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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 12:07

 

 Voici un fait remarquable ! La droite hygiénique a tellement peur pour ses acquis et privilèges, -son mode de vie, son avenir, non ! N'exagérons pas, nous n'en sommes pas encore là-, qu'elle en chie par la tête. C'est une peur supérieure qui se présente sous forme de pages plus ou moins héroïques : Jeanne d'Arc, Jean Moulin, Éric Woerth. Toutes les civilisations ont leurs martyrs. Et tous les journaux, leurs faits divers. La droite française est donc le souffre-douleur noble de tous ceux qui n'aiment pas la France. Cependant, ce magma volubile et inconsistant, en s'agrippant, ici, à la terre qui le nourrit, à la différence du nouveau peuple élu qui fuit la pyramide du Louvre, pour la Lorraine moderne, qui étend de la Belgique à la Suisse, via la république de Clearstream, deux bras maternels, montrant quel coeur l'anime, ne démontre-t-il pas la vérité de la droite qui est la France grandeur nature ? Même la racaille qui a peur pour ses sous ne peut se passer d'elle. Cette bonne image d'elle-même semble lui avoir échappée. Pourquoi ? Eh bien justement parce qu'elle a de la merde dans les yeux, le nez, la bouche et les oreilles ! Cette merde, évidemment, c'est la faute aux immigrés, d'abord ! Ex-aequo aux chômeurs ! Et, en troisième position, comme, de bien entendu, au grand-méchant Mou !

 

 

Mais les-Français, et donc la droite, toute la droite, rien que la droite et, au fond, la droite seule, ne sont pas seulement larges d'esprit, exprimant leur valeureux désir d'être exploitée à l'Allemande, plutôt que vivre, par procuration, en esclaves socialistes, ils sont également tatillons. Ils tiennent à empiler leur valeurs. L'âne laïc, d'abord, au bas de l'échelle, le chien du Seigneur, ensuite, au-dessous du gros-matou d'état-major et enfin au-dessus de la pile, couleur gyrophare, leur président, un coq ! La fable aussi est un élément originel de la culture européenne. Déjà Ésope rapportait les travers du despotisme. Les-Français ont, en effet, la merveilleuse faculté d'attribuer aux autres leurs propres défauts, dont ils s'estiment indemnes, depuis qu'ils les ont exportés, en Asie et en Afrique, sous un bel emballage glacé, portant en filigrane la devise dévaluée Liberté-Égalité.

N'en parlons plus ! C'est vrai ! Pourquoi célébrer les esclaves haïtiens en lutte, qui chantaient, contre la France et son armée, la Marseillaise ! La droite préfère mettre au premier plan le côté positif du colonialisme et de l'esclavage : se faire exploiter par la « civilisation française », venue ajouter Sophocle au knout, c'est tout de même autre chose!Et d'en rajouter une louche post-moderne : que savaient les peuples colonisés de la démocratie grecque, avant d'être libérés, par le colonialisme, de leurs préjugés coloniaux ? N'ont-ils pas, derechef, montré leur infériorité culturelle, en ne se choisissant pas pour chef, une femme ! Jeanne d'Arc, par exemple !

 

Cette raison claironnante raisonne si fort qu'elle oblige à se poser la question que voici : la police, en France, est-elle une philosophie ? Cela dépend des circonstances. C'est donc une réal-philosophie. Si elle se présente, sur un plateau télé, en forme de corporations synergiques, ayant incorporé la forme syndicale, c'est-à-dire en tant qu'agent de la force publique, invité à dire toute la vérité sur lui-même, alors là, non ! Pas du tout ! La police ne blablate pas, à l'instar des coupeurs de joints in-folio. Elle agit et ne peut que restituer une vérité sauvée du long fleuve sauvage des banlieues. Une sorte de Rhin germanique pré-chrétien. Le Rhin, en effet, en tant que source spirituelle, a de multiples affluents, pas tous bénéfiques. Et donc il déborde la simple géographie, grâce à la logique de l'identité et se déplace à son gré. Inondant, un jour, la patrie du merveilleux géorgien, menaçant, un autre, l'état plusieurs fois millénaire israélien. C'est comme ça. Ça ne s'explique pas. Ça se vit.

Si maintenant, cette police se présente, en tant que ministre de l'identité, elle devient ipso facto, in partibus infidelium, montrant ainsi sa capacité à étendre son propre domaine au-delà de l'humble commissariat et de son propre bureau, meublé à l'ancienne, orné de drapeaux et d'un grand tapis rouge, le tout offert à l'admiration du public, lors des journées du patrimoine, et, par là, à épouser ses origines chrétiennes, comme fait aussi le lobby pharmaceutique qui emploie un vocabulaire de même nature, en arguant de raisons similaires : soigner, calmer, se concentrer sur la vraie vie. Mais épouser ses origines, par la langue seule, pourrait paraître formel. Aussi y aller au corps-à-corps, à la hussarde, rend la chose plus vraie et vivante, et complète le panorama électoral qui, sans cela, resterait infécond. Et alors la messe, soustraite à cette communion, de l'espèce la plus populaire, serait ratée. Faire de la bible, un polar, est apparemment la manière toute trouvée pour faire de la France, un nouveau monde, en même temps éternel.

 

Que la police se borne à faire la police, ce serait évidemment une exigence insupportable, dans un pays où s'identifier à l'autre est une obligation de nature quasi contractuelle ! Qui refuserait de se mettre à la place des riches, les pauvres, la vie est dure pour eux aussi ! D'intégrer les problèmes de l'entreprise et du monde patronal, luttant contre le marché. De se substituer aux victimes, une seconde, car qui n'expérimente pas, dans sa chair, en esprit, la barbarie, n'a pas le droit à la parole. Qu'il aille se coucher sous la tente, dans le terrain vague d'à-côté! Arrêtons là, la ronde de l'identité développée à l'infini, selon l'identité identitaire dont le principe se résume au droit du plus fort à dire le monde. Le reste n'est que rumeurs et commentaires. De la merde, quoi ! Comme si l'instituteur devait se faire confesseur, le pape, maréchal, le maréchal, docteur humanitaire et le président, philosophe. Refaire le monde, lutter contre les ondes négatives, en déplacer le point d'appui en permanence, le coude sur le comptoir, tout est là.

Mais que fait le Grand-méchant Mou ? Il tonne contre le miroir aux provocations car, au fond, seule son image l'intéresse. Pour le reste, lui aussi épouse la vérité triviale de son adversaire : vise un peu nos-femmes ! Simplement sa défense de la nudité française, tout-courage-vérité, se couvre du vieux manteau, en forme de grosse feuille de vigne, des principes républicains. La volonté touristique de faire la police en Tunisie, les dépenses publiques pour la faire en Libye et toutes les autres démonstrations mécaniquement supérieures, en Nouvelle-Calédonie, en Afghanistan ou en Côte d'Ivoire, par l'envoi d'une pléthore de fonctionnaires, n'y a-t-il pas là de multiples occasions de s'opposer concrètement au discours sauvage de cette réal-philosophie, plutôt que se faire les porteurs de panneaux de valeurs, constamment trahis en pratique, sous couvert de solidarité nationale communautaire dont les intérêts sont constitutifs de l'état qu'elle vilipende, pour rire ?

Et donc, autre question qui découle de la première, en quoi défendre les droits de l'homme musulman serait inférieur à la défense des droits de l'homme tout court ? Les communautés nationales ne sont-elles pas toutes privées ? Privées des lumières de la raison. La vie est si complexe. Tout n'est pas montrable, quand même ! Sauf à préparer l'opinion publique à quelque mauvais coup sur la scène internationale et à dire aux Français d'origine non-européenne : taisez-vous et estimez-vous heureux d'être ici, pendant que dans le même temps, la droite brandit comme des trophées quelques spécimens qui prouvent par leurs réussite, quoi : eh bien la supériorité évoquée ! Le fait que ces gens-là l'ont reconnu, quelque part, en faisant des Français, le peuple élu, pardi ! Si ça, ce n'est pas de la bonne et grosse police, qu'est-ce ? Une pensée préventive ?

 


 

 

 

 

Par valentini
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 13:49



La Sainte-Alliance des amis d'Israël, -Aïe ! Aïe ! Aïe !- et de la paix, sur la terre comme au ciel, que les marchés ont mis en déroute, les prenant à la bolchévik, par tous les bouts à la fois, veulent stopper IRAN, dans sa persévérance à se doter de l'arme nucléaire. Ce que l'état iranien, -Hi ! Han !- nie évidemment de toutes ses forces. N'oeuvre-t-il pas, comme Louis-le-pieux, à libérer la terre sainte des infidèles ? (ce vocabulaire radical s'obtient, couché dans la boue, en mâchant des racines). Qui ne voit que l'état en question lui aussi aime les roses. Et d'ailleurs s'il en avait le loisir, il en peindrait le dimanche. Ses buts sont pacifiques. Il ne désire rien de moins que le bonheur de son peuple. Il travaille à son bien-être et lui prodigue force câlins et autres gâteries économiques, à l'image de la communauté internationale qu'il ne hait point, au final. Voilà le rêve immuable de tout état moderne, y compris en période prénatale : acquérir le maximum de puissance dont la limite se définit au fur et à mesure des avancées du progrès et simultanément hors de l'espace et du temps, puisqu'au fond ce rêve est religion ! Simplement, en Iran, il est interdit d'afficher le Guide du guide, vu que les mouches pourraient chier dessus. Vu d'ici, cette manière de voir, curieusement, devient l'enjeu intellectuel majeur de notre époque. L'esprit libéral ne va quand même pas s'en laisser conter par l'intégrisme religieux.

Le prolétariat, dans la mesure où il a la volonté de prendre soin de lui, sans attendre qu'une grande catastrophe l'y autorise, se sépare du bon droit des gouvernements qui trouvent toujours une bonne raison d'agir, comme ils le font. Messieurs les intellectuels organiques, déployez vos plumes ! Envolez-vous mécaniquement vers les régions supérieures ! Chantez-nous le cantique des cantiques : on nous envie ! On nous en veut ! Cet état sincère, tout de sérénité, vaut pour le bon état qui suit le droit chemin et le mauvais qui mène à rien. Si c'est un pieux mensonge, c'est aussi une vérité universelle, plus connue comme complot international. Et c'est particulièrement vrai pour l'Europe où réfléchir au bien-fondé d'une telle affirmation de soi, que l'histoire la plus récente dément absolument, c'est être doctrinaire. C'est être sous l'emprise de l'intellectuel ennemi. C'est se poser en victime. C'est déclarer son amour aux dictatures exotiques : Corée, Cuba, ces paradis du fisc. Exactement l'alibi des nazis qui entendaient se défendre contre l'Empire du Mal. Si l'économie capitaliste, de l'aveu même de ses hommes de main, enfantins qui disent savoir ce qu'ils font, n'est pas prévisible, car en vérité, -c'est la vie ! Nul ne peut s'y opposer ! Continuons d'enfoncer la porte du despotisme !- les états capitalistes, au contraire, savent, comme les ânes se mouvoir en fonction des ornières. Et s'ils le font c'est que, comme les ânes, ils ont des maîtres qui les guident, tout en leur servant de guide. Ce chemin de la passion, semé de roses, est lui aussi bien connu : il est sur la nationale digue entre le Crime et le Pain.

La trajectoire suivie s'inscrit donc sous le sceau d'une double bonne intention : paix et justice. Justice ! Justice ! Justice ! (en langue usinée : Rustine ! Rustine ! Rustine!). Empêchons le mollah de se doter de l'arme nucléaire et de cracher, dans la soupe mondiale, son César des césars ! Organisons un embargo sur le pétrole pour lui apprendre à carburer comme nous, en respectant ce qui va loin, court vite, vole haut ! (Iran se prend-il pour le moteur de l'histoire ?). C'est un nouvel épisode de l'enquête en vue d'établir la possession d'armes de destruction massive. Photos ! S'il vous plaît ! Là ! Regardez ! Cet homme-là, il y a un quart d'heure n'avait pas de barbe ! Or, le poil, sauf s'il est un trésor, dans les mains de l'actionnaire, met longtemps à pousser. C'est grosso modo, le modèle argumentatif standard qui justifie, cette fois, les rétorsions annoncées à l'encontre du pétrole iranien. Un coup d'épée courageux dans le puits de la vérité. L'Europe se mouille. Elle n'a pas peur de bloquer le fameux détroit du magicien d'Ormuz, comme s'inquiétaient les sirènes-vedettes, à gueules tragiques. Son seul vrai problème semble d'ordre pratique. Car les principes sont, par le peuple et pour le peuple, en tant que sujet-objet de manuels rédigés par les commentateurs de droit constitutionnel, pour tous ceux qui s'octroient le titre merveilleux de citoyen du monde et, de manière plus générale, en tant que pharmacie céleste, pour les maniaques de bonne foi. Comme nous n'appartenons pas à l'ordre des analystes, projetons-nous sur le problème !

La Grèce, l'Italie et l'Espagne, le club med de l'apparent camp nudiste motorisé, dépendent de l'importation du brut des brutes iraniennes. Qu'à cela ne tienne, Étienne ! Mettons en place un système treuils et poulies de compensation du manque à gagner. Ça ! L'Europe sait faire ! Dégager des moyens monétaires du trou fiscal et du vide budgétaire. D'où le concept de miracle économique et du moyen appropriée au but poursuivi : faire la manche. Mais qui va payer ? Si c'est le genre de questions autorisées quand la liberté est en jeu ! Les grands principes ont aussi un côté pratique : faire taire les mauvaises langues. Pur amalgame de misérables commentaires et mesquins, comme on sait, à l'encontre de la noble Action ! Jouons donc, comme elle nous y invite, au boche paiera ! Qui est ce boche, d'abord ? L'état, comme il se doit, arrive en tête de liste. C'est le coupable idéal. N'est-il pas ce criminel qui oblige les bons Français à un exil suisse ou belge, voire londonien. Un coup dur pour la France ! À bas la pompe à phynances ! Comme disent les coupe-Jarry des médias submergés par l'impôt ! L'état, et l'état français plus que tout autre, a donc la capacité à se poser en victime. Pour avoir été , depuis 45, sous l'emprise d'ordonnances terroristes et doctrinaires. Unir la politique et l'économie, à l'évidence, c'est de l'homo-constitutionnalité ! Sauf si ça se passe derrière un gros, un très gros bouclier ! Un bouclier de peuple-fourmi, entonnant l'hymne à la joie, de peur d'être pris au dépourvu que dénonce Le Figaro. Ce terrible myrmidon, en effet, vit, l'estomac dans les talons et du coup marche la tête dans le cul, se plaignant du fait que la cuisine française ne fait plus recette, tu m'étonnes ! Ça donne envie d'être infidèle.

Le qui-va-payer, paraissant relativement insondable, tentons l'avec-quoi-paiera-l'état ? Avec son propre sang, pardi ! Mes frères, pleurons tous ! Frappons-nous la poitrine ! Nous n'avions pas vu que sous son cuir soviétique, l'état avait un coeur libéral charitable de sauveur de salut public ! Les deniers du culte (monétariste, qui transitent par l'étrangleur de Bercy), ne servent pas seulement à nourrir la vermine intellectuelle et sociale ! (deux espèces de communion orgiaque, en un mot comme en cent, communiste). C'est la belle et grande messe, en latin radical, que les moines du bon état, à grand standing, policier et militaire, nous servent, usant de ce slogan sympathique : l'état d'abord ! L'état d'accord ! Ce n'importe quoi mimétique naturellement n'est pas pour rien, mais par frénésie de la dette et ses trésors. Abstraction faite de toute les habituelles contorsions et simagrées,  il semble que le moment vient où se pose la question de l'état. C'est-à-dire de son contenu social réel. Il y a quand même un pilote dans l'avion, non ? Pirouette, cacahuète, c'est le moment idéal, où les libéraux honteux de leurs oeuvres socialisantes, détournent leurs faces de la face de l'Éternel : cachez ce budget qui déborde et que nous ne saurions voir ! L'état ne saurait être ce pauvre banquier tout bancal, l'unique pilier sans lequel au contraire tout péricliterait. Ni le patron qui supporte l'insupportable : tout le poids du péché socialiste de la France. Ni bien sûr cafetiers et hôteliers qui doivent faire face au débordement d'une clientèle avide de nouvelles aventures.

N'approchons-nous pas de l'extrême bord de la rupture où dansent les Petiot et Landru et tous criminels sociaux, synonyme de socialisme, selon la philosophie la plus renversante. Jouant au ping-pong, elle répond aux questions qu'elle se pose, allant sans mal, d'un camp, l'autre, le livre des comptes ronds, à portée de main. Derechef, le miracle. Comme une remise à zéro. Poser la question normalement c'est y répondre. En même temps, c'est vrai, comment répondre de manière simple et précise à une question aussi complexe : qui paiera l'embargo sur le pétrole iranien ? D'aucuns diront que le point de vue que nous développons fait beaucoup, à l'inverse du pragmatisme américain, de bruit pour rien. Nous n'osions pas le dire. Nous voilà rassurés. Nous ne dépassons donc pas les limites de l'objectivité journalistique, toute bête, en outrepassant nos droits à la simple raison, dans tout ce que nous rapportons à propos de l'Europe ! C'est un gros, très gros moteur, qui suce, suspendu dans un hangar géant. Quand ça souffle fort, il tangue. Les mouches, en tout cas, ne peuvent pas lui chier dessus. Ça fait pas mal de bruit. Personne ne s'entend. Ce qui permet, voyons le côté positif, toutes les hypothèses, sauf une : l'intelligence et le pétrole sont-ils organiquement compatibles ? En Europe, à l'évidence, la question ne se pose plus. Il y a plus stimulant : penser la pensée, sachant penser sans pensée. Suprême satisfaction à l'ère de la techno-excitation.

 


Par valentini
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 22:53



Le chargé d'affaires des classes capitalistes, en France, et dernier rejeton de la cinquième république, a tout lieu d'être satisfait des manoeuvres dilatoires des agences de notation à propos de la dégradation de l'économie française. Monsieur 100 000 euros avait promis de réconcilier le capital et le travail. Il a favorisé la rente. C'est effectivement une forme de réconciliation: compter ses sous prend du temps.
Et quoi de mieux qu'une mauvaise note, pour dire aux classes capitalistes qu'on pense très fort à elles. En langage SMS, ça donne quelque chose comme: tout va bien. On coule! Les agences en question exultent: le franco-boche va payer! Soulagement du côté de leurs commanditaires, fonds souverains et de pensions anglo-saxons. Il faut en effet se demander à qui profite le crime?
Rappelons tout d'abord que les agences de notation sont des entreprises privées dont la légitimité démocratique est nulle, puisque c'est là l'argument invoqué pour justifier les politiques successives d'austérité économiques mises en oeuvre depuis trente ans. Ensuite qu'elles sont partie prenante de la crise actuelle et en particulier de la faillite bancaire et de la crise des subprimes, soutenues à coups de triple A.
C'est dire l'imbécillité doctrinaire qui les anime: est bon ce qui enfle les rentes des classes capitalistes et donc les enrichit elles-mêmes par la même occasion. S'ouvre ainsi un nouveau chapitre du droit international où les amis des escrocs à la Madoff se font juges des états sans lesquels ils ne pourraient vivre dans le luxe et l'opulence.
Et enfin, à l'heure où les commentaires vont bon train sur le patriotisme économique, le protectionnisme dans les règles et surtout, surtout la nécessaire soumission des classes de prolétaires aux impératifs de l'économie nationale, nationale pour le pire, c'est logique, rappelons ce petit détail: les agences en question sont américaines. Ne serait-ce pas merveilleux d'opérer un transfert de charges, en faveur de ces pauvres états américains qui en ont bien besoin. Les guerres coûtent cher. C'est le moment d'être radical à dessein! Supprimons l'armée, cet état dans l'état! Laissons les acteurs du marché s'expliquer entre eux.

Pour le commandant du paquebot France, fier des ses habits de larbin d'ancien régime, ce naufrage annoncé, à quelques encablures de la prochaine élection présidentielle, c'est inespéré! Il peut jouer à l'homme d'action, qui réagit, au quart de tour, aux commentaires économiques des agences de notation. Ces dernières, il est vrai, ne se perdent pas en vaines conjectures sur le destin de l'Afrique. Elles ont mieux à faire que de donner leur opinion sur l'économie du Mali. Par exemple, faire des grandes déclarations sur les peuples opprimés par des économies rentières. Au premier rang desquelles les anciennes puissances coloniales, comme elles disent. L'Amérique du nord et du sud, comme chacun sait, n'a connu le colonialisme que sous la forme positive de l'esclavage. Les Indiens, étant une fiction hollywoodienne.
Mais de quelles actions, sujettes à commentaires de commentaires, s'agit-il? D'opinions présidentielles sur l'économie française. Continuez comme ça, à pressurer le capital, c'est pas possible! Regardez ailleurs! Au nord! À Berlin! Peau de chagrin. Ça sent la mauvaise note et l'alibi. Que faire? Devenir l'homme de la situation. L'homme d'action se mue en agence d'agences de notation, qui convertit les commentaires des agences de notation en politiques économiques de son choix, dont la philosophie se résume à l'action existentielle en faveur des rentiers de tout acabit. Comme ce n'est pas très nouveau, il n'y a plus qu'à inventer le concept de situation durable. Car ce choix politique fondamental de la rente à tout prix a effectivement commencé, il y a trente ans, avec la loi socialiste portant sur la dérégulation financière. Le résultat est connu: faillite sur toute la ligne. Le capital ne parvient même plus à se mettre en valeur en Europe. Et aux États-Unis, c'est encore pire. Sa valorisation est négative. Plumer l'Europe devient urgent. Et ça tombe bien, il y a ici, en France, un homme qui agit en conséquence. Mais, attention! Un homme tout vérité et courage. Ah quel dommage que la France n'ait pas un nouveau Picasso qui pourrait peindre une toile gigantesque pour immortaliser ce haut fait à intituler: Franco au secours de la république espagnole! Entre rentiers forcément, démocratie ou mauvaise note, pourvu que ça rentre, hein!

 

Par valentini
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 18:32

 

 

(sans muscles édifiants et moules lénifiantes, pas de clameurs créatives de dieux du stade)


 

La personnalité-la-mieux-aimée-des-Français, titre-concept, tiré du cerveau, en forme de bibi culturel, d'une sorte d'opiomanes de type nouveau et porteurs de colifichets éthiques, mixité, vivre-ensemble, égalité des chances, nécessaires au blindage de l'indécence de la Rente bouffie d'arrogance, exhibée en Vierge-du-bon-secours, a commencé à mal tourner. Elle crache de la mauvaise herbe dans la soupe française la plus populaire: le sport! Bienvenue chez les faux-culs. A cheval, sur le podium de l'avenir, ils chantent cet hymne folklorique: du choix à la pelle, mais pas de langue alternative! Comment céti à l'Une, pareille horreur crashante? 

En effet, cet adoré-là, sans preuves et plein de reproches, a jeté du poil à gigoter, dans le lit de l'amour douillet à la française, qui, lui, croit en lui, d'abord, et croit que plus le capital croît, plus c'est mieux. Ce plus-mieux très-sérieux, l'amour douillet, à qui le ciel a mis le feu, fait féroce, le recrache instantanément en franco-espagnol, meuglant qu'il peut faire mieux que l'or: être en or! En ordre de combat, dans l'arène imaginaire de tous les dangers publics proclamés. Jugulons-le! Jugulons-les! L'or patriotique est en danger!

Cette méthode est exemplaire. Son besoin d'exemples ne tarit pas. Par exemple, un champion cycliste qui vomit dans la soupe tous les bons produits de la chimie la plus performante, devient une pédale! Une partie honteuse d'un tout insoupçonnable, qui se vante par ailleurs d'avoir un effet dopant sur la vie ordinaire. Sans lui, tout le monde resquille, roupille, la quille, bordel! Ce dopage surréaliste pour veaux nombreux est selon le principe ultra-simple qui vire mal est viré. Si maintenant, autre exemple, quand bien même sur le tard, et pour des raisons qui n'ont pas à être exposées ici, un ancien tennisman propose, au regard d'une concurrence qu'il juge olé, olé, le philtre d'amour, compétitif, pour tous, forcément, outre con comme une vache espagnole, c'est un type à la noix! Soyons plus ambitieux! Disons même plus et mieux! Cette proposition est parfaitement logique, car c'est la société toute entière qui est à la noix!

 

L'enragé médiatique, qui se fait volontiers l'écho du renversement général des valeurs sur le zinc et autres tabous à se coller à la raie, n'hésite pas à raccrocher opportunément sa paire professionnelle au perroquet de commissariat qui le surplombe, l'envisageant comme une couronne de lauriers. À quoi bon recouper les faits, devant l'évident fait d'une inconscience démagogique! Comme elle est assez consciente pour vouloir le mal, sans doute est-elle dopée à mort? Qui peut la stopper? Quel professionnel de l'opinion lui reprochera cette envie de faire mal, sachant que le Français est farci jusqu'aux yeux de pilules de bonheur? Ce goût pharmaceutique est naturellement par goût du travail. Voilà qui tombe pile, dans l'urne à compte suisse. C'est une occasion en or pour la démagogie consciente d'elle-même de faire mieux: faire de ce mal singulier, un bien fou. Et même plus et mieux, en faire une surprise, de taille divine. Devine qui va se mettre maintenant à table, andouille!

En effet, l'amour douillet s'accommode tout à fait de cet appel à la tranquillité public des esprits, par voie magique, artificielle. Gisant dans le lit-directeur, à ressort impérial, engendré par Caligula et Messaline, son imagination s'enfièvre, devient héroïque et par un hasard providentiel enfante sa propre bulle, plus qu'insupportable, asphyxiante pour l'homme ordinaire qui n'a pas la qualité signifiante. En effet, l'homme aux tripes, un chouïa a-normales, elles chient de l'or, n'a pas besoin pour s'élever, de s'envoyer en l'air par des voies physico-chimiques, qui combinent à merveille gaz, poudre et huile, le rêve lui est consubstantiel. Sinon comment pourrait-il croire qu'on l'envie, qu'on lui en veut, qu'il fait rêver? Ce rêve évidemment ne devient réalité qu'à haut niveau. Au niveau problématique, qui est le nôtre, cette réalité lumineuse semble comme éjectée d'un arrière-train canin. Du coup, pour perdurer à l'infini, il a bien sûr besoin de flatterie et de câlins, mais surtout, ceci compensant cela, de chantage aux affaires et autres rétorsions et représailles.

 

Dans cette sphère atomique d'activité au stade suprême, où le vedettariat masque la misère de la vie collective frauduleusement volée, un individu, en effet, a le pouvoir de devenir une bombinette, voire une bombe stimulante, poupoupidou! Voyez mon bobard! Et donc justement, pas question qu'il ou elle en revienne vivante, au risque de contaminer toute la chaîne alimentaire de corruption. Sans quoi, ce retour technique à soi, oniromastrichien, dénonciateur du rêve français, met mécaniquement en route le dispositif médiatique prévu à cet effet, tic! tac! tic! tac! tactique, tout à fait! Dans le meilleur des cas, il va de soi. Comment ça marche l'amour douillet outré? C'est simple, comme un apéro on the rock. Tu mets la pression sur le cocon, paf! La murie pète, adieu le calme, le luxe et la volupté! L'indigné imaginait un retour à soi, il écope d'un retour à la normale, pas de bol! Nous lui conseillons d'y retourner immédiatement. La question du détonateur est de celle qui se règle en un quart d'heure. L'homme à la noix est terriblement mal placé pour l'ouvrir. Pour ouvrir la boîte à mystères de la création sportive. Et même mieux, il ferait mieux de réfléchir, ce tire-au-flanc qui pense qu'à lui, ce suisse français, et peut-être même pire, espèce d'émissaire du Mal! S'il ne veut pas finir au musée cycliste, près de Saint-Malo, comme une pédale sur un vélo. Allez! Baisse la tête, Bobet! Ton maître est le roi des coureurs! Baise-lui l'oreille, au lieu de te mordre la queue! C'est pas si facile de rompre avec la célébrité, nous le reconnaissons volontiers. Mais notre intérêt est ailleurs.


Il veut montrer ce théâtre des opérations électorales qui rend compte de la figure capitaliste, piétinant ses propres résidus bourgeois de fausses-couches, avachies par le marché. Il prône, liberté, liberté chérie, l'Amour douillet. L'Amour, dans la dignité. L'Amour dopé, ho! Ho! Ho! Stop! C'est faux! Si tous ne sont pas égaux, dans la vie, avec un V comme Vitesse, Victoire, Volonté, il y a la commune union. L'Amour du corps, d'abord. L'Amour du sport, d'accord! Le corps c'est de l'or! Alors, pas touche! Cet Amour-là, de rêve, ne peut pas avoir tort.

 Si c'est pas vrai, c'est pas faux, c'est sûr! Étant avant tout Une Manière de Parler, de Parader, de Personnifier, bref, du sport! Du sport électoraliste. Ce sport-là est en forme d'hypocrisie travaillée, qui surgit par en-dessous, comme une trique libérale sous la burqa des réformes. Y es-tu, mon gros loup! Enlève ta culotte! Ce dialogue, bien entendu, est en VO, X, dopante. Si c'est pas patriotique, ce rata, ça le deviendra, ça va le devenir. Un, deux, trois, ouvrez le ban! L'appât est là, du gain, magique. C'est un baptême républicain. Une Masse de Poilus y boit de la potion-là qui les fait éclater, en terribles sanglots, de joie, et à part soi, de rire, mais les voilà qui entrent dans l'histoire. Caméra au poing, opération caméra, ils y entrent en dieux du stade suprême ou en martyrs, selon l'actualité du moment: tous ensemble, tous ensemble, tous! Et c'est nous qu'on traite de racketteurs!

 

 

 

 

 

Par valentini
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 16:16

 

 

 

Oui! L''état est le problème: finissons-en!

 

 

« Il ne s'agit pas de désigner des boucs émissaires!... ». Trois petits points de suspension, regard balayant, vache ou séducteur, bras cassé, actif, main plate, impérative, marquant le handicap, le crime, l'horreur! L'habituelle comédie du pouvoir dans tous ses états, ohlala! Ça va pas!.. Plus!... Mal!... Aux voleurs! Aux fraudeurs! Aux pilleurs! Ils vident les caisses! Nous intégrons ici la presse à sensation, en voie de présidentialisation, car dans notre système de pensée, quelle que soit la question disputée, tout le monde doit avoir sa part.

 

Ça commence toujours comme ça, les voyages, aux frais de la princesse. Par un changement de ton initial. Le constat que l'époque, les hommes, la vie ont changé. À cause de la Chine-Amérique ou des socialistes, roses africains à reculons dans l'histoire? Charge aux penseurs lapidaires de la mauvaise volonté, en clair du sabotage de l'économie nationale, abstraction faite de l'économie en tant que telle, de déterminer si le progrès a la volonté du changement ou si le changement, au contraire, est la représentation de la volonté de progrès. L'idéologie française se nourrit de charniers qui en retour la multiplient et la gonflent. Elle est donc, du point de vue de la quantité et de la qualité, en règle avec l'histoire.

En tout cas, c'est sûr, y a des profiteurs, yawohl! Les pires! Des qui ne font aucun profit, ça profite à personne. Exemple: un arrêté du travail. Un malade! Un voleur de Français! Un assassin de la France! Progression, en boule de neige, logique. Et donc que des sanctions s'imposent. Si, là-bas, la guerre est sainte, ici, c'est la sanction qui l'est. La sacro-sainte sanction va remettre de l'ordre dans le foutoir capitaliste. Fraudeurs! Descendez au cercueil! Cette figure, heureusement pour celui qui la formule, est avant tout rhétorique. Sinon des pans entiers de l'économie capitaliste s'effondreraient: le travail au noir, le travail clandestin, y a bon, too positif, le non-paiement patronal des charges et des cotisations sociales, le dumping industriel, les subventions étatiques de toute nature aux entreprises, la vente d'armes aux dictatures et leurs rétro-commissions, le coup de pouce à la grippe AAA, bref, toutes ces menues choses si courantes que ne pas y recourir reviendrait à faire l'amour tout nu dans la rue. Le système bancaire, aux prises d'otages colossales, pourraient bien être la pointe d'un Iceberg titanesque.

 

Notre capitaine et vice-roi des Amériques, de France, en a déduit que la seule façon efficace de se protéger est de supprimer toutes les protections, toutes! Ça va saigner! Après la transparence, c'est l'introduction du social-nudisme en politique, sur fond de transes présidentielles. Tout le monde à poil, sur le pont, et que ça saute! Par ici la monnaie. Parce qu'évidemment, l'exhibition est payante. Le capitaine est plus radical que la Mort elle-même qui se refuse à un dépouillement si austère. Elle serait d'une indécence sans borne, car elle sait bien qu'elle aura la meilleure part, laissant au poète un mouchoir en papier où dire sa volonté de ne pas mourir. Mais l'heure est à l'enfilage de capote moralisante du laisser-faire. Se répand quelque odeur sociale anti-poux, extrait de quelque organe bleu-horizon. Une sorte de national-socialisme adapté à notre époque, bienveillant, branché, évidemment non-toxique. Il ne contient pas la moindre trace de socialisme. Du coup, nous pouvons espérer en sortir, par la seul voie praticable, la voie nationale non-alternative. Si ce n'est pas politiquement correct, ça marche, le gaz moutarde!

 

Bien entendu, « il ne s'agit pas de désigner des boucs-émissaires », non! En soi, en effet, ce n'est pas nécessaire, ce mot est totalement clos sur lui-même. Aucune négation, d'aucune sorte, quand bien même réitérée, ne peut faire qu'il ne désigne pas ce qu'il dit. Seuls les imbéciles convertis au socialisme casanier l'ignorent. Mais en pratique, il s'agit bel et bien de dénoncer les fonctionnaires! Nuance! En y ajoutant la lâcheté suffisante qui fera que chacun reconnaîtra les siens! Ainsi il sera aussi pour les autres, par les autres, le pari de l'imagination, étant qu'il ne sera pour soi. Toujours un élément manque dans ce genre de système qui remet le détail au lendemain. Le capitaine est loin d'être inconscient de ces actes. Faire circuler efficacement l'argent, cette entité intouchable, des comptes publics aux comptes privés et réciproquement, c'est précisément sa fonction:être le président-directeur-général des classes capitalistes de France et d'ailleurs!C'est dire ses connaissances en matière de fraudes petites, moyennes et grandes. Mais la vie, c'est la vie! Les petits fraudeurs paieront! Ils paieront le prix de l'universelle corruption. Telle est la loi actuelle du plus fort. T'es pas content! Ta gueule! La police et la justice ne sont pas pour les chiens, ni pour les fraudeurs au standing paradisiaque.

 

Et!

il est!

question!

de!

réformes!!!

 

-Pour du beurre ou pour épater le populo, mon capitaine?

-Pour les deux, my baby love, quand on danse le tango!

 

Le cinéma a aussi sa part, plus que grosse, énorme, dans cette affaire-là. Et si Paris était Tripoli quelque part?

Par valentini
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