Le politicien français n'est jamais à court de lois lorsqu'il s'agit de défendre, outre son intérêt personnel et le luxe relatif qui fait son quotidien, les intérêts des classes capitalistes de France, regroupées sous l'impeccable titre d'intérêt général ou national. Une merveille de philosophie qui transforme tout, selon une volonté supérieurement désirable. Par exemple, si l'intérêt national commande d'ouvrir le rideau de fer des boutiques et commerces, le dimanche, l'état français s'efforce aussitôt d'être l'état souhaitable du commerce, un état commercial, le nec plus ultra du marché! Ou si, autre exemple, le capitalisme français a, comme une envie de chier, besoin d'un plan de relance, en sus des aides mélancolico-étatiques constantes dont il dispose, no problem, il écope d'un état bon marché, quasi démocratie populaire, béquille héroïque des trépanés de la bourse et de la banque, colossale prothèse qui aide ces derniers à revenir au galop sur le marché mondial! Et donc si l'intérêt général se comprend comme une somme d'intérêts capitalistes généraux à développer selon acteurs et secteurs d'activité concernés, qu'est-ce que l'intérêt national en question, sinon un intérêt capitaliste général à gouverner au profit des classes capitalistes de France. Quelque chose obscurément populaire aussi qui flirte avec Bibi ma gueule, d'abord! Cette essence ultime de l'esprit français, grisante, pétillante, c'est l'esprit de REFORME, qui a intégré la nécessaire adaptation sociale au marché mondial, chère aux années 70, années papa-poule, baba cool, tout bêtement le monde tel qu'il est, et l'indispensable modernisation de l'économie française des années 81, gloire de la gauche thatchérienne ou droite de série b, la droite bis, bref le monde tel qu'on espère qu'il sera, the day after. En fait de rupture, c'est encore et toujours la dictature des égoïsmes capitalistes, une grouillante activité de petits, moyens et gros malins, soutenue et défendue par la loi du plus fort, dont les médias se régalent, vu qu'ils ont le goût de la pourriture noble, étant partie intégrante de la corruption générale et, par le fait, populaire.
Cette politique naturellement ne contredit nullement l'idée de politiques d'aide sociale, au contraire! Elle la fonde. Car le contenu réel, vivant, des classes capitalistes, ce n'est en aucun cas leurs titres de propriétaires de la quasi totalité des moyens de vie, non! Ça, c'est le froid et obscur objet de la bourse. Ce qui est vivant, ce sont les classes disponibles et à disposition, capables de mettre en valeur le capital social total du capitalisme français. Trop de marchandises avariées nuirait à cette mise en valeur. Et donc, « la lutte » contre le tabagisme, l'alcoolisme, les accidents de la route, l'obésité, etc., outre le conditionnement permanent des esprits qu'on fait ainsi marronner au pied des marronniers médiatiques, sert à maintenir un relatif état opérationnel des esclaves salariés et plus si affinités, évidemment. Cette remise en forme permanente de la réalité capitaliste, qui porte nom, réforme, et se vit comme rupture, la liberté nue en levrette, l'ultra-libéralisme va au-delà du sein à l'air, est logiquement très attachée à libérer les médias de tous les faux-semblants de la « politicaillerie ». L'amour en suivez-moi jeune homme, corset et crinoline était un vrai sac de noeuds, pulvérisé par l'Alexandre de Tarascon. Le goût français naturellement répugne au clinquant, à l'inverse de la racaille qui la vénère et s'y emmêle les pinceaux. C'est pourquoi le premier porte-parole venu du porte-parole général des classes capitalistes de France, son gouvernement d'affranchis, n'hésite pas à se repaître des vieilles pelures de l'idéologie française que lui a légué l'ancien régime, savoir, nous sommes les Français qui parlons aux Français car la France, c'est nous! Quand sol et sang sont à ce point mêlés, quelle perspective dressée qui trancherait la question, pour se débarrasser de cette chose tentaculaire et informe, à gueules humaines, qui a pour unique et vieille devise, sécurité et propriété? Quant aux martyrs qui dialoguent avec Rome, savoir, la Démocratie éternelle, croyant qu'ils sont eux-mêmes le futur de cette catin millénaire, quoi de plus normal! Après tout, ils ne font que se repentir de leur propres crimes, signés X!
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