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Mercredi 28 octobre 2009

 

1. Le Français, l'état français et le train français des réformes



Le Français développe ses propres inquiétudes, bien sûr mécaniquement supérieures aux angoisses des grues de rang inférieur, mais cette chose au sujet de lui-même, ce dépôt provisoire de bilan, est pour mieux rebondir et retomber sur lui-même. Sorte de « Marie-Antoinette » survoltée que l'action démange jusqu'au sang, il tente de répondre à la question tronquée qu'il se pose, via le miroir médiatique, son vadémécum: s'il n'est, ni au-dessus, ni au-dessous, pas comme les autres, comme il le dit, c'est qu'il est, tout bêtement, comme personne, c'est-à-dire égal à lui-même. Une fois cette omniprésence à soi, reconnue au titre de suprême identité, valant droit de séjour, aussitôt mis à l'abri du monde qui complote en permanence contre sa propre substance, le triste con, le problème est d'articuler la chose, comme l'oiseau triple, son saint-guano, en enrichissant les mots d'un sens nouveau ou plus exactement charnel, ce qui leur confère, ipso facto, leur bâton de maréchal et donc, ainsi synthétisés, ils créent un ciel appointé où se répandre sans considération, malheur aux vaincus, des dégâts collatéraux occasionnés. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet réformé à vitesse grand V, qui montre surtout comment faire signe, avec une effronterie, à la fois bornée et sans limite, si montrer son cul est signe de quelque chose de bon, de vrai et de beau, un détour par le Mal, socialement désincarné, à force de jargon, s'impose.


Le totalitarisme, en effet, dont les élites se constituent, de façon écrasante, à partir de ces classes dites moyennes, dont le contenu, en fait, peut être réduit à un ensemble hétéroclite de catégories socioprofessionnelles, mais qui, sur le terrain, comme on dit, en tant que conducteurs obligés des flux de l'économie politique, sont l'objet d'une intense action psychologique, cette fois au titre confortable de trône de l'actuelle chienlit étatique, historiquement chiée en 40, par le capitalisme français, confronté à la peur existentielle de sa disparition, par bonheur, d'autres, bénéficiant de sa part, d'une procuration expresse, l'ont fait à sa place, le totalitarisme donc, puisque le mot existe, donnons-lui un sens afin qu'il échappe à son inconsistance culturelle, a légué aux états contemporains, la volonté démiurgique de fabriquer du peuple sur commande et sur mesure.

Cette réapparition programmée du sujet, appelé-là à faire l'extra, contrevient certes aux gribouillages prescriptifs de la philosophie postmoderne qui ne rate jamais une occasion de manifester son horreur d'être socialement sujette à caution, tout en ayant l'habileté retorse de se faire appeler Arthur, c'est qu'elle est, elle insiste, il ne faudrait pas l'oublier, essentiellement une victime, sauf qu'à l'évidence, le totalitarisme, ce non-lieu étatique des états modernes, par lesquels tout sujet s'enflamme mi-métaphoriquement, pour mieux revenir en lui-même, chouette! une coquille vide, lui a donné une occasion en or d'échapper au fardeau organique d'une volonté propre; ce qui nous ramène à cette idée brumeuse du lien français spécifique à la terre de France qui pourrait être le sujet d'une fable intitulée: la queue du grand méchant loup matérialiste. Celle-là même, oui, tirée par monsieur Charles Peguy qui a ainsi nourri la terre de France, mais aucune femme. Au moins, il aura échappé à la petite vertu, contrairement à monsieur Nietzsche, dont on dit qu'il a rampé dans la boue allemande, le mauvais côté du Rhin. A quoi tient une réputation!


Le train français des réformes, en fait un convoi, sous bonne escorte, de marchandises, qui est, comme il se doit aujourd'hui, en forme de politiques économiques, si enivrées cependant de liberté fraîchement déterrée, qu'on doit, on va y venir, pour en masquer l'odeur pestilentielle, les barder d'aulx et d'aromates philosophiques, convoi de plus dont le tandem présidentiel qui le tracte est essentiellement occupé à trouver le combustible financier et budgétaire, s'il veut aller au bout de son propre runaway train, ce train, donc, hors du commun est présenté comme produit par le tunnel de la nécessité inhérente au monde tel qu'il est; ce qui, pour paraître nécessairement incroyable, est, en un mouvement contraire, tout à fait exact! A condition d'ajouter que cette nécessité est si véloce qu'en la prenant, il convient de prendre garde à la marche. L'économie capitaliste, en effet, est loin, comme le nuage de Tchernobyl, d'attendre l'arme au pied, un visa, que le gouvernement français, drapé dans sa farouche dignité, lui a obstinément refusé. S'il n'en a pas perçu immédiatement le côté positif qui normalement, au-delà de tout iceberg totalitaire, émerge quoiqu'il arrive, c'est sans doute qu'à l'époque, le temps n'était pas assez mûr pour que l'état manifestât une volonté de recréation du peuple français, à nouveau tiré, comme il se doit, en 2007, des mêmes mauvaises eaux, totalement catastrophiques dont une voix radiophonique disait:


vous étonnerai-je en vous disant que jamais, dans l'histoire de la France, l'État n'a été plus asservi qu'au cours des vingt dernières années (discours du maréchal Pétain, le 11 octobre 1940, à propos de l'ordre nouveau).


Voilà qui explique, mais seulement en surface, au niveau de l'étoffe dont sont faits les actuels héraults de l'économie politique, comment on en vient à forger un bouclier fiscal de secours. Sait-on jamais, mieux vaut anticiper, des fois que l'histoire se répète. C'est le moment de dire quelles gueules bariolées se cachent derrière ce bouclier. Et dire en quoi ces paillasses à gueules tragiques ont un urgent besoin de réanimer l'armure modernisée de la révolution nationale où loger un fantôme de peuple que le capitalisme mondial et son agent français ont plus qu'embastillé, désintégré. 


(à suivre)






 

 

 

 

Par valentini - Publié dans : économie politique
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Mercredi 14 octobre 2009


 

 

Pendant qu'aux USA, le fruit d'un étrange pragmatisme, probablement une sorte de citrouille géante, qui a pour propriété de libérer les hommes de tout lien avec eux-mêmes, on se loue d'avoir élu un non-blanc, pour reprendre une catégorie hors-catégorie de la pensée mondiale dont la mémoire est aussi plate que l'eau du même nom et qui, sous le manteau d'une mansuétude infinie, finit par nier ce qui, en fait, n'a jamais eu la moindre existence, tout en étant, bien entendu, une réalité créée par ses soins pour répondre à des intérêts qui ne sont immatériels qu'au travers des mots de peuple et de nation, la France occupée à travailler et qui s'en fait une gloire, tous les 14 juillet, elle entre à nouveau dans l'histoire, comme un coucou à midi, à minuit, en fanfare, y ajoutant, voilà qui ne mange pas de pain, les riches heures, et troubles et obscures, de l'esclavage, du front national résistant et d'entreprise de destruction des juifs qui sont autant de médailles cousues sur ses habits providentiels toujours neufs, la France qui hait la révolution française, ce coupe-gorge, et se glorifie de Révolution nationale, rebaptisée Réforme, sa nouvelle éthique, la France qui a un faible pour l'état français, elle ne le hait point, et se méfie un peu, beaucoup, passionnément de la devise républicaine, liberté, égalité, fraternité, cette France-là, des basses-oeuvres et des Hauts-de-Seine, cyclothymique, antijuive hier, aujourd'hui européenne, qui a fait de son gouvernement, une sous-présidence à la mexicaine, n'oublie pas, en aucun cas, ses propres enfants et leur avenir préparé de longue main, avec un soin aussi maniaque qu'extrême. Pas question de les mettre dans le même sac que la racaille de banlieue et autres dépistés délinquants. Il y a longtemps, en France, qu'on sait que la science n'est pas faite pour les chiens.


Aussi, sans attendre demain dont personne ne sait de quoi il sera fait, excepté le voyant rouge de service qui anticipe au quotidien tout le malheur possible, éclairé par le passé qui lui sert de boule de cristal et assis sur deux fesses, droite et gauche, claquant comme deux cymbales, annonçant l'avenir le plus clinquant, cette France-là, supérieure, haut et bas confondus en une même gravité qui est la loi incarnée ou plutôt dont la loi est l'esprit à la lettre, transmet à ses enfants, les siens, ses valeurs, c'est-à-dire, outre l'art de tromper son monde au jour le jour, en faisant de sa liberté, une nécessité qui s'impose à tous, l'ensemble de ses comptes côtés en bourse et mis à l'abri, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, ces caïmans européens dont la gueule est plus acérée que le cerbère de Bercy qui danse, devant clearstream, l'air ailleurs, venu d'ailleurs. A cette accumulation séculaire, sur le dos de groupes humains dont l'histoire a dit le nom, avant la mémoire à géométrie nationale, versant des larmes, tous ensemble, au bon moment, elle ajoute les postes à but non lucratif, en tant qu'ils sont publics. Les arrangements internes qui en découlent, étant affaires privées et, ce bonheur, n'arrivant jamais seul, sanctionnées par la légitimité démocratique. Car, et c'est la nouvelle du jour, grande, grosse et grasse, le suffrage universel n'est pas le vecteur d'intérêts particuliers sur le terrain institutionnel et politique, c'est un examen de passage pour les nouveaux bacheliers du capitalisme. La présidence française est donc le lycée français par excellence et sa sous-présidence gouvernementale, un pôle-emploi d'un nouveau type. Vive les enfants de président! Vive la France-là occupée à travailler à son avenir! Tout le monde aura compris maintenant que l'avenir de nos enfants est la formule générale de cette France-là, populaire, présidentielle et provinciale, qui désigne le gouvernement français, un simple synonyme de président et qui met en oeuvre des décisions prises par les conseils d'administration des classes et grands groupes capitalistes. Tout le monde aussi devrait savoir que cette France-là d'actionnaires difficiles à apaiser n'oublie jamais de défendre ses propres intérêts et, mutatis mutandis, ses propres enfants dont l'avenir s'inscrit dans chaque mesure prise au jour le jour et qui ôte aux prolétaires et à leurs enfants le pain de la bouche.

Par valentini - Publié dans : 1847
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Samedi 10 octobre 2009

 



Comme la flambante omelette norvégienne, le prix Nobel combine le chaud et le froid. De quoi philosopher autour d'un verre de bière, jusqu'à la fin de l'hiver nucléaire. Car c'est ainsi à présent qu'on continue à exister autrement, en regardant ce qu'il y a à voir, notamment dans le monde audiovisuel. L'idiot médiatique l'a bien compris qui croit savoir que ce Nobel-là risque d'être interprété par le peuple le plus versatile de la planète, le peuple américain, comme une ingérence dans ses affaires intérieures. « Intérieur » doué, comme chacun sait, d'une forte élasticité, surtout à l'heure de sa reproductibilité technique. Et notre idiot des services de poursuivre, dans le même élan, sa noire interrogation, en faisant comparaître à la barre, un parti ultra conservateur, autrement dit ultra américain, qui craint qu'on en vienne à « émasculer » l'Amérique. Peut-être l'illustration de ce qu'il entend par affaires intérieures ou une façon nouvelle de voir, à la fois ardente et crue, la très obscure et controversée american way of life. A l'évidence, au-delà de toute interprétation forcément stérile, en pareil cas, il y a, pour ce ci-devant parti ré-vo-lu-tion-naire, manifestement contre, foutrement pire que se faire enculer: l'impossibilité de transmettre la vie et ses valeurs. Dommage que le parti en question ignore le côté positif de ce crime de lèse-majesté. Si l'Amérique, en effet, était émasculé (sans e, grammaticalement juste, mais erroné sur un plan sémantique), les Américains poussés, depuis un siècle, par leur propre puissance, à chanter et danser une sorte de gigue, le célèbre stop and go politico-économique, saisiraient alors tout le sel d'une telle ablation logique. Et du coup, « l'Amérique », qui est toujours déjà demain, une société capable de ressentir, au plus profond d'elle-même, son propre dépassement, pourrait enfin jouir de la liberté, au lieu de l'avoir sans cesse, comme un fardeau, à la bouche.

Si ce morceau transparent de vie, 100 % américain, au sens moderne mondial, exprime une vision au goût sauvage (de cerise) aussi originelle qu'originale, qui sert aussi d'aura rafraîchissante aux illuminés des classes capitalistes, la vérité ordinaire, par contraste, apparaît fatalement sous un jour plus plat et terne. En effet, le comité du prix Nobel, en sanctifiant le nouveau président américain pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples, n'a fait que manifester un préjugé tout à fait trivial et courant: le désir de paix comme valeur suprême de la politique américaine. Ce préjugé est en tout point conforme au réalisme médiatique, attentif à caresser l'opinion moyenne, dès qu'un changement orchestré par ses soins acquiert la qualité d'historique. Ça était le cas de la chute de Saddam Hussein, contrairement à celle du chah d'Iran, vécue, il y a chute et chute, comme une catastrophe! De même le nouveau président américain, extraordinairement perçu comme étant de couleur, incroyable, ce qui a un sens relativement à l'histoire des USA, tombe dans la catégorie historique. A voté! La preuve que le chemin de la rédemption est ou n'est pas, c'est selon, un chemin semé de millions de croix. La naïveté à ce niveau-là est la forme qu'acquiert la raison lorsqu'elle ruse avec elle-même et s'arme de méga-bonne volonté, pour affirmer, à rebours de toute la pratique antérieure, que l'équilibre de la terreur trouve sa limite dans la production d'armes nucléaires. Notamment par l'Iran. Mais pourquoi l'Iran? Parce que pour réaliser un monde sans armes nucléaires, il faut bien commencer quelque part. Et alors pourquoi pas l'Iran? Ça paraît en effet plus réaliste que de désarmer l'Amérique. Le problème cependant est que les efforts extraordinaires de l'actuelle présidence américaine, notamment en direction du « monde musulman », comme en Irak et en Afghanistan, ressemblent furieusement à la diplomatie américaine, traditionnelle: si tu veux la paix, fais la guerre! Très locale et kitsch, la nouvelle couleur américaine. Mais, en aucun cas, neuve.































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Par valentini - Publié dans : actualités providentielles
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Mercredi 8 juillet 2009

 

 


Le capitalisme médiatique, une masse multicolore de journalistes à visage humain et libres en leur for intérieur, a le goût étrange et un tantinet suranné des messes planétaires. Mais c'est à l'occasion des requiems qu'il donne à voir ce qui en lui fonde le meilleur de lui-même: la mort. Une chose incontestablement qui unit tous les hommes et les rapprochent ainsi des animaux, notamment de ceux supérieurs, à face d'homme, à la tête du monde actuel. Naturellement, c'est spontanément et en son âme et conscience que chaque journaliste a librement décidé de rendre hommage à Sa Majesté Pop de la Pop, dont le nom -jouons au jeu de la réalité médiatique, du genre serial pursuit- était le nom du septième président des États-Unis, élu en, tiens! 1829. Et cette spontanéité, redoutable par sa capacité à se mettre en scène, débordant de son cadre mental immédiat, s'est réincarnée, par l'akbar des hasards, en une ferveur collective, quasi religieuse, qui a pour vocation de plier la liberté aux dimensions du monde réel, c'est-à-dire, dans le cas des mass-médias, aux différents supports qui les manifestent. A chacun son écueil!


Et le hasard, le vrai, une fois de plus, a bien fait les choses, car ce requiem planétaire, dressé in extremis à l'intention d'un divin musicien qui l'avait inscrit dans son corps de son vivant, est justement pour un être plat. Aussi plat qu'un dollar. Pour être quelqu'un, un nom, si tu es un homme, n'être personne, voilà le secret de la valeur capitaliste et de son moment suprême: devenir un agent standard de l'accumulation du capital. Cette fonction ouvre la porte de tous les possibles, éthique et esthétique compris. Sauf s'empêcher de pisser-chier qui est, selon la bonne volonté capitaliste à l'égard du genre humain, le seul besoin irréfragable. Sa Grâce Pop de la Pop avait d'ailleurs voulu incarner cette valeur et avait fini par ressembler à un poupon grotesque. Sans sexe, sans âge, sans couleur, quelque chose lamentable. Il avait fait de son humanité, un disneyland personnel, dont il était l'idole, un pantin parmi les pantins. Mais un pantin, à la façon de Peau d'âne, qui chiait de l'or et c'est là que le bandit-manchot médiatique intervient pour corriger le hasard, en prêchant la nécessité de l'amour (capitaliste) du prochain. Contre la haine! La preuve physico-théologique d'un monde divisé en classes sociales.

 

 

Par valentini - Publié dans : les shorts
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Vendredi 26 juin 2009

 

 

 

C'est sans surprise, mais en grandes pompes, comme en 40, que the french lover qui entretient un rapport universel avec tous les Français, a annoncé, devant les chambres, son désir de continuer le combat. Sinon on s'en sortira pas, on plongera! L'océan des chiffres confirme d'ailleurs un climat potentiellement catastrophique. Heureusement, arrive un nouveau gouvernement de maîtres-nageurs qui sait l'importance d'activer les bras. Ce savoir-mouliner est historique, comme chacun sait. Il permet de continuer à flotter par temps de crise. Et pour flotter, ça flotte! Des cordes, des grosses. La Réforme est plus que jamais de rigueur. Elle promène son popotin charmeur, d'Amsterdam à Varsovie, équipée d'un joli parapluie étoilé bleu, des Vosges. Ce n'est pas parce que cette forme d'austérité amiable, à l'irlandaise, un miracle européen imposé à d'autres, quelqu'un doit payer, a partout pris l'eau qu'il faut changer de patron, au contraire! Les patrons sauvés par la bouée, moi! Moi! Moi! institutionnelle, à grosses miches, en redemandent et avec eux les classes capitalistes de France et du modem. Pas d'impôts, donc. Surtout pas. Ce serait filer droit, vers une France sans prolétaires. Et pas de panique non plus. Le prix du baril remonte et avec lui la manne du prélèvement étatique, pétrolier. La sécurité routière peut mieux faire et d'avantage qui redouble le civisme en civisme à l'égard des finances de l'état, le méchant! Par conséquent, le bon aussi. Et un peu le truand, comme ça, ça fait une trilogie. Aider les ci-toyens qui travaillent, à toute vitesse, à une voie nouvelle, punir les mauvais qui roulent plus vite que la normale. Au moins, le modèle 45 de croissance industrielle du nombre de tués sur la route a trouvé le moyen de faire amende honorable. Ce n'est pas le cas du trou commercialo-pharmaceutique de la sécu, toujours alimenté par la manie dépressive et cela, malgré les efforts titanesques des docteurs en vasectomie socialement ciblée. Ils n'ont pas assez serré les cordons de la bourse qui gonfle le panier de la ménagère. Tiens! On va faire campagne sur les battues! Humour rital de bon aloi, noir, comme il se doit. Mais le gouvernement moutonnier des classes capitalistes de France, que the French poker tire toujours au bon moment, de ses manches, se prépare à décrocher le pompon de la retraite, bagatelles! Mais surtout à rafler tout ce qui peut l'être encore. Salauds de prolétaires qui deviennent plus vieux! On va leur apprendre à vivre à ces catins de dortoir en phase terminale! Si! Si! Les jeux de mots sont aussi de rigueur, mais gratuits. Comme ça tout le monde peut plaisanter. C'est démocratique quelque part. D'autant que l'allongement structurel de l'âge de la retraite va faire tout son possible pour que tout soit pour le mieux. Le Français paiera! Logique! Depuis 45, il a vécu sur le pays et il s'en est mis plein les poches. C'est pas tous les jours qu'on en a un sous la main, de boche, pour boire un coup à la santé du développement prévisible. Quelque chose au final, dans ce galimatias grand cru, est quand même prévue pour faire face à cette crise imprévisible. Une de plus, en fait! Ce manque de mémoire historique est sans doute l'effet d'une absorption massive de poisson d'avril qui contient tout ce qu'on veut, notamment des farces présidentielles et attrape-nigauds médiatiques, pour détourner l'attention des roulés effectivement dans la farine, sauf du phosphore. On laisse ça aux peuples sans mémoire. Multiplier les lois à enrichir, c'est facile, et pis ça coûte rien aux classes capitalistes, au contraire. Derrière la paraphrase infinie à propos de l'égalité-liberté, le sordide de décisions politiques qui font rendre gorge, chaque jour un peu plus, à la masse de la population et escroquent le peu de bien-être obtenu, non sans luttes, depuis 45. Un modèle qu'a foiré, comme dit l'autre. Sournois. Sans préciser qu'il fut un modèle capitaliste de développement parmi d'autres et déjà post-quelque chose. Qu'à cela ne tienne! N'y pensons plus! Tournons la page! Inventons-en un autre qui ne prendra pas l'avenir en otage! Paroles d'otages capitalistes, prisonniers de leur propre système qui enseignent comment y nager depuis le bord, le leur! Au chaud. Au sec. Et déjà en train de sabrer à la russe, la victoire. Mais arrive une nouvelle combinaison sur le marché, elle va donner des ailes aux prolétaires. Génial! Les classes capitalistes vont pouvoir ajouter à la pêche aux voix, la chasse aux inutiles. Chez eux la tradition est une seconde nature et avoir l'air naturel, en toutes circonstances, une tradition bien ancrée. Dialoguer avec un mur, nein! Danke!

Par valentini - Publié dans : actualités providentielles
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