Vendredi 16 février 2007
Mais ce temps substantiel, ce néant idéologique que résume parfaitement l'idée d'une fin de l'histoire, qu'est-il d'autre que le sabordage du, comme on entend partout, "politique". L'idéologie philosophique, par exemple, n'hésite pas à établir une filiation entre démocratie antique et moderne, en faisant de la démocratie, sous couvert de "cité", un objet a-historique et a-national. La fin de l'histoire aurait donc commencé, grosso modo, en Grèce, sous Périclès. Il y aurait donc une fin sans fin ou, ce qui revient au même, un éternel recommencement. A nager dans le même et l'autre, on débite fatalement des absurdités. L'émancipation politique moderne des sociétés qui se fait sous l'égide de la révolution capitaliste ne se contente pas de créer une classe d'hommes libres ou, comme on répète, de Grecs face aux barbares. Elle bouleverse en permanence les rapports sociaux de production, en transformant les sociétés. L'empire antique qui s'assujettit des peuples n'a rien à voir avec l'impérialisme moderne, sauf dans les rêveries fascistes d'un Mussolini. Mais ce mouvement d'ébranlement des vieilles sociétés où dominait la propriété foncière, mouvement déjà plus que séculaire est aujourd'hui donné comme fin de l'histoire ou plus exactement comme triomphe de la liberté, un instant retardé par le totalitarisme. Ce prétendu retard, s'il existe, est à chercher dans l'idéologie antitotalitaire qui ne fait que recycler l'antifascisme démocratique, imaginant le fascisme comme un retour aux vieilles sociétés. Et les Hitler et Mussolini, trop heureux que leurs "ennemis" viennent justifier a contrario leurs agissements criminels, de confirmer la chose, au nom, bien sûr, de l'Allemagne de toujours et la Rome éternelle. Des clowns sinistres face à des pantins sans force.
Mais voilà que l'ennemi fasciste réputé pour mentir, dit tout à coup la vérité et on le croit sur parole. Déjà l'idée qu'il posait les bonnes questions. On connaît la réponse. Sinon il aurait fallu avouer la faillite de la démocratie européenne et sa participation directe et indirecte à cette entreprise politique criminelle. L' histoire de la nation française et de ses institutions ne datent pas de 1945. Elle compte, outre le nul et non advenu état français, deux siècles de calculs bourgeois et d'antagonismes sociaux meurtriers. Pour rester le nez collé à l'hexagone. Et donc, la France dont on parle aujourd'hui comme d'un tout, n'est qu'une fiction commode. Elle a, telle qu'on la présente, plutôt l'air d'une citrouille farcie de millions d'individus, chacun armé de sa différence, face au monde. Chaque idéologue se fabrique, à sa convenance, ses groupes de Français retors ou sublimes, dont il développe les figures, au gré des circonstances. Après quoi, tout ce beau monde peut retourner au néant dont il provient, néant dont la substance est grise. Tout cet ensemble évidemment ne cesse de se mouvoir. Sauf que tout mouvement non autorisé devient aussitôt une manipulation, un complot, une réaction archaïque, la défense d'intérêts d'un autre temps, etc. L'idéologue est, en effet, placé au bon endroit pour décrire, au travers d'autres, sa propre pratique. Il n'ajoute rien à ce qui est et, comme il le dit lui-même, il modifie simplement son regard sur la réalité. Mais c'est le cas de tout cinquantenaire, il se souvient de ses vingt ans, sans faire de son cas, une sociologie générale ou particulière. Mais ce n'est pas tout. Ces soixante et quelques millions d'individus incomparables, et par conséquent, sans opinion, sinon par rapport à quoi en trouvent un tout à coup qui les représentent tous. Par quelle magie? Appunto c'é il politico, le politique est là qui explique ce mystère.
Voyons maintenant, à l'occasion de l'élection présidentielle de 2007, comment, hypothèse de départ, la langue ne ment pas? On retrouve, en France, le très classique "affrontement" droite/gauche. Soit grosso modo, le PS et L'UMP. Que la droite nie l'existence de classes sociales, c'est logique puisqu'elle se donne pour la France réelle, celle qui travaille, lutte, se bat, etc. Mais quand certains de ses intellectuels emploient le mot de classes, la conception qu'ils en ont, ne dépasse pas, en réalité, l'idée de catégories techniques ou culturelles. S'il est impossible de nier la complexité de la société française, cela n'empêche pas de croire ou de faire croire à un tout national. Et pour ce faire, la droite politique, conformément à sa vision socio-économique, avec feux d'artifice en prime, quand ça va mal, forme des Unions, des Rassemblements, voire des Mouvements ou des Fronts, les jours de vaches maigres, et non des Partis. C'est que la notion de parti pose le principe d'une division. Et tel est bien le grand reproche adressé à la "coalition socialo-communiste", l'idée d'une division artificielle et doctrinaire des Français entre eux. la déportation des juifs français n'était donc ni artificielle, ni doctrinaire, mais naturelle et conforme à la sensibilité française réelle. C'est bien vrai que la langue ne ment pas. Mais à écouter le délire orchestré qui vient des rangs de la droite, la France de 40 était stalinienne, ou tout comme, et elle a livré les juifs aux nazis.
Si la gauche, maintenant, s'est historiquement affirmé sous forme de partis, en revendiquant la direction des luttes sociales, passé bien lointain que d'aucuns trouve trop marxiste et donc à épurer rapidos, c'est plutôt, en défendant le point de vue démocratique de la lutte pour l'Egalité, qui est, dans le cadre national capitaliste, le développement logique de la liberté obtenue lors de l'épisode révolutionnaire de 89. Pour les bourgeois, une fin, une de plus, mais pour les prolétaires, un début, avec, comme un point de départ, un peuple qui va se dissoudre sous la pression du développement capitaliste. Cependant, la gauche authentique, en France, n'est ni socialiste ou communiste ou anarchiste pour elle, une suite d'adjectifs imposés par l'histoire réelle, elle est républicaine, ce qu'elle confirme, par les prédicats politiques qu'elle accole à cette volonté formelle et historique données qu'est l'idée de parti. Ainsi le parti socialiste qui se déclare pour une France plus juste qui fera une France plus forte, auquel le berger, brandissant son bâton, répond qu'oui! mais c'est bien sûr, une France plus forte fera une France plus juste, retrouve sa position naturelle, vieille de plus d'un siècle. Son agacement à propos de Blum et Jaurès est logique. Tout ça, pour rien? Pas du tout! Pour la défense des intérêts bien compris du capitalisme français et de des entreprises qui ne compte pas que des patrons du CAC 40 et des actionnaires. La France est un peu plus complexe que ce caca nerveux. Mais qui rappelle que la langue ne ment pas. Elle dit ce qui est. Mais la liberté, la vraie, réclame un parti pris et non la soumission, même subtile et comptétente, aux intérrêts du capital mondial sous prétexte de bonheur des peuples et de bien-être des individus.
Mais voilà que l'ennemi fasciste réputé pour mentir, dit tout à coup la vérité et on le croit sur parole. Déjà l'idée qu'il posait les bonnes questions. On connaît la réponse. Sinon il aurait fallu avouer la faillite de la démocratie européenne et sa participation directe et indirecte à cette entreprise politique criminelle. L' histoire de la nation française et de ses institutions ne datent pas de 1945. Elle compte, outre le nul et non advenu état français, deux siècles de calculs bourgeois et d'antagonismes sociaux meurtriers. Pour rester le nez collé à l'hexagone. Et donc, la France dont on parle aujourd'hui comme d'un tout, n'est qu'une fiction commode. Elle a, telle qu'on la présente, plutôt l'air d'une citrouille farcie de millions d'individus, chacun armé de sa différence, face au monde. Chaque idéologue se fabrique, à sa convenance, ses groupes de Français retors ou sublimes, dont il développe les figures, au gré des circonstances. Après quoi, tout ce beau monde peut retourner au néant dont il provient, néant dont la substance est grise. Tout cet ensemble évidemment ne cesse de se mouvoir. Sauf que tout mouvement non autorisé devient aussitôt une manipulation, un complot, une réaction archaïque, la défense d'intérêts d'un autre temps, etc. L'idéologue est, en effet, placé au bon endroit pour décrire, au travers d'autres, sa propre pratique. Il n'ajoute rien à ce qui est et, comme il le dit lui-même, il modifie simplement son regard sur la réalité. Mais c'est le cas de tout cinquantenaire, il se souvient de ses vingt ans, sans faire de son cas, une sociologie générale ou particulière. Mais ce n'est pas tout. Ces soixante et quelques millions d'individus incomparables, et par conséquent, sans opinion, sinon par rapport à quoi en trouvent un tout à coup qui les représentent tous. Par quelle magie? Appunto c'é il politico, le politique est là qui explique ce mystère.
Voyons maintenant, à l'occasion de l'élection présidentielle de 2007, comment, hypothèse de départ, la langue ne ment pas? On retrouve, en France, le très classique "affrontement" droite/gauche. Soit grosso modo, le PS et L'UMP. Que la droite nie l'existence de classes sociales, c'est logique puisqu'elle se donne pour la France réelle, celle qui travaille, lutte, se bat, etc. Mais quand certains de ses intellectuels emploient le mot de classes, la conception qu'ils en ont, ne dépasse pas, en réalité, l'idée de catégories techniques ou culturelles. S'il est impossible de nier la complexité de la société française, cela n'empêche pas de croire ou de faire croire à un tout national. Et pour ce faire, la droite politique, conformément à sa vision socio-économique, avec feux d'artifice en prime, quand ça va mal, forme des Unions, des Rassemblements, voire des Mouvements ou des Fronts, les jours de vaches maigres, et non des Partis. C'est que la notion de parti pose le principe d'une division. Et tel est bien le grand reproche adressé à la "coalition socialo-communiste", l'idée d'une division artificielle et doctrinaire des Français entre eux. la déportation des juifs français n'était donc ni artificielle, ni doctrinaire, mais naturelle et conforme à la sensibilité française réelle. C'est bien vrai que la langue ne ment pas. Mais à écouter le délire orchestré qui vient des rangs de la droite, la France de 40 était stalinienne, ou tout comme, et elle a livré les juifs aux nazis.
Si la gauche, maintenant, s'est historiquement affirmé sous forme de partis, en revendiquant la direction des luttes sociales, passé bien lointain que d'aucuns trouve trop marxiste et donc à épurer rapidos, c'est plutôt, en défendant le point de vue démocratique de la lutte pour l'Egalité, qui est, dans le cadre national capitaliste, le développement logique de la liberté obtenue lors de l'épisode révolutionnaire de 89. Pour les bourgeois, une fin, une de plus, mais pour les prolétaires, un début, avec, comme un point de départ, un peuple qui va se dissoudre sous la pression du développement capitaliste. Cependant, la gauche authentique, en France, n'est ni socialiste ou communiste ou anarchiste pour elle, une suite d'adjectifs imposés par l'histoire réelle, elle est républicaine, ce qu'elle confirme, par les prédicats politiques qu'elle accole à cette volonté formelle et historique données qu'est l'idée de parti. Ainsi le parti socialiste qui se déclare pour une France plus juste qui fera une France plus forte, auquel le berger, brandissant son bâton, répond qu'oui! mais c'est bien sûr, une France plus forte fera une France plus juste, retrouve sa position naturelle, vieille de plus d'un siècle. Son agacement à propos de Blum et Jaurès est logique. Tout ça, pour rien? Pas du tout! Pour la défense des intérêts bien compris du capitalisme français et de des entreprises qui ne compte pas que des patrons du CAC 40 et des actionnaires. La France est un peu plus complexe que ce caca nerveux. Mais qui rappelle que la langue ne ment pas. Elle dit ce qui est. Mais la liberté, la vraie, réclame un parti pris et non la soumission, même subtile et comptétente, aux intérrêts du capital mondial sous prétexte de bonheur des peuples et de bien-être des individus.