jamais il existe autrement que sous sa pâle incarnation présidentielle. Plumage et ramage sont donc bien, en France, les mamelles de la plateforme médiatique et ce bestiaire forcément précapitaliste n'a fatalement que faire de la sacrosainte trinité républicaine: liberté, égalité, fraternité. Ramper, battre des ailes, hurler, voilà sa manière d'être otage de l'imbécillité d'époque. Chouette communauté de destin!

Mais ce théâtre de boulevard underground uniquement tourné vers la peau-de-chagrin du jour, vessies, bourkas, casquettes, n'est pas le fait du hasard. Il a tout du commerce triangulaire équitable entre le tout et le rien où l'égalité est vue comme un ensemble vide dans lequel fourrer pêlemêle toutes les différences, et dans tous les sens, l'habituel petit jeu à somme nulle des libertés individuelles, comme si cet amas inconsistant d'amours-propres pouvait avoir pour résultat de ne pas reproduire à l'infini la division sociale et le laissé-pour-compte. Le monstre froid, c'est-à-dire l'état capitaliste lui-même et pas seulement ses petits, moyens et grands commis que la dernière bousculade électorale a porté sur le devant de la scène, à grands coups de zim boum boum médiatiques, n'en n'est pas entamé d'un poil; et tous les docteurs schnocks français, socialistes et libéraux plus ou moins merdiques et verdoyants, qui, eux, ne le haïssent que comme il faut, de faire montre de civilisation. Si on ramène cette chose-là à de la religion, alors, évidemment, oui! On peut parler d'héritage culturel, c'est-à-dire de dressage de la sauvagerie, à coups d'habits neufs et de jargon de comédie. Voilà comment aujourd'hui, en France, on fait, d'une casquette l'autre, concrètement ses adieux au roman national. Mais après tout, la fable convient mieux au despotisme soft de la discrimination positive, c'est-à-dire de la divisions sociale rabaissée au niveau de l'infrasocial le plus insipide: l'individualisme. La porte est grand-ouverte à une nouvelle révolution culturelle. Allez! Tous ensemble, les bras au ciel, soyez des anges! L'accès au paradis suppose tout de même quelque indulgence: le droit de faire le guignol si, et seulement si, le poids social de l'impétrant est légèrement supérieur à celui de ses roupignolles. Et comme cette fable est en France:

Pour tourner ta casquette,
à gauche, à droite, derrière,
des tunes i' faut que t'en pètes,
sinon, ta patrie est sous terre!

Prolétaires, il est temps de se débarrasser de toutes nos peaux d'ânes!
Par valentini
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