Concours

Recommander

Mercredi 25 mars 2009


Disons les choses d'une manière crue, injuste et réductrice, l'idée de totalitarisme, vu qu'en face de nous, il n'y a que veulerie, mensonges et mauvaise foi, en un mot gangstérisme d'état, soufflée par une démocratie qui a fricoté avec le nazisme, par haine du communisme venu briser son home sweet home, une forme moderne d'esclavage, avec le sentiment d'une vie reussie, bref, cette idée a le mérite de montrer que l'état totalitaire n'est pas le passé des sociétés capitalistes, mais, au contraire, leur avenir commun qui s'installe jour après jour, un peu partout, sous couvert de mondialisation de l'économie et de sécurisation des relations humaines. Ce mouvement a été perçu comme « fin de l'histoire », phrase qu'en Europe, on rallonge en « américanisation des sociétés ». Mais cette histoire dans l'Histoire est tellement creuse et sonore que s'organisent en permanence des processions et retraites au flambeau, en faveur de la liberté, le tout, chose en un sens, comique, au milieu d'un océan carnavalesque où tout le monde se traite de fasciste. Hannah Arendt, ce vestige atavique de Hegel, avait bien vu qu'à vouloir attribuer à la démocratie, quand bien même en le lui opposant, un contenu tout de violences et de massacres étatiques, c'était la prendre par le défaut formel de sa cuirasse: son universalité abstraite. D'où l'urgence d'opposer au pot de chambre démocratique, un alter pot-pourri totalitaire, afin que le monde puisse, une fois de plus, se livrer au petit jeu rupestre de la séparation du Bien et du Mal. Parce qu'admettre qu'il y a un seul et même monde, aïe! Aïe! Aïe! Quelqu'un doit banquer! Il est clair que ce début de XXI° siècle titube entre deux avortons de la condition humaine: Maurras et Malraux. L'ouverture du cycle totalitaire, envisagée sous l'angle de la grandeur française. Mais cette rupture ouverte avec la société divisée en classes ennemies, société par conséquent démocratique, n'est pas seulement alla francese.


Dans la légende de fer de la voie italienne au communisme national, obscur objet d'archéologie sous-médiatique qui a vieilli plus vite que la via Salaria, l'ex-socialiste Mussolini, patron de « l'Avanti », qui fut un quotidien socialiste, puis du « Popolo d'Italia », journal nationaliste soutenu par la France et l'Angleterre, Benito Amilcare Andrea dit le « Duce » est donné pour une résurgence du féodalisme. Voilà la mafia sicilienne, élevée au rang d'une aristocratie. Et c'est vrai que l'impôt du sang, cette ignoble plaie des sociétés capitalistes en connaît le prix, sans parler de l'onorevole bonheur d'assassiner tout un chacun, selon son bon plaisir qu'on peut résumer comme suit: crime is money, money is business. Mais même si on admet la thèse implicite de l'arriération économique et politique de l'Italie, au moment de l'éruption fasciste, encore une rupture, dans les années 20, il resterait à expliquer le soutien, à l'époque, aux bandes fascistes de la part d' «il Cavaliere » capitaliste de l'Italie du nord, sans parler de l'aide apportée par l'appareil d'état italien, armée et police confondues, contre le mouvement ouvrier d'Italie, y compris les nombreux ouvriers agricoles qui revendiquaient de meilleures conditions de vie et de travail. La réponse démocratique, qui a intégré le concept tombé pile poil de totalitarisme, à cette question gênante, est connue: il y avait tout simplement deux mouvements fascistes, l'un de gauche, l'autre de droite. Cette réponse bizarroïde, outre le fait que le « peuple italien » y apparaisse comme un demeuré, en tant que milieux populaires disparates, relativement à la bourgeoisie vue, elle, comme nation consciente et réelle, pieuse vision que Pasolini a piraté à sa manière baroque, en la farcissant de contre-cultures, mais elle milite implicitement pour faire de Mussolini, un genre de communiste. Ça tombe bien, le monde est bien fait, il était socialiste, avant de devenir fasciste. Pour l'intellectuel-marabout capitaliste, une hirondelle fait le papillon, le papillon, le printemps, le Printemps, la Samaritaine, tiens! Le PS! On dirait bien que ça donne à penser, la pensée analogique! Ce grotesque est en fait la façon habituelle de considérer le nationalisme italien, comme pas sérieux, pas fiable, le genre pantin, ciao! Sauf que cette imagerie médicale présidentialo-franchouillarde ne correspond en rien à la réalité fasciste et post-fasciste de la nation italienne, un état qui combine avec pragmatisme, affaires, meurtres et massacres. Nul doute que lorsqu'on profite du crime, on ne peut que se déclarer enchanté du cours du monde.


C'est exactement le sentiment qui anime les amis de « il Popolo della Liberta »*, le parti de la nouvelle droite italienne où ont conflué le néo-fascisme de « l'Alleanza nazionale » et le néo-conservatisme de « Forza Italia ». Le nom de leur nouveau parti le dit explicitement: ils sont le peuple de la liberté. Et non plus seulement « il Popolo d'Italia. », le peuple de l'Italie fasciste, titre par lequel est sous-entendu que fasciste et italien sont une seule et même chose. C'est l'occasion de se rappeler que le prolétariat n'a pas de patrie! Et ce qui vaut pour l'un, vaut fatalement pour l'autre. De « il Popolo d'Italia » à « il Popolo della Liberta », il y a une même logique à l'oeuvre qui tend à unir indissolublement nation et état, à la différence de la démocratie représentative pour qui l'état se confondait, au moins en paroles, avec l'intérêt général. Le semblant de neutralité est ici aboli. Il y a le peuple de la liberté, son état, ses lois, etc., et ses ennemis, une masse haineuse et indistincte qui n'aime pas l'entreprise, la vie, le pays où elle vit. Discours convenu, bien sûr, mais tout à fait clair. Tout mouvement social qui tend à l'indépendance vis-à-vis de l'économie nationale et d'entreprises est aussitôt assimilé à une forme particulière de criminalité. Il devient en quelque sorte: il movimento dei deliquenti, une association de terroristes. Cette fois, une partie du peuple est sauvée. Preuve que le totalitarisme est de gauche et la gauche raciste, antisémite, nationaliste, etc. Le but visé par les idéologues de la drôle et divine « révolution conservatrice » est atteint. Réécrire totalement l'histoire passée que la crise actuelle est en train de liquider. Et ce petit refrain pervers est devenu l'hymne de l'Occident capitaliste tout entier. Quant à « il Popolo della Liberta », il est, lui, le fruit de la liquidation du fameux « compromesso historico », ciao, Aldo! avec l'aide, natürlich! du grand frère américain qui a participé au romanzo criminale propre à l'appareil d'état italien. Et donc « il Popolo della Liberta » n'est rien d'autre qu'une déclaration de guerre à l'encontre des ennemis de la société capitaliste, en même temps qu'une reconnaissance du fait que le prolétariat existe.


 

*La ligue du Nord d'Umberto Bossi n'est pas partie intégrante de cette réunification, comme écrit par erreur précédemment. Et si c'est un lapsus, nous l'assumons sans état d'âme.



Par valentini - Publié dans : idéologie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 mars 2009


A l'évidence, l'actuel chef du parti catholique n'est pas doté de l'aura anti-soviétique de son prédécesseur. Il n'a pas combattu les cocos en temps voulu (voulu par les ex-alliés maccarthystes du Stalinisme), à l'époque de l'électrocution-choc conservatrice. Son règne, au contraire, arrive à l'heure de l'absolu triomphe du matérialisme occidental. Celui-là même qui gère les capitaux du Vatican, état paradisiaque à la cupidité charitable. De Washington à Téhéran, de Pékin à Dakar, de Moscou à Tel-Aviv, de Paris à Créteil, il n'est plus question, pour faire court, que de gros sous. Dans ces conditions, qui parle d'unir Adam et Eve, au lieu des Banques Populaires et d'Epargnes, acquiert un statut quasi christique. Mais relooker l'actuel âne palot romain, pour en faire un martyr à la polonaise, combinant crime et châtiments, le wahrolé médiatique a du travail. Car une jeunesse hitlérienne, même sous les auspices de la « Chartreuse de Parme », est un sérieux handicap pour réussir son entrée au bal des débutants, débutantes médiatiques. Il n'y a guère que la CIA et l'ex-KGB, à la circulation invisible et dantesque, pour recycler pareille avanie. Ce n'est pas que le vieux catholicisme reprenne du poil de la bête, cris, chuchotements, sous ses dehors angéliques, son corps sait sans état d'âme se livrer aux besoins des meilleures dictatures possibles, capitalistes et de droite, agissant en connaissance de cause, la bonne, riche de démocratie à venir, et pis ça dure pas l'éternité, merde! mais l'enflure du protestantisme de combat de son prédécesseur, lui-même l'aboutissement d'un mixte de catholicisme éclairé et de protestantisme centralisé, sorte de démocratie papale, initiée à partir de Vatican II, s'est dissipée en même temps que le fameux « Mur » au tort singulier: être d'argile et de briques. Il est d'ailleurs l'objet d'un culte rétro-nationaliste, encore un mariage! qui a la réunification pour arrière-fond.


Il est clair que la donne a changé ainsi que le son de cloche employée à avertir le monde d'un fait dont il est par ailleurs coutumier, le changement. Bien sûr, il y a le changement dans l'ordre et le changement bordélique, selon le sujet historique qui en devient le porteur. Le changement selon l'agent naturel et sincère du capitalisme, beauté qui n'est pas d'hôpital, et le changement du rabat-jouir prolétarien, cet infect bouillon, cette infection entièrement fabriquée. La division, semble-t-il, ronge à nouveau le coeur étatique des sociétés occidentales qui s'imaginaient, pour toujours, à l'abri du virus du communisme. L'âge du fer totalitaire était censé avoir fait en sorte qu'il ne passe plus par elles. Plus jamais ça! Même les juifs, ici, maintenant, sont aimés. Comme la police, idem! La France joyeuse donne à nouveau dans le bronze. Une certaine préférence a-nationale pour les reliques romaines la pousse à grimper sur l'étrier romain, le but, étant d'accoucher d'un monde nouveau, à remettre entre de pieuses mains, la banque du Saint-Sperme, dont les esprits spermatiques s'agitent, eux, autour de l'ovule ecclésiastique. Ne sommes-nous pas tous frères? Des problèmes nouveaux, en effet, se sont substitués aux problèmes liquidés. Toujours cette mauvaiseté humaine, entretenue par la brave habitude, simultanément raide et coulante. Alors quoi de neuf, docteur? A Rome, ils le sont tous. Madame, monsieur (rayez la mention inutile) l'Afrique souffre! Le côté syphilitique positif a été emporté par une maladie moderne et diabolique. Deux adjectifs qui vous obtiennent illico presto des retombées adjacentes et commerciales, ce qui est peu relativement à une audience auprès du fonctionnaire-en-chef du Saint-Vagin, dépositaire des Archives du fils de l'Homme. S'il est son fils, l'homme le précède, se précédant du coup lui-même, en démontrant ainsi que l'esprit humain est toujours et partout sans précédent. L'illusion catholique est ici dissoute, comme toute idolâtrie en général à l'égard des mots. Naturellement du côté des travées de la Curie romaine, ex-esclavagiste, propriétaire de l'Esprit rendu absolu, bureaucratie vierge que le temps a blanchi, on a une tout autre idée de l'origine de l'esprit humain, un don! Qui vient de loin et tombe de haut, dans le caniveau! Fatalement, quelqu'un doit banquer.


Ce don est pour tous. Il n'a rien à voir avec le commerce halloufiste et bestiale, très particulier, qu'on transmet en Afrique, par des voies, ô mon doigt! Avant même la naissance. Cette chose très terre-à-terre, rampante pour ainsi dire, est par conséquent plus qu'un travers, le mal absolu, absolument! Et donc dialectiquement, du communisme! C'est la raison qui explique qu'au lieu du port individuel de la croix, on prône ostensiblement le port matérialiste de la capote. Cette manifestation mécanique d'automate illuminé par son propre mouvement, nommé Désiré, Désirée, est clairement à des années-lumières de tout engagement moralement personnel et supérieurement responsable. Le spermaceti du cachalot guzmanien, par ailleurs orphelin du mauvais communisme, est comme le tube à essai napolitain, il bout, il fond, se liquéfie, pour dénoncer en surface l'émergence matérialiste au coeur de pierre. Pétrifiante explosion et surréaliste par le fait. Et toute la troupe gouvernementale parascolaire des démons umpapistes et crapauds en instance de menstruations, régulation oblige, de reprendre en choeur: Pierre, il l'a! Pierre, dans l'cul, il l'a! La libre hérésie libérale ne brille guère par sa finesse théologique. Son protestantisme de deuxième main, existentiel, est vaguement protestataire. Du livre dont elle est tombée, par grand vent, stupre et terreur, violence plus qu'un chouïa symbolique, via les cuisines seigneuriales et leurs dépendances culturelles, elle a oublié toute la culture qui originellement la constitue en libre bourgeoisie, à part le mot « BONUS » évidemment. Que le « contra caput » du pape soit en sa faveur, la bougresse ne l'a pas encore saisi, mais ça viendra, ça viendra! Cette diablesse, libérale à souhait, rose et très à cheval sur la loi, pornographique héritière des Montaigu-Capulet, il y a beau temps que l'oberführer de pacotille du parti catholique, en sa catholicitude, en a pris son parti, il lui fait confiance, sachant qu'eux deux unis font une grosse paire. Prochaine étape: la capote providentielle! C'est clair que ces choses-là ne s'apprennent pas à l'école. Mais le prolétariat militant n'est pas plus prêtre arlequin que hussard républicain. Ce carnaval-là d'un autre siècle est à niveler. Bulldozers et rouleaux compresseurs, engins de tous les pays, unissez-vous! C'est à nouveau l'ère des grands travaux. Ah! Un bruit de bottes: le retour des capotes?


Par valentini - Publié dans : actualités providentielles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 21 mars 2009



Dans le monde imaginaire de l'économie standard, les mots licenciement, chômage, grève, manifestation, n'ont aucun sens. C'est le meilleur des mondes possibles. Il y a un prix pour chaque chose et chaque chose a toujours, à tout moment, son vrai prix, à condition que l'état ne se mêle pas de jouer la providence. La loi et la police, voilà son affaire, en France comme en Irak. Le but, étant de défendre la propriété, seul objet susceptible de rapports et donc de calcul économique. Une main secourable a fait en sorte que cette Science n'attrape pas d'ampoule démagogique, source de mauvaise volonté, foi, humeur, etc. D'ailleurs, les naviculaires de cette Science-là première ne se sentent vraiment humains qu'au moment où ils pissent et chient. Cet appel à la vie est en dernière analyse. S'en dégage un parfum de liberté rationnelle. De tels phénomènes de foire font évidemment la joie des médias, trop heureux de mettre la main sur des spécimens qui montrent que l'homme est tel qu'il le communique en permanence: un vulgaire sac à merde. Et donc l'économie standard, hors sa planche à calculer, son salut, sa main magique, tendue au-dessus de la masse, est utilisée par les médias à sa juste valeur: dire au populo, ses quatre vérités. Pour le reste, inch allah! A chacun sa merde. La haine ordinaire est le retour sur investissement de l'économie standard dont tirent profit les états capitalistes et leurs bandes assermentées au service des différentes classes rapaces qui tiennent le genre humain en esclavage. Cela dit, dans un monde où trois cent millions d'actionnaires détiennent tous les moyens matériels d'organiser la vie sociale au gré de leurs désirs impossibles à chiffrer, par le fait qu'ils sont sans précédent, la solution que doit activement préparer le prolétariat militant est tout simplement de réaliser les conditions de leur extinction. La condition sine qua non pour sauver non seulement l'espèce humaine, mais toutes les autres espèces, de leur rapacité. 


Côté gouvernement, l'extrême des classes capitalistes, et des agents ouverts aux solutions capitalistes, la planche à calculer des jésus-gribouilles de l'économie standard n'est, en pratique, d'aucune utilité publique, sinon propagandiste. L'existence de l'état national capitaliste et de ses agents et managers prouvent à l'évidence l'escroquerie économique standard. Il n'y a nulle part d'économie de marché sans état et même au contraire si l'on en croit les absurdités libérales, les catégories de l'économie capitaliste, le salaire, la plus-value, la valeur, etc., comme le nuage de Tchernobyl, suspendent leur vol dès que leur être capitaliste leur manque. L'hommage de la vertu libérale au vice totalitaire. La division en état nationaux est donc la condition obligée sans laquelle la division sociale capitaliste ne peut espérer s'étendre, se développer, s'intensifier. Cette division a effectivement un prix qui endiable les lorettes à cornes standard, courant après leur pneumatique liberté. Les faux-frais nécessaires à la circulation du capital, la fameuse « dette » dont le compteur fou est l'image parfaite de la psychose de l'endettement, ne cessent de s'accroître, en montrant que le capitalisme d'état est le stade ultime du capitalisme. Ce n'est pas un hasard si l'économie politique s'est métamorphosée en libéralisme, une idéologie étatiste, exaltant la concurrence entre états et blocs d'états capitalistes.

Rappelons, en passant, que la pensée libérale originelle avait pour obsession le bon état et non le genre humain, pour elle, simple musculature dont les mouvements mécaniques reflétaient, à ses yeux, l'esprit divin qui, de son côté, a l'état, ce monarque et Léviathan, pour intermédiaire. Et Popper et Hayek, les Karl et Friedrich du libéralisme et de la contre-révolution conservatrice, deux ostrogoths, deux saloperies à face humaine, chancre auguste de l'individu capitaliste et clown blanc de la liberté reconstituée après son enterrement in vollem staat nazie, n'ont fait que perpétuer à travers leurs phrases accolées comiquement, cette haine bourgeoise de l'homme libre et ce désir libéral irrésistible de soumettre le genre humain à l'esclavage salarié, selon eux, le meilleur des mondes possibles. Pauvre Leibniz! Triste Hegel! Marx vous avait quand même réservé un bien meilleur traitement. Mais passons! Tout ça, c'est du passé! On ne va pas parler de la destruction des juifs européens pendant mille ans! Six millions d'hommes pour nourrir le capital, c'est juste de quoi se mettre en appétit! La parole est à nouveau à la fourchette. Miam!


Malgré le fondement théorique pourri sur lequel il végète, le gouvernement français, auteur d'un rêve psychotique de rupture radicale avec lui-même, croit cependant avoir trouvé le truc: contre la « dette », la diète! Ce régime salutaire, véritable cure de reconstruction dynamique du corps social et autres bains nationaux, serait, d'après lui, LA solution politique radicale, une garantie-or en matière d'élimination à 100% de la graisse socialo-marxiste qui étouffe la France et l'empêche d'avancer ou même pire la tire vers le bas où gît l'abomination nationaliste, la démence protectionniste, sans parler du communautarisme, du corporatisme et autres ismes catastrophiques. En tout cas, le gouvernement français n'a peur ni des mots, ni du ridicule. D'autant plus que son maître à penser l'agir dans le bon sens a un ton et des mimiques qu'on jurerait made in racaille, si ces potes n'avaient point yôcht. Ce rêve psycho-étatique d'une France à l'américaine, divisée en nation prédatrice, bardée d'une slum belt squelettique, se trouve cependant confronté à des problèmes, semble-t-il, psychologiques. A l'intérieur de son rêve, il semble que le Français cauchemarde. Réveil typiquement surréaliste, du genre poupées russes. Le monstre froid que le gouvernement poursuit de ses foudres, il en est, en fait, à la tête. Mais au lieu de se décapiter, ce qui paraît la solution à la fois la plus sage et la plus économique, ce demeuré du triste passé colonial et des bains-douches, persiste et s'entête, il croit réellement et dur comme fer que la nation est vivante! Et donc derechef; il étudie le meilleur régime possible dans le plus mauvais des mondes existants actuellement. Ce régime, c'est bien sûr l'internationale des diètes! Ou sommets internationaux qui décident comment régler leurs comptes aux protestataires non officiellement reconnus et autres rapaces de banlieues. En attendant mieux: quelques massacres d'envergure ou de grande ampleur. En Iran, par exemple. Le monde doit souffrir pour être au top.


Voilà qui explique qu'après le formidable battage sur la gouvernance mondiale, enjeu incontournable du prochain siècle, après lequel est accroché le radeau radieux de l'humanité durable, fruit lui-même d'un tri sélectif que les marchés, comme on vient de le voir, ont anticipé, il y a des folies créatrices de monde nouveau, on se préoccupe curieusement à présent surtout d'un détail, à nos yeux, sans importance: la rapacité du Nouveau Parti Anticapitaliste. C'est sans doute que les syndicalistes soucieux de collaborer à la politique du gouvernement, certes de droite, mais, raison gardons! uniquement sur un plan politique et dans la mesure où il y a une gauche, l'ont-ils aidé par quelque mouvement de mains charitables, à s'envoler dans le ciel désert. Aujourd'hui, si l'on sait se tenir et marcher en équilibre sur une ligne droite, étroite, face à une caméra, il est facile de passer pour un aigle, vu que presque tout le monde rampe. Reste que la politique française surprend toujours par sa capacité à réunir de manière ponctuelle et éphémère une bande de charognards, généralement occupés à s'occuper de leurs propres affaires, tout ça autour d'un fait qui apparaît pourtant d'une banalité extrême.

C'est évidemment le mot extrême qui les décide à réagir. Leur instinct politique les avertit immédiatement d'un danger: le risque de diminution de leur ronron électoral, ce qui n'est pas rien pour eux qui ne sont guère coucous philosophes et encore moins têtes-de-linottes économistes. Sans compter que ce n'est pas l'actuelle majorité en rupture avec elle-même qui les incitera à dévier de cette revendication à exister. Un buse gouvernementale vient de qualifier le PS de groupuscule d'extrême-gauche. C'est dire le côté cannibale pour du beurre du débat en cours et sa grande ouverture cocagnoesophagique. Si la gauche utile est prête à prendre un coin de ciel bleu de Prusse orageux sur la gueule, au nom de l'unité nationale, et pour ce faire copuler avec la droite ennemie qui vient jusque dans ses bras forniquer sa différence culturelle, son bagage, comme elle dit, l'innocente, elle n'est pas prête à brader presque un siècle de méandres et longs boyaux de couloir au service du capitalisme. D'ailleurs la droite présidentielle n'est pas, selon ses propres dires, si dénuée d'humanité, tous pissent et chient, qu'on ne puisse voter pour elle, au contraire des extrêmes planqués sur le bord de la voie qui nous mène là-bas loin des rapaces du jour.

Cette voie est sûrement cette autoroute de l'information où rouler pépère et en cinquième vitesse, mais dans le même sens. Quant à savoir à quelle vitesse roulent la droite et la gauche, nous nous contentons de faire observer que rouler très vite dans la nuit et le brouillard n'a rien d'incompatible. Un, ça relance l'industrie automobile après carambolage et deux ça permet aux inspecteurs routiniers des travaux finis de s'exprimer sur le nombre de morts inadmissible. Le principal au fond est de tirer le bon numéro au bon moment, quelqu'un va gagner de toute façon. Mais ce qui poétiquement parlant a ses raisons qu'il n'y a pas lieu d'évoquer ici, n'est pas politiquement un horizon d'attente soutenable. Parce qu'ajouter au nouveau roman de l'économie standard, avide de rendre service en suivant attentivement le mouvement d'une marchandise donnée, entre la bouche et l'anus, sur un plan métaphorique s'entend, c'est-à-dire en tant que tube communiquant la liberté, sinon c'est une naissance et la chose vient d'ailleurs, ajouter à tout ça un bébé prophétique d'un avenir trouvé tout fait dans l'eau de rose de la politique des réformes, c'est effectivement être « en route vers l'inconnu », c'est-à-dire, comme disait l'autre, si on sait pas où on va, on y va. Et donc le mot d'ordre est tout bêtement: bibi ma gueule d'abord! A ce point-là, où ça banque, ou ça saute. Et donc au feu glacial de la richesse, illuminant des sourires amicaux cannibales, nous préférons l'humaine chaleur d'une insurrection contre ce monde où les moutons à peau de lion dévorent les hommes. Au concret des états capitalistes, divisés en classes sociales, nous opposons l'utopie de l'espèce humaine unifiée.





 


 

Par valentini - Publié dans : économie politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 mars 2009
La presse libre de toute entrave idéologique, c'est le cas aussi des chacals, hyènes, coyotes et en général de tous les animaux, à l'exception des chiens savants qui dialoguent avec eux-mêmes sur Don Quichotte, un fou parlant, ne cesse logiquement de nous rebattre les oreilles,  son activité favorite, le degré zéro de la réflexion, avec le massacre de TIEN AN MEN! TLATELOLCO, elle, pas connaître. Elle préfère s'exhiber aux côtés du nouveau conquistador, le genre Maximilien à pompons républicains, un chef d'état-tapage-et-tequila, à la sauce mexicaine, le président français qui agace tant la presse mexicaine. Normal! Qui se regarde dans la glace, s'agace. Puisque tout ce beau monde a déclaré son amour pour la justice, qui est de l'ordre du soulagement de l'homme qui pisse, nous reproduisons ici un article publié par Amnesty International sur:

www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature.../no-truth-no-justice-40-years-after-mexico-city-massacre-20081002

Quarante ans après le massacre de Mexico, toujours pas de vérité, toujours pas de justice 2 octobre 2008 Il y a quarante ans, l’armée mexicaine a ouvert le feu sur des étudiants qui manifestaient pacifiquement à Tlatelolco (Mexico), le 2 octobre 1968. Les estimations relatives au nombre de victimes varient, mais ce massacre reste l'un des pires épisodes d'homicides de masse de l'histoire du Mexique. En 1968, les étudiants et les militants, partout dans le monde, ont voulu changer le monde dans lequel ils vivaient. Dans de nombreux endroits, des affrontements avec les autorités ont eu lieu. Aux États-Unis, les étudiants ont fermé des campus, à mesure que les émeutes et les manifestations pacifistes se répandaient dans le pays. À Londres, 80 000 personnes ont défilé pour protester contre la guerre au Viêt-Nam, et le mouvement pour les droits civiques a pris de l'ampleur en Irlande du Nord. À Paris, le soulèvement des étudiants de mai a été suivi par une grève de grande ampleur. En Tchécoslovaquie, la population s'est opposée aux troupes soviétiques, qui bloquaient les réformes politiques. Et au centre de Mexico, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques de 1968, la police, les militaires et des hommes armés non identifiés ont encerclé la Plaza de Las Tres Culturas, à Tlatelolco. La place était remplie de manifestants qui protestaient contre les brutalités policières. Cette manifestation s'inscrivait dans un vaste mouvement de grève estudiantine qui suivait le passage à tabac de deux étudiants par la police antiémeute, en juillet. Aux environs de 18H00, les premiers tirs sont partis de véhicules blindés. Des soldats à pied armés de fusils à baïonnette ont également fait feu. Les tirs visaient la place, occupée par de très nombreux étudiants, et les bâtiments voisins. Quarante-quatre corps ont finalement été restitués par le gouvernement. Dix autres n’ont toujours pas été identifiés. Et quatre décennies plus tard, le gouvernement mexicain n’a toujours pas répondu aux questions relatives à ce massacre, selon Amnesty International. À l’époque, Javier Zúñiga, actuellement conseiller spécial d’Amnesty International, était conférencier à l’École nationale d’agriculture. Il avait amené sa femme et sa fille de deux ans à ce qu’il croyait être une manifestation pacifique. Ils ont assisté à l’arrivée des troupes gouvernementales depuis un pont qui surplombait la place. « Quarante ans après le massacre de Tlatelolco, il reste tant de questions dérangeantes sans réponse, a déclaré Javier Zúñiga. « Qui a ordonné ce massacre ? Depuis combien de temps était-il planifié ? Combien de personnes ont-elles été tuées ? Qui sont les personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés ? « Il commençait à faire sombre lorsque les tirs ont commencé, et il était donc difficile de voir exactement ce qui se passait, mais je me souviens très clairement que l’armée a investi la place avant les premiers coups de feu, et non après, ainsi que l’ont affirmé nombre de représentants gouvernementaux. Les gens ont paniqué et commencé à courir dans tous les sens, en criant « l’armée arrive, l’armée arrive ! » Bientôt, la place a paru être pleine de cadavres. « Le lendemain matin, je suis retourné sur le lieux. J’y ai vu des piles de ceintures et de chaussures. Il y avait encore des flaques de sang sur le sol, alors qu'on avait visiblement tenté de les faire disparaître. J’ai également vu des impacts de balle sur des piliers en béton, à hauteur d’homme. » Malgré les efforts des victimes, des proches et des participants du mouvement estudiantin pour faire la lumière sur ces événements, l'ensemble des faits n'a jamais été clarifié et les responsables n'ont pas été tenus de rendre des comptes. « Le fait que le gouvernement mexicain n’a pas établi la vérité concernant les événement de la nuit du 2 octobre 1968 a laissé de profondes blessures dans la société mexicaine. Ces blessures ne pourront guérir que si la vérité entière est connue, si les auteurs sont traduits en justice et si les victimes ou leurs familles obtiennent réparation, a déclaré Kerrie Howard, directrice adjointe du programme Amériques chez Amnesty International. « Le gouvernement du président Calderón a été complètement silencieux sur ce chapitre sombre de l’histoire du Mexique. Nous voulons que le gouvernement ouvre toutes les archives relatives à ces événements, lance une nouvelle enquête indépendante et supprime les obstacles empêchant les responsables de ce crime horrible d’être traduits en justice. » L’organisation a appelé le président mexicain, Felipe Calderón, à faire toute la lumière sur le massacre qui a eu lieu à la Plaza de Las Tres Culturas, à Tlatelolco (Mexico), quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques de 1968. Elle a également exhorté le gouvernement à accorder justice et réparation aux familles des victimes.

La presse mexicaine si prompte et avide de justice ne manquera pas d'exercer ses talents de fin limier, afin de suivre les traces de Paco Ignacio Taibo, ce chien-apache. Mexico libre o no?
Par valentini - Publié dans : massacres et autes joyeusetés capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009
Un mort, enfin! Le gouvernement respire. Il se sent mieux. Il fait entendre sa grosse voix. Sa voix ultra-légale. L'état français, en costume ultramarin, a su débloquer, une fois de plus, une situation « inexplicable » aux yeux du Français moyen, le type stoïque d'esclave content de son esclavage. Une bande de sauvages, justement, tout juste débarqués d'Afrique, a pété les plombs durcis, scellés sur la propriété, cette pantoufle éminemment exotique qui provoque des transes guerrières de grande ampleur. Curieusement, et à l'inverse, les sauvages en question ne dansent pas mais exigent que: capitalistes, hors de Guadeloupe, la Guadeloupe, c'est nous; ce qui, du point de vue communiste, et donc irrationnel, qui est le nôtre, nous paraît un sain exercice d'exorcisme. Car être hanté par une vie meilleure, impossible à manifester ailleurs que dans les discours et les livres, seuls les morts que la liberté réchauffe et les gorilles gouvernementaux s'en réjouissent. Mais ce n'est pas tout. Cette île, ce territoire ouvert comme un portefeuille bien rempli et si loin, si loin du pavé parisien, quoique proche de Cuba et de Guantanamo, le Cuba de « nos amis américains », ces professionnels de la gestion de crise, l'Amérique latine en sait quelque chose, est un véritable cabinet des curiosités posées les unes à côté des autres presque de manière incompréhensible. Sinon, en effet, comment expliquer cette balle venue d'on ne sait où, on parle de « voyou » (Patron? Etat? Barrage?), grâce à laquelle le paradis est enfin sous contrôle. C'est sans doute une balle-fétiche tombée du trousseau de Saint-Pierre et envoyée pour révéler au nègre marron son tort de dire non à l'exploitation et l'inviter à se contenter de jouer du biniou, dans la rue, un p'tit tour, et hop! dans le panneau, dodo, boulot, comme le clergé syndicaliste ultra-civilisé de métropole l'enseigne à ses troupes. Les voies nationales à la lutte des classes semblent aussi impénétrables que perméables aux chants des sirènes capitalistes.

Plus d'un mois de grève à rien faire d'autre qu'à caqueter comme perroquets, ce décalage avec la réalité humaine officielle qui a son propre rythme, le gouvernement ne saurait le tolérer. Il ne l'a pas toléré plus longtemps. Le mort en sait quelque chose qui vit maintenant en temps réel. Tolérance zéro n'est pas zéro risque, comme dit la rumeur médiatique. Ainsi ce qui devait arriver, l'assassinat d'un militant du LKP, arrivé par sa faute, c'est clair, sa voiture n'était pas peinte aux couleurs de la République à mots majuscules, grosse erreur de communication, non seulement devait logiquement être, vu que soigneusement envisagé à froid, dans divers bureaux ministériels et d'aéroport, donneur d'ordres, même si non prévu dans le détail, est nécessairement arrivé. Tout est bien qui finit mal. Mais quelle idée aussi, alors que la bataille, combat d'ombres libanaises, découpé à la tôle irakienne, collatérales au paradis fermé à double tour, d'un côté, la police, de l'autre, les émeutiers, s'engager tranquillement sous la mitraille, comme si de rien n'était! C'est vrai qu'on peut pas faire barrage à tout et surtout à la violence orchestrée. Problème de décalage entre la rage incontrôlée et le calcul rationnel, entre l'homme sensible et le citoyen détaché du chaos qui dicte à la peur qui est en lui, le chemin à suivre pour anéantir cette absurde séparation qui le sépare de lui-même. Voilà un mystère résolu: le suicide républicain. Sur un plan conceptuel, s'entend. Après ça, cette maestria télécommandée, alla milanese, fontaine! je ne boirai pas de ton eau tant que tu ne me diras pas que je suis le plus beau, qui pourra dire que la Guadeloupe n'est pas française! Qu'elle échappe à l'ingéniosité française! Au caractère ultramarin de son esprit qui énonce bizarrement ce qu'il conçoit difficilement, la révolte contre l'ordre établi et ses étrangetés inquiètes et particularités si commodes!

La violence, ou la crasse française, comme a dit l'Allemand du vrai faux-régime qui en a rajouté une grosse couche, l'état français connaît par coeur! Cette mémoire-là qui le hante est plus que préservée, positivement présente. C'est, en effet, elle, qui a fabriqué, bricolé, monté, ficelé de bout en bout les institutions de l'état français, y compris la plus noble d'entre elle, sa présidence, même si ce fut par défaut. Par deux fois, en effet, la représentation nationale s'est reniée pour lui offrir le trône. Que cette catin d'empire ne nous parle pas aujourd'hui de bonapartisme! Fraudes et mensonges, voilà sa circoncision invisible qui signe sa pleine adhésion aux violences du mode de production capitaliste. Car qui mieux que le chapon national, enivré de parfum historique dont Alger et Abidjan se souviennent par intermittence, question de filling, autrement dit de bourrage de crânes, sait que la violence est, par excellence, la chose qui se gère! Le moyen idéal de dépasser les crises, toutes exceptionnelles et sans précédent, il va de soi, nous sommes en France, tout de même! Car la violence est la merveilleuse alchimie, un brin occulte mais si excitante, qui permet de transmuter un conflit social en politique du résultat, effective. Sinon, on l'a vu, quel ennui! Expliquer cent fois par jour l'impossibilité d'augmenter les salaires, ce n'est pas une sinécure. Ça réclame un labeur harassant, épuisant, éreintant, à peine allégé par le luxe et les ors républicains, un fardeau! Le fardeau de l'animal politique, un loup blanc à tête humaine, qui agit en profondeur, au moyen de lessiveuses remplies jusqu'à ras bord de subventions redistribuées aux races capitalistes françaises, complètement énervées par tout ce folklore inexplicable, en Guadeloupe et ailleurs. Être obligé d'annoncer qu'on va agir, quelle plaie! C'est pourtant français et facile à comprendre: travaille et tais-toi! Non? Français sans doute, mais universel, la masse en doute. Parce qu'un paradis divisé en classes sociales, au profit d'une minorité d'esprits animaux qui tiennent des propos angéliques à leur encontre, à n'en pas douter, ça fait tâche! Et ça provoque de grosses bêtises. Mais comme dit l'idiot médiatique, c'est pas moi, c'est toujours l'autre, le pas du tout moi. Ue rupture s'impose bel et bien entre les meilleures classes du monde capitaliste et le monde désigné comme non-humain. Le désarroi n'est donc pas du côté que les médias imaginent volontiers et la violence, idem.
Par valentini - Publié dans : le prix de l'action capitaliste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés