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Mercredi 4 février 2009




Le politicien français n'est jamais à court de lois lorsqu'il s'agit de défendre, outre son intérêt personnel et le luxe relatif qui fait son quotidien, les intérêts des classes capitalistes de France, regroupées sous l'impeccable titre d'intérêt général ou national. Une merveille de philosophie qui transforme tout, selon une volonté supérieurement désirable. Par exemple, si l'intérêt national commande d'ouvrir le rideau de fer des boutiques et commerces, le dimanche, l'état français s'efforce aussitôt d'être l'état souhaitable du commerce, un état commercial, le nec plus ultra du marché! Ou si, autre exemple, le capitalisme français a, comme une envie de chier, besoin d'un plan de relance, en sus des aides mélancolico-étatiques constantes dont il dispose, no problem, il écope d'un état bon marché, quasi démocratie populaire, béquille héroïque des trépanés de la bourse et de la banque, colossale prothèse qui aide ces derniers à revenir au galop sur le marché mondial! Et donc si l'intérêt général se comprend comme une somme d'intérêts capitalistes généraux à développer selon acteurs et secteurs d'activité concernés, qu'est-ce que l'intérêt national en question, sinon un intérêt capitaliste général à gouverner au profit des classes capitalistes de France. Quelque chose obscurément populaire aussi qui flirte avec Bibi ma gueule, d'abord! Cette essence ultime de l'esprit français, grisante, pétillante, c'est l'esprit de REFORME, qui a intégré la nécessaire adaptation sociale au marché mondial, chère aux années 70, années papa-poule, baba cool, tout bêtement le monde tel qu'il est, et l'indispensable modernisation de l'économie française des années 81, gloire de la gauche thatchérienne ou droite de série b, la droite bis, bref le monde tel qu'on espère qu'il sera, the day after. En fait de rupture, c'est encore et toujours la dictature des égoïsmes capitalistes, une grouillante activité de petits, moyens et gros malins, soutenue et défendue par la loi du plus fort, dont les médias se régalent, vu qu'ils ont le goût de la pourriture noble, étant partie intégrante de la corruption générale et, par le fait, populaire.


Cette politique naturellement ne contredit nullement l'idée de politiques d'aide sociale, au contraire! Elle la fonde. Car le contenu réel, vivant, des classes capitalistes, ce n'est en aucun cas leurs titres de propriétaires de la quasi totalité des moyens de vie, non! Ça, c'est le froid et obscur objet de la bourse. Ce qui est vivant, ce sont les classes disponibles et à disposition, capables de mettre en valeur le capital social total du capitalisme français. Trop de marchandises avariées nuirait à cette mise en valeur. Et donc, « la lutte » contre le tabagisme, l'alcoolisme, les accidents de la route, l'obésité, etc., outre le conditionnement permanent des esprits qu'on fait ainsi marronner au pied des marronniers médiatiques, sert à maintenir un relatif état opérationnel des esclaves salariés et plus si affinités, évidemment. Cette remise en forme permanente de la réalité capitaliste, qui porte nom, réforme, et se vit comme rupture, la liberté nue en levrette, l'ultra-libéralisme va au-delà du sein à l'air, est logiquement très attachée à libérer les médias de tous les faux-semblants de la « politicaillerie ». L'amour en suivez-moi jeune homme, corset et crinoline était un vrai sac de noeuds, pulvérisé par l'Alexandre de Tarascon. Le goût français naturellement répugne au clinquant, à l'inverse de la racaille qui la vénère et s'y emmêle les pinceaux. C'est pourquoi le premier porte-parole venu du porte-parole général des classes capitalistes de France, son gouvernement d'affranchis, n'hésite pas à se repaître des vieilles pelures de l'idéologie française que lui a légué l'ancien régime, savoir, nous sommes les Français qui parlons aux Français car la France, c'est nous! Quand sol et sang sont à ce point mêlés, quelle perspective dressée qui trancherait la question, pour se débarrasser de cette chose tentaculaire et informe, à gueules humaines, qui a pour unique et vieille devise, sécurité et propriété? Quant aux martyrs qui dialoguent avec Rome, savoir, la Démocratie éternelle, croyant qu'ils sont eux-mêmes le futur de cette catin millénaire, quoi de plus normal! Après tout, ils ne font que se repentir de leur propres crimes, signés X!

Par valentini - Publié dans : actualités providentielles
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Dimanche 25 janvier 2009
 



Le Hamas a beau jurer son grand dieu qu'il sort grandit de la terrible épreuve imposée par l'armée israélienne, le gouvernement israélien a obtenu pour l'instant ce qu'il voulait : que cessent les tirs de roquette sur son territoire. Et nul doute que ce but était d'abord et avant tout en fonction des échéances électorales israéliennes, vu que pour le reste, la politique israélienne, contre l'existence d'un état palestinien, d'ailleurs visible au travers des bonnes résolutions de l'ONU, demeure inchangée. Pour mémoire, voici un extrait pour chacune des  trois résolutions en question.


181: « La puissance mandataire fera tout ce qui est en son pouvoir pour assurer, à une date aussi rapprochée que possible, et en tout cas le 1- février 1948 au plus tard, l’évacuation d’une zone située, sur le territoire de l’État juif et possédant un port maritime et un arrière-pays suffisants pour donner les facilités nécessaires en vue d’une immigration importante ».

194: 11. Décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouvernements ou autorités responsables ».

242: (i) Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ». (la guerre de 1967).


Cette politique d'expulsion, programmée bien avant 1948 et fermement soutenue par les USA, demeure inchangée jusqu'à ce jour, en dépit des proclamations et discours de la démocratie internationale sur le sujet.

Quant à voir une victoire dans le retrait des chars israéliens et l'arrêt des bombardements sur Gaza, bombardements massifs qui résument l'essentiel des combats, ce pourquoi justement la presse a été tenue à l'écart, car il n'était pas question d'en découdre militairement avec le Hamas, il faut bien que ce dernier glorifie son imbécillité politique qui consiste à ne pas avoir les moyens de mettre en oeuvre une politique à la hauteur de ses déclarations. Le Hamas, pour faire valoir sa légitimité historique, comme d'autres, avant lui, ne manque pas d'établir un parallèle entre son propre combat et la résistance à l'occupation allemande. Ce faisant, il oublie un détail qui a quand même son importance: derrière la résistance française, il y avait les Etats-Unis d'Amérique! Alors que, adossée à la résistance palestinienne, on ne voit que diplomatie de bazar et hypocrisie arabe et islamique.

Mais tout ce micmac mondial ne supprime nullement le fait que le sort subi par les Palestiniens n'a de particulier que l'histoire, coloniale de bout en bout, dans laquelle il s'inscrit. La création de l'état israélien, rêvé par le mouvement sioniste, n'est en effet que la rencontre improbable du mouvement des nationalités opprimées en Europe centrale et orientale, avec le mouvement national arabe. Il aura fallu pour ça deux conflits mondiaux et une faillite retentissante de la démocratie européenne pour que s'effectue un retournement historique inattendu qui a fait du « vieux » et vilain colonialisme européen, le « jeune » et entreprenant colonialisme de libération: l'état israélien soutenu par les USA, ces défenseurs des peuples opprimés par eux-mêmes, comme en Irak, ces champions des peuples prisonniers d'eux-mêmes, comme au Vietnam, ces amis des peuples en danger de se perdre eux-mêmes, comme au Chili.

Mais dorénavant, juré, craché, promis, devant le monde entier, plus rien ne sera comme avant, lorsque la pensée la plus féroce, tout en s'indignant manu militari d'elle-même, et donc de manière réaliste, preuve de son absolue concrétude, fusait en pluie presque mélancolique de phosphore blanc, car: yes we can!  nous pouvons faire que la démocratie existe. Naturellement, il faut être patient et attendre que, a clockwork orange, la liberté, dans mille ans, nous tombe toute rôtie dans le bec. Et donc, en attendant, cet avenir à venir, il y aura fatalement, toutes conditions restant égales, des individus, pour jouir logiquement par avance de leur vie future. A la terreur d'état, le terrorisme répliquera. S'il y a bien contagion, il y a aussi pour l'instant mise en quarantaine. C'est cela qu'il faut changer. Yes! We can!

Par valentini - Publié dans : l'autre politique capitaliste
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Jeudi 8 janvier 2009


Les Romains déjà se scandalisaient de la sauvagerie germanique et du fanatisme juif à qui l'Allemagne, mutatis mutandis, pieuse héritière du meilleur esprit capitaliste, a réservé la solution que l'on sait. Et donc le colportage éthique, qui se répand via les médias du monde entier, ne nous apprend rien, en matière de massacres, sinon que le concept de guerre juste continue de pendre comme un sanglant colifichet sur la tête des imbéciles heureux du monde. S'y ajoute aujourd'hui la croyance en la possibilité sinon d'une guerre quasi propre, sous couvert de révolution technologique, mais au moins humaine! Et qu'est-elle donc, une divine surprise? Par conséquent, ce n'est pas, en faisant le compte des victimes, qu'on se libérera du fatalisme ambiant et, encore moins, en s'inquiétant des réactions anti-israéliennes que cette énième bataille israélo-palestinienne suscite, sous prétexte de tirs meurtriers de roquettes, de la part de la partie adverse. Notons au passage que plus question, tout à coup, de retenue, de riposte graduée, de préservation du processus de paix, etc. L'état israélien, exaspéré par ces tirs, aurait cédé à un besoin compréhensible de légitime-défense. Parler d'un état, comme d'un quidam en butte à l'hostilité d'un voisin peu amène, éclaire le sérieux européen actuel qui réclame par ailleurs la cessation immédiate des violences de part et d'autre. Olmert, Hamas, même combat, en somme!

En coulisses, cependant, pas de trêve! Les ennemis jurés continuent de spéculer sur l'issue d'un conflit voulu et soigneusement préparé de part et d'autre. D'ailleurs des deux côtés, on a avoué tout le profit tiré de la précédente opération de guerre au Liban. Les conséquences pour la population civile, sur laquelle se déversent des tonnes de larmes médiatiques, importent donc peu, au contraire de ce que chacun des belligérants affirme, sauf en matière de propagande. L'intervention militaire israélienne ne fait que compléter l'asphyxie économique de Gaza, confirmant, par la même occasion, soixante années d'oppression nationale et une volonté jamais démentie de réduire l'idée d'état palestinien à une simple fiction. Le grignotage des terres palestiniennes le montre mieux que tout discours. Mais le hamas n'est pas en reste. Surenchérissant sur sa radicalité, comme il est récurrent côté palestinien, il prétend en finir avec la corruption de son ennemi le plus proche, le fatah. L'élimination de ce dernier, déjà réalisé à Gaza, étant un des buts du conflit en cours, tout autant que la divine voie pour obtenir la fin de l'occupation israélienne. Cette course à l'investiture suprême a fait dans le monde arabe et musulman, plus de morts que l'impérialisme et le sionisme réunis, pourtant ennemis héréditaires déclarés. Mais étant donné les rapports de forces économiques et politiques actuels, au Moyen-Orient, la perspective défendue par le hamas présuppose à l'évidence ou l'accord des USA, autant dire, en ce moment, le consentement du gouvernement israélien à la restitution de terres devenues de fait israéliennes, ou un bouleversement tel qu'on imagine mal qu'il ait lieu autrement que dans le cadre d'une nouvelle guerre mondiale. Si cette perspective s'appelle être économe du sang des populations civiles, alors pas de doute, l'humanité peut se louer de compter dans ses rangs un paquet de bienfaiteurs qui agissent, au Moyen-Orient, pour son salut le plus radical et définitif.

Cela dit, qui ne dépend ni du hamas, ni de l'état israélien, la possibilité d'une solution nationale à la question palestinienne s'éloigne chaque jour davantage. Toute l'histoire du mouvement national palestinien aboutit à cette impasse qui ne laisse aux Palestiniens que le choix entre un jusqu'au-boutisme stérile dont ils sont massivement victimes ou leur soumission à la bonne volonté israélienne. Dès lors, il est facile de comprendre tout ce qu'a de grotesque le fait de vouloir que les violences cessent! Qui plus est, au nom de l'idée qui veut que ce conflit soit l'effet, côté palestinien, du terrorisme et de la haine de l'autre, comme le répète jour après jour la rumeur médiatique. Ce qui revient à nier tout simplement le fait que les violences en question sont le résultat d'une politique de spoliation et d'irrespect à l'égard des droits nationaux palestiniens, pourtant reconnus par ladite communauté internationale qui, par ailleurs, nul ne l'ignore, comprend tout à fait le besoin de sécurité de l'état hébreu. Le gouvernement israélien ne peut d'ailleurs que se sentir fonder à agir comme il fait, ses arguments, étant identiques, quant au fond, à ceux déclinés en faveur de la guerre menée en Irak et en Afghanistan. Ce qui permet d'escamoter le fait que le hamas, indépendamment de la politique qui est la sienne, a pour lui le droit des nations à disposer d'elles-mêmes et donc le devoir de s'opposer à une occupation bien réelle. S'il n'y a pas, en l'état, de solution nationale à la question palestinienne, il n'y a pas non plus, contrairement à ce qui se dit, mezza voce, de solution américaine à ce conflit interminable, sauf attendre que terrorisme se passe. La preuve que la démocratie mondiale a voté pour le terrorisme, en tant que politique du moindre mal. Car évidemment il y a pire, la dictature du prolétariat, en vue du communisme.

Par valentini - Publié dans : l'autre politique capitaliste
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Samedi 20 décembre 2008

Vues de Paris, les émeutes grecques semblent un coup de revolver dans un ciel serein. Ça ne nous surprend guère. Pour la famille Bolloré-Parasol, la Grèce est avant tout un archipel doré, quasi une préfiguration de l'euro-méditerranée. Et cette richesse médiatiquement reflétée en un petit coin de paradis présidentiel est elle-même l'image du bel effort européen en faveur d'un pari économique réussi que les jeux olympiques ont finalement couronné. La récompense du bon athlète qui avait su passer à côté de tout contrôle intempestif, jusque là. Car l'Europe n'a pas attendu la crise des subprimes pour injecter massivement de l'argent frais dans le corps déprimé de la mère-de-la-démocratie. Le BTP et l'industrie automobile ont eu, là, leur part. En dix ans le parc automobile grec a été renouvelé ainsi que le réseau routier. Signe comme on sait que tout va et que ça roule. Cette transformation étendue à toute la société grecque, étant dans l'intérêt général et pour le bien de tous, le flic français moyen comprend d'autant moins cette brusque flambée de violence. Que ça bascule en Irak, ok! C'était prévisible, voire prévu. Mais, là-bas, dans le berceau de l'esprit européen qui en a terminé avec l'orage totalitaire, à part une manipulation ultra-violente des voies normalement réservées aux marchandises, y compris humaines, par « ceux que la presse appelle par euphémisme les anarcho-autonomes, qui sont en fait des professionnels de la violence nourris à l'abri d'une administration incompétente, sorte de talibans qui n'ont pas hésité lundi soir à mettre le feu au Musée archéologique d'Athènes », quoi d'autre? Voilà pour le côté SOS SAS! En France, comme l'a dit l'idiot à la botte invisible, on fait plus qu'aimer la police, on en a fait l'un des beaux-arts. Même le gendarme américain, pourtant soutenu par Hollywood et Wall Street réunis, l'envie au pays des droits de l'homme. C'est dire la grandeur de la palme à ramer dans l'étang européen du vilain petit canard français!


Cela dit, la Grèce, vue dans la perspective des Champs-Elysées, est actuellement l'homme malade de l'Europe. Car « la responsabilité de la classe politique est écrasante. Nous avons l'impression que le gouvernement actuel avoue qu'il est incapable de gérer la crise parce que sa spécialité, ce sont les affaires. Le pouvoir est partagé depuis le retour à la démocratie par quelques grandes familles politiques et leurs amis. Il fonctionne par passe-droits ». Ouf! Bruxelles est indemne de tout népotisme, clientélisme, affairisme et autres travers à dire vrai orientaux. Au contraire, il est clair, deuxième édition, que « la responsabilité du gouvernement est immense. Une succession de scandales, d'erreurs et de décisions inadéquates a abouti à un Etat sans chef et à une inertie qui nous empêche d'aller de l'avant ». Aucune main invisible du zouave européen, donc! Le chaos est l'affaire de la seule société grecque, encore truffée jusqu'à l'os d'archaïsmes. Maladies bien connues du Français d'avant la rupture. D'où le diagnostic logique sur la contagion grecque qui illustre du même coup le côté scientifique de l'action française, ayant à faire face à l'adversité du monde, en particulier celui que l'universel ne parvient pas à encadrer, ni à réduire. Sachant que la police en soi reste quand même un objet ténébreux et absolument hors de portée du commun. En tout cas quelque chose noir à ne pas mettre entre toutes les mains et qu'il convient d'éclairer, avec art justement. Manquerait sinon le maillon phénoménal qui montre mieux que tout l'inconcevable de la situation grecque. C'est l'affaire, en France, du chargé des voies inexplicables. « Les derniers événements sont l'expression d'une perte de confiance qui n'est pas sans rappeler les grandes peurs qu'avait connues Athènes au Ve siècle après Périclès ». On est très loin donc de ce qu'imaginent les jeunes là-bas qui reprennent, à tort, « le discours politique stéréotypé de leurs aînés. Ils dénoncent l'État policier alors que la police est un secteur public qui fonctionne mal, comme d'ailleurs tous les secteurs publics grecs. Dans ce pays, l'anarchiste, c'est aussi le directeur des impôts ou le policier qui fait ce qu'il veut. Cette jeunesse est le reflet d'une société en faillite. Elle en est la partie la plus sensible et exprime de façon plus bruyante une implosion du système politique, économique et social ». C'est la Grèce d'Alexandre, corrigée par Figaroféroce. Tourner en rond, en suivant les événements, tout en donnant l'impression qu'on est devant à diriger et à savoir où l'on va, c'est la philosophie mimétique du Français caché et dévoué à ses affaires. Encore un peu de demande! Encore un coup d'offre! Le déranger dans sa circularité, c'est le rendre fou! Et alors attention! Car si une hirondelle ne fait pas le printemps, le bâton, avec ou sans mèche, oui! T'es cuit!




 

 

Par valentini - Publié dans : l'autre politique capitaliste
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Vendredi 19 décembre 2008


Dominique Reynié est un de ces nombreux lapins-parleurs qui nous donnent rendez-vous dans le futur. Quand Dodo ne sera plus, l'histoire re-toquée jugera. En attendant ce moment délicieux où l'homme à nouveau coïncide avec la nature la plus pure, abstraction faite des saloperies que les capitalistes y fourrent, il bat le rappel à la raison jusqu'à épuisement des piles. Sa pile à lui, étant la loi. Car les Reynié-McCarthy, en 14, en 40 ou maintenant, vivent toujours selon la loi régnante. Au-delà d'elle, commencent les ténèbres abyssales dont la destination manifeste, outre servir de poubelles à trompettes préfectorales, vigiles ou marines qui sont parmi les plus brillantes, consiste à recevoir onze mille cierges articulés en code pénal, cierges à chaudes larmes qui sont autant de fragments de réel, des sortes de vaccins contre la rage d'être. Cet univers à la Lovecraft, c'est son petit doigt qui le lui a raconté et depuis lors il s'efforce de prévenir un monde de plus en plus incrédule, quant aux bienfaits de l'économie dite de marché. En tant que politologue, Reynié-le-redresseur de bottes, qui bourre le guignon du malheur de brioche, est aussi allumeur de barbares. Quant à nous, vivant dans l'obscurité obscurantiste, un monde qui se dédie paradoxalement à contempler les apparences, et baragouinant un mélange de bislama, de créole et de volapük, la langue des impatients qui ont pour devise noli me tangere, sinon j'explose, nous essayons tant bien que mal de restituer ici l'extraordinaire sensation d'enchantement pourrissant que le discours poli et logique de monsieur Reynié provoque en nous qui sommes épidermiques. La loi, en effet, nous l'avons tatouée dans la peau, comme un mort au funérarium a en lui un parfum d'éternité. Le plus radical des parfums étant la Marie-Rose, la mort programmée des poux. Mais sauvons-nous de cette pensée asphyxiante, car l'usine-chambre à gaz, c'est du passé. Maintenant on respire le bon air démocratique, en dépit des bouffées de chaleur du malfaisant tabagique. Chérir ne nous suffit pas, il nous faut surenchérir.


En tant que maître en instruction civique, Dominique Reynié n'est pas sans savoir que le régime actuel dit de cinquième république est issu d'une fraude à la constitution, au même titre que le régime nul et non advenu de Vichy. Tout livre droit de droit constitutionnel rapporte ces faits bien connus et justifiés au nom de la patrie en danger. Qui met l'histoire dans son lewis, a le droit d'en faire du cirage juridique pour ses bottes. Bien sûr, on peut aussi s'asseoir dessus, pour avoir l'air plus grand lorsque justement on s'assoit à la table des Grands. Mais comme le prof des profondeurs humainement insaisissables veut donner dans la chandelle analogique, nous l'y aidons sur-le-champ. Nul n'est censé ignorer non plus que le régime de feu Hitler est le produit d'élections démocratiques. Et donc il nous semble que Reynié-le-savetier, qui en sait et en dit long comme le bras tendu de la liberté, olé, en l'air, semble beaucoup trop à cheval sur la poutre de la constitution pour juger de l'homme de paille qui fauche le maïs, en le comparant qui plus est aux négriers anti-avortement. Eux aussi s'imaginent avoir des droits sur l'être humain et sur la vie en général, encouragés en cela par la justice commerciale qui juge à présent que tout ce qui vit en l'air, sur terre et dans les eaux appartient à celui qui sera assez malin pour s'en saisir, à condition d'en faire plus qu'un pécule, un capital. Argument sans nul doute peaufiné par le lobby qui défend manu militari et mordicus les droits de l'OGM à piétiner le genre humain et qui rebondit de bouche en bouche, d'expert en expert, dont le grain de sel, légèrement teinté d'acide cyanhydrique, a été généalogiquement modifié au contact de la génération-avatar de 58, née lors du dernier déluge médiatique, entre le 11 septembre 2001 et le 6 mai 2007. Bref, Dominique Reynié défend la propriété coûte que coûte contre le genre humain. Et donc, pour nous, il n'est qu'une bombe à lumière populaire. Le souvenir terroriste de la loi nationale originelle dont il est le défenseur acharné, mais pas jusqu'à y mettre sa tête à couper. Un bref instant de plus-plus capitaliste, en échange d'un malheur national-étatique qui se compte en millions pas perdus pour tout le monde.

Par valentini - Publié dans : les shorts
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