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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 17:32

 


 

 

Des dizaines de suicides protestataires n'ont provoqué, jusqu'à ce jour, aucun soulèvement, en France, contre la dégradation des conditions de vie et de travail, imposées au plus grand nombre. L'idéologie de la Réforme y est toujours à l'ordre du jour, ainsi que l'extravagance des amis des dictateurs arabes, qui considèrent, eux aussi, que s'enrichir est la chose la plus rationnelle du monde. C'est d'ailleurs à l'aune de cette rationalité qu'un état-voyou peut, contre toute attente, acquérir le label de partenaire privilégié de la démocratie capitaliste, notamment s'il apporte son concours à la police générale du monde, quand bien même emploierait-il la terreur d'état, à l'encontre de sa propre population, ou aurait-il accompagné un temps le terrorisme. Le reste, au fond, qui branle le mammouth étatique, dans le cimetière de la paix mondiale, merveilleusement éclairé par la lune du progrès capitaliste, est le lot du droit positif et donc d'une diplomatie plus ou moins discriminatoire, qui ne saurait, en aucun cas, accoucher de la liberté, mais peut, à l'inverse, déployer une intense activité pour en retarder l'émergence et en dévoyer les forces sociales qui s'en feront les porteurs. C'est, en effet, à ce type d'activité que les peuples arabes doivent les régimes politiques qu'ils mettent à bas aujourd'hui. C'est aussi ce type d'activité qui a mis en place le système France-Afrique. Et c'est encore par le biais d'une telle activité que les gouvernements américains se sont employés à soutenir toutes les dictatures américaines. Mais si, pour en revenir à l'actualité du moment, les USA envoient leurs forces navales et aériennes dans les eaux libyennes, c'est tout simplement pour accompagner le mouvement!

 

Maintenant, au vu du printemps tunisien et des débats qu'il suscite, en France, entre anciens et modernes marchands de tapis, il apparaît sans conteste que la France n'est plus la Tunisie, comme en 1945, et pas encore les USA, comme on l'imaginait volontiers en 2007, mais un amas informe d'intérêts agglutinés les uns aux autres et mus par un unique but dans l'existence: tirer profit au maximum de la mondialisation. De là, l'idée récurrente de déclin et celle plus calviniste encore d'être une puissance moyenne. Cette attitude foncièrement opportuniste présente au moins un avantage. Si, par exemple, on considère que s'enrichir est une attitude humaine élémentaire, aucun tort moral ne saurait être imputé à l'individu qui s'emploie à réussir en ce domaine ou aide son prochain à faire de même. Cela, naturellement, à condition d'élever pareil bon sens, au niveau d'une innocence nonpareille qui veut que: ma morale est la morale universelle. Après tout, si la France est le monde, comment le Français serait-il moins que lui? Et subséquemment ne doit-il pas, à de certains moments, être parallèlement chamboulé? Le chamboulement ministériel est donc un salut énergique, adressé au monde arabe, pour lui dire que, oui! la France se réveille d'un long sommeil de trente ans, et que, oui, depuis trois ans, elle tente de comprendre que le monde est en train de changer. Donc, toute ressemblance avec des personnesou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être qu'un concours de circonstances et, par le fait, ne saurait être que politique, pour ne pas dire imprévisible. Quoi de plus surréaliste, en effet, que d'évoquer la responsabilité des responsables! D'où la question: toute idée de poursuite à l'encontre d'individus, devenus des dictateurs, à leur corps défendant, et, tout bien réfléchi, tout à fait par hasard, est-elle vraiment la bonne réponse? Ne sont-ils pas comme Papon, Barbie, Bousquet et quantité d'autres Européens, des amants fourvoyés de la liberté?

 

Les mamamouchis du gouvernement, en tout cas, n'en démordent pas: seuls les changements, et donc les réformes, consciemment voulus et poursuivis de façon inlassable par eux-mêmes sont en fait prévisibles. Le reste arrive, sans prévenir, et donc pose beaucoup plus de problèmes qu'il n'en résout. Renverser une dictature, oui, bien sûr, ça va! A condition toutefois d'en prévenir les dégâts. C'est ce que le gouvernement français à tenter, comme il le dit, de faire, par le biais de l'expertise policière. A quoi bon, toujours selon la même source, avoir un savoir-faire, qui plus est, ce qui n'est pas dit par excès de modestie, acquis en Algérie et triomphalement exporté en Argentine, si ce n'est pas pour que les manifestants au bout du compte en bénéficient! Si la France donc était intervenue en Tunisie, comme elle l'a aimablement proposé, en marge de ses activités touristiques, il y aurait eu, au final, moins de morts et plus de Tunisiens pour l'applaudir ensuite. On se prend à rêver d'une exfiltration de Mohammed Bouazizi, avant qu'il n'exécute ce geste débile, dont le résultat a été de jeter toute une nation en plein désarroi. Vraiment, ne pas prendre en considération les intérêts français, c'est nul! A la différence du gouvernement français, il est clair qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, sinon, au lieu de réagir de manière épidermique, il se poserait la seule question qui vaille: y a -t-il un gouvernement plus impeccable qu'un gouvernement qui s'oriente en toutes circonstances vers l'essentiel, à savoir la sécurité des biens et des personnes?

Les accompagnangnans, au contraire, nient avec la plus grande énergie, l'énergie électorale, que tout a été fait à temps et comme il faut ou affirment, semble-t-il, sans se contredire, que tout a été fait en dépit du bon sens, le sens de l'histoire, et pas du tout comme il aurait fallu faire, c'est-à-dire comme les socialistes l'auraient fait, si le peuple en eût décidé ainsi. De prime abord, nous dirons qu'ils ne sont pas au pouvoir et que ce qu'ils auraient fait en pareilles circonstances, nul, à commencer par eux, ne peut le dire. Ce qui présente un avantage: ils sont libres d'aller se faire voir en Côte d'Ivoire et de montrer à quoi ressemble une politique démocratique, réelle: appeler à la défense des intérêts de tous ceux que la démocratie intéresse et, en particulier, les intérêts de l'opposition au gouvernement français, logiquement plus intéressée par la démocratie et cela au moins jusqu'à la prochaine victoire électorale. Au reste, leur argument majeur est le suivant: on doit se ranger derrière le peuple, surtout lorsque celui-ci manifestement exige un retour à une souveraineté perdue depuis des lustres. Toute ressemblance avec des personnesou des situations existantes ou ayant existé, lors du référendum de 2005, ne saurait être que polémique. La France n'est pas encore la Tunisie, elle est toujours un petit état américain.

 

Mais nous tenons à ce que la cohésion nationale, chère à tous les mamamouchis et accompagnangans, ne soit pas un vain mot, en montrant ici qu'il existe bel et bien une cohérence diplomatique, organisée autour des progrès possibles de l'islamisme et du risque d'une immigration massive, incontrôlable. D'ailleurs le dernier chamboulement ministériel, comme chacun peut le constater, est entièrement animé par le souci de la sécurité des frontières physiques et politiques. Le reste au fond peut attendre. Le seul contenu positif du discours politique dominant, en France, revient donc concrètement, au final, à défendre le printemps des peuples arabes, dans la limite des intérêts propres à l'arc-en-ciel des classes capitalistes de France et mondiales. Rien de moins et rien de plus. Et ceci avant, pendant et après ce qui n'est pour l'instant qu'un soulèvement à caractère démocratique et pas du tout une révolution régionale contre le capitalisme mondial, bien au contraire. Seules les démocraties capitalistes rangées comme un seul homme, derrière leur champion américain de la liberté, déploient leur diplomatie en ce sens, avec un sûr instinct de classe. Et chaque nation, selon sa propre religion nationale et sous son propre voile idéologique.

 

Le courage et la détermination de Tunis, du Caire, de Tripoli, de Manama, demain, à Paris, contre la corruption capitaliste, yes, we can!

 

 

 

 

Par valentini
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 16:18

 


 

 

France-Épinal vient de retrouver le clairon perdu de la Souffrance. Il n'était pas à Tataouine, comme elle l'avait longtemps cru, mais chez elle! En effet, c'est en s'asseyant dessus, depuis trente et trois ans, qu'il avait disparu. Maintenant pourquoi ça pue, quand on souffle dedans, son étourderie serait seule en cause. Elle n'a pas « su » la démocratie ès-commissariats et casernes, ni ne veut en voir sa caricature ici même sous forme de préfecture. Les grilles de cette dernière ne s'ouvrent-elles pas à une lecture de la culture de l'excuse, quand bien même anecdotique? Rétention de l'information sans doute. Au moins, les romanciers de la révolution intérieure ont désormais lieu d'être satisfaits. L'ordre nouveau qu'ils envisageaient, le nez collé sur ce qui constituent, selon eux, les deux sources du matérialisme, l'amour du bas et l'absence d'harmonie, dépend bien du palais, outre sept autres voies.

Cette démonstration naturellement n'est pas pour concurrencer l'enfoiré français et son fond alimentaire. Ni non plus, surenchérir sur la normalité, en incarnant l'exception française qui justement prétend la fonder a contrario en tant que président de tous les Français, artistes compris. Avoir une gueule à part à ses limites. Et encore moins, équipé d'une voyante et sonore intention, de se blanchir auprès des autorités. Elle est uniquement dans le but de mettre à nu un mystère qui n'est pas que national, même si, veramente, dio c'é, louche, il l'est. D'où vient, en effet, le fait que les médias ne cessent de claironner blâmes et louanges à l'égard des méandres de l'opinion publique?

Poser la question, dit-on, c'est y répondre. Alors vite! Ne feignons pas, en la matière, un suspense dont s'accommode le mysticisme bourgeois le plus neuf parce que farci d'émotions capitalistes. La formidable complexité de l'existence actuelle empêcherait de poser ce qui suit, une thèse, par définition, effroyablement doctrinaire: les médias et l'opinion publique sont une seule et même chose.

Du micro-trottoir à la conférence de presse, l'opinion médiatique n'est pas, c'est évident, simples variations formelles d'un même message, mais bien suites concrètes et donc riches d'exigences mêlées dont l'urgence absolue veut que: hors l'opinion publique, point de salut! Les socialistes français actualisent ce fait à leur manière, en organisant des primaires, en vue de l'élection présidentielle. Comment mieux dire leur appartenance à l'environnement national-capitaliste! Comment mieux faire comprendre leur refus d'être ce qu'ils prétendent être: un parti! Et l'idiot médiatique, comme une carpe sur un vélo, où si l'on préfère, un casse-pied, d'exiger de leur part un passage dans les eaux miraculeuses de Bad Godesberg! L'Allemagne et la France, depuis 68, forment bien un couple, vivant en tête-bêche.

 

Mais comme aujourd'hui, la mode est aux métaphores actives, c'est-à-dire débarrassées de tout caca lyrique, comme on dit, et vaccinées contre le dogmatisme non efficient non efficace, disons que ce mystère organique est à l'image de l'appareil digestif. Le tube digestif français, en effet, a lui aussi un haut et un bas et donc tout élan d'enthousiasme qui en émane n'implique pas, sauf au second degré, une haleine aussi fraîche que publicitaire, mais peut en receler une, même si édentée, carrément sauvage. Au sens originaire du mot, il va de soi. Cette construction, sans conteste la plus pure, sinon more geometrico, tout comme, construite néanmoins à des fins pratiques, représente, comme il se doit en pareil cas, sous deux espèces, une seule et même communion: ce qui reste de la nation, après concentration. Ici, pour le même prix, nous offrons à la science la plus téméraire, l'approche biologique qui convient au social qui l'anime, sachant qu'un cerveau qui dépasse la vitesse de la lumière n'a peur de rien. Et surtout pas d'une ombre chimérique, qui n'est au fond que le cliché explosif d' un instant t, ayant pour sujet atomique, la transparence démocratique.

 

Ces considérations, d'aucuns, les quelques intermittents du subjonctif, par ailleurs non inscrits, non inscrits à pôle-en-panne, les jugeront parfaitement oiseuses. Au risque de les surprendre, c'est aussi notre avis, et pour des raisons somme toute similaires aux leurs, quoiqu'une fois dépliées non identiques. Servons-en quelques-unes. Nous vivons dans un pays où l'opinion publique, à pompes en croco, se mobilise contre l'appauvrissement des riches, antichambre d'une paupérisation non seulement relative, mais et surtout, absolue. De ce point de vue dégradant, la pauvreté des « pauvres » est, en même temps qu'un scandale, un signe extérieur de richesse, ostensiblement affichée sous forme d'assistance sociale. De l'insolence, ni plus, ni moins. Portons ici à la connaissance de l'économie la plus économique, le fait que l'état des talibans est le plus privé de tous. Et les Américains en sont tellement conscients qu'ils leur font la faveur d'investissements massifs et fracassants. Il y a un socialisme des riches, qui a pour image et étoile la police.

Dans un pays où le président de tous les Français est avant tout, c'est son choix, le président de Tony Meilhon d'abord, à qui il accorde une extrême attention -heureux homme qui bénéficie d'une discrimination positive!-, ce qui pose, entre autre, la question de l'efficacité de la simple manifestation, en vue d'obtenir des résultats tangibles, face au traitement expéditif des retraites, de la part du gouvernement, n'est-il pas temps de donner aux lois Guigou, Perben, Dati, etc., des noms autrement méritants et plus parlants, médiatiquement s'entend, bref des noms logiques, du genre loi Meilhon, loi Gateau-Mathey, Loi Ribeiro Da Cruz, Loi Evrard, etc., en sorte que le souvenir de l'horreur se perpétue, dans l'honneur à transmettre à nos-enfants, et qu'elle inspire cette peur bleue que la République agrée en guise de perspective politique. Et pour clore ce chapitre dédié à la férocité des temps et à l'humanité qui en fait les frais, pourquoi ne pas débaptiser également la loi Gayssot? Vite! Qu'elle devienne, sans tarder, la loi du Troisième Reich, se mettant ainsi fondamentalement en phase avec l'esprit apaisé qui prévaut un peut partout aujourd'hui en Europe. Le désir de paix dont elle est la réincarnation n'en sera que plus vif, face au vieil Européen abominable, exception faite bien sûr du plombier polonais, un martyr du communisme! Une loi votée à temps peut tout surmonter à l'instant. Encore faut-il savoir se mettre à la place des victimes, de la manière la plus opportune. Pour les nouilles, c'est aujourd'hui, le zouave français qui est le meilleur.

Dans un pays qui va, court et vole de la Roche élyséenne au marais sécuritaire, à moins de deux heures des bagatelles romaines, mais comme ici ce n'est pas le diable, refous-l'moi dans l'cul, de Nantes à Montaigu, propagande en chouette-partie et en tea-party, sous couvert d'histoire en son et lumière, à la vendéenne, il est logique qu'on mette du piment dans sa vie, en soutenant la production de films d'horreur et qu'on voit dans l'épouvante, un plat aussi exquis qu'exotique. Seuls les socialistes à la Frankenstein en sont encore à imaginer que l'imagination au pouvoir peut changer de régime. Faire autre chose que de pointer la Tunisie et l'Égypte du doigt, en exigeant la fin des violences, contre la violence étatique et la Terreur d'état, toutes deux activement soutenues, et pas seulement en paroles, par la démocratie capitaliste. Car la radicalisation évidemment aurait un coût pharamineux qui ne profiterait qu'aux Frères ennemis et autres caïds capitalistes dont l'action n'a jamais abouti à mettre à bas une seule dictature, Iran compris. Israël, quant à lui ou elle, voit une seule solution: soutenir pharaon. Retournement ironique d'une leçon millénaire. Et le daltonien des médias, dès qu'il voit du vert, continue de sortir son revolver, sauf si c'est un dollar coranique. Vivre de la Peur, ne l'effraie pas. La preuve, il prend des risques, en tripotant son portable. Cela dit, de notre point de vue totalement irrespectueux de la vraie vie des nations, affectées d'un taux de corruption normale, il y a beaucoup plus grave qu'un gouvernement qui se tait, un peuple imbu de sa supériorité. Cet imbécile ne sait pas même pas qu'il a disparu! Car en Tunisie et en Égypte, c'est encore et toujours des prolétaires qu'on assassine, pas des membres des classes capitalistes, toutes complices!

 

La violence collective des prolétaires de Tunisie et d' Égypte est la seule voie démocratique, sans démocratie pour les classes qui pensent que impôt = communisme!

 

Aucun droit politique pour les représentants des classes capitalistes qui n'ont qu'un seul droit: se taire ou être anéanties!

Par valentini
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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 14:13

 


 

Jean de Kerguiziau de Kervasdoué de Lannion a l'air d'un homme. Comme d'autres de son espèce. Et comme nous. C'est en fait une bête de somme théologale, à face d'homme et démoulée de l'image moisie que voici:

 

« D'azur à l'agneau pascal couché d'or portant une croix haute du même au guidon de gueules chargé de l'inscription LAUS DEO en lettres capitales aussi d'or »

 

En patois local, évidemment, nonobstant le fait que l'obélisque de Washington a remplacé la croix haute, tant et si bien qu'en langue administrative la plus neuve, gestionnaire de troisième type, la description s'élève au stade monumental, sans renier le local qui le hante:

 

diversifié d'ivoire et d'or, au premier gratiné d'économie et de gestion des services de santé du conservatoire national des Arts et Métiers, au second seriné d'Académie des Technologies, au troisième vacciné de directeur général des hôpitaux, au quatrième banané d'ingénieur agronome de l'Institut national agronomique Paris-Grignon, au cinquième couronné de docteur en socio-économie de l'Université Cornell, université privée américaine appartenant à l'Ivy League qui cultive l'élitisme républicain et professe le plus grand mépris pour la vie sociale, à l'exception de la sienne propre.

 

Cependant, pour une raison, seulement connue des grues qui montent et descendent, et avancent et reculent, cocasse, K2R veut discuter, d'homme à homme, avec nous, plat comme des crêpes et moins épaisses que ses diplômes. Dans son espace, les relations sont de surface. Mais bon, sa grandeur rapportée à ses intérêts personnels, son réseau académique, ses accointances mondiales, ses relations politiques, ses ouvertures médiatiques, il met tout ça de côté. Hors de l'architecture effroyablement complexe du savoir, les grues sont très pmu et inversement. Donc, KK se présente à nous nu, en vue de défendre, une science vierge, inerme et pure qui nous apprend

 

que manger du lapin, et donc se délecter de gènes de lagomorphes, n'a jamais fait de quelque être humain que ce soit, un lapin!

 

Une leçon de choses énorme qui prend en compte les droits de l'OGM et défend la mise en vente à l'encan du vivant et sa concentration dans le bon camp, le camp de la liberté. Mais à parler de cette manière nous sous-estimons gravement l'événement. Il se passe bien autre chose de merveilleux qui nous oblige à parler un langage tout aussi merveilleux, fantastique:

 

« Qu'ai-je fait aux bêtes théologales de l'intelligence
Jadis les morts sont revenus pour m'adorer
Et j'espérais la fin du monde
Mais la mienne arrive en sifflant comme un ouragan 
» .


 

Notre agneau des plateaux voit l'ombre d'un loup grandeur nature, écologique, se mirer dans les ondes claires des magouilleurs multimédias, après avoir piétiné sans pitié Mac et Quick. Sur la science, la chiance écologique! Oeil-de guerre et petit doigt en l'air, tel l'Aigle à l'adresse du Cygne. Un genre de bagarre patriotique sur les places et les carrières. C'est que le travailleur émérite ne se mobilise pas en vain au secours de la Science. Une science qui pourrait tout compte fait se passer des hommes puisqu'elle est à elle-même sa propre fin. Voilà un grand pas en direction de la lune, chevauchant la vérité qui suit: pas besoin d'avaler un saucisson corse ou halal pour devenir un âne, ça vient naturellement, en participant aux déchets-réalités. Faire peur, se faire peur, par tous les moyens, tout est là, au-dessous de la ceinture. Une sorte de socialisme reproducteur d'imbéciles.

 

 

 

 

Par valentini
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 14:28

Rien de tel qu'un peu de lecture pour remettre les idées en place et appeler à réformer les coucous de notre temps.


 

"Dans l'agriculture comme dans la manufacture,

la transformation capitaliste de la production (la fameuse modernisation!) semble n'être que le martyrologe du producteur,

le moyen de travail, (le non moins célèbre outil de travail!) que le moyen de dompter, d'exploiter et d'appauvrir le travailleur,

la combinaison sociale du travail (l'hyperrévolution technologique!), que l'oppression organisée de sa vitalité, de sa liberté et de son indépendance individuelles.

La dissémination des travailleurs agricoles sur de plus grandes surfaces brise leur force de résistance tandis que la concentration augmente celle des ouvriers urbains.

Dans l'agriculture moderne, de même que dans l'industrie des villes, l'accroissement de productivité et le rendement supérieur du travail s'achètent au prix de la destruction et du tarissement de la force de travail.

En outre, chaque progrès de l'agriculture capitaliste

est un progrès non seulement dans l'art d'exploiter le travailleur, mais encore dans l'art de dépouiller le sol;

chaque progrès dans l'art d'accroître sa fertilité pour un temps,

un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité.

Plus un pays, les États-Unis du Nord de l'Amérique, par exemple, se développe sur la base de la grande industrie, plus ce procès de destruction s'accomplit rapidement.

La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit toute richesse: 

 

la terre et le travailleur."

 

 

Marx, le Capital, livre premier, tome 2, quatrième section, chap. XV, paragraphe X, page 181 des Éditions Sociales

 

Plus d'un siècle et demi plus tard, les dispensés à vie de travail manuel hurlent que ça urge,

qu'ils faut les stopper, sinon ils vont faire un malheur,

que la terre n'est pas éternelle,

qu'il faut protéger les richesses,

et surtout, surtout,

que Marx est un con!

 

Il est temps de faire redécouvrir aux Narcisses du troisième millénaire le con en question, dont la seule utilité, à leurs yeux, exclusivement occupés à se contempler, semble être l'endroit idéal pour dissimuler leur peu de production personnelle, malgré des efforts surhumains. Cette redécouverte évidemment ne saurait être à la turque ou à l'anglaise, en douce et en privé, mais à la tunisienne:

 

gouvernement de merde, de l'air!

Assez de la corruption capitaliste des corps!

Par valentini
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 16:21

 


 

Les Français ont lieu, semble-t-il, d'être fier. Après un démarrage exorbitant, au profit quasi exclusif des couches bénaliennes de France, leur machin populaire est sur le point de trouver son orbite géostationnaire. Un nouveau roi du monde est appelé à régner. Une chance, dit-on, pour la France. En effet, à force de frappes réformatrices, millions d'yeux, d'oreilles, de nez, de bouches et de croupières, jetés, en vrac, les uns contre les autres, le miroir français renvoyait une image de guignol grandeur nature: l'hyperprésence! Une volonté romantique de puissance, à la Frankenstein, mais dont le train est comique. Elle apporte avec elle un nouveau populisme au ton clean qui continue à déployer sa politique de terre brûlée. L'escroquerie aux retraites n'était qu'un début. Sous les feux tonitruants de cette singulière élévation à la puissance génitale et nationale s'est réveillé un marigot de diseurs de vérité aux Français et faiseurs d'identité. Une main sur le coeur, l'autre sous la ceinture, ils incitent le peuple à la course au magot. Ce n'est pas, fume, c'est du belge, expression populaire, mais les dealers sont noirs, les leaders sont blancs, ne dormons que d'un oeil! Voilà, démoulée fraîche, matin, midi, soir, leur innocence surréaliste. Ils ont la volonté de guérir le mal par le mal, car selon eux si l'on jouit pour de vrai sans entraves, surgit mécaniquement un Bien général. Si c'est pour du beurre, se déchaîne au contraire une révolte logique qui s'incarne plus ou moins sous cette forme: allons-y franco, traitons-nous de pédés, d'enculés, de juifs, de météques, de bougnoules, de négros, de nègres, de salopes, de fils de putains, soyons décomplexés! Une sorte de preuve par la Peur.

 

Surgit alors au milieu de cette bouse, l'homme de 2012, un sauveur. Mais comme on nous parle depuis trente ans du panier de la ménagère, on pense logiquement au grand méchant loup d'abord, à sa patte blanche et au ton mielleux qu'il emploie pour obtenir gain de cause. Et c'est bien ainsi que se présente l'homme de 2012, modeste, humble, couvert de bouse, mais digne. Il joue à l'homme de gauche. Pas question de donner des leçons démocratiques au leaders africains. Une sorte de new deal anticolonial post-colonial qui interdit la rouspétance au-delà des Pyrénées. En-deçà, c'est de la repentance!  Cette politique est en tout point conforme au premier des droits de l'homme dont voici la philosophie aussi indigente qu'indigeste: quand on bouffe on ferme sa gueule! Les prolétaires européens et africains ont au moins un point commun: des présidents-philosophes. Mais alors l'Afghanistan? La réponse est pourtant évidente: ce n'est pas une ancienne colonie de la France. La présence de cette dernière y a donc un tout autre sens: défendre la liberté prise en otage par le terrorisme. Alors qu'est-ce qu'on attend pour envoyer des troupes au Niger? Que la liberté soit prise en otage, pardi! Comme à la SNCF ou dans les raffineries de pétrole? Mauvaise pioche. L'homme de 2012 n'est pas venu aujourd'hui faire de la politique. Son objectif est plus modeste: changer le climat dans le monde. Sans polémique. Car il y a le feu. Les prix montent. Et par-dessus le marché, les Tunisiens protestent contre le fait d'être démocratiquement réprimé. Son attitude est aussi plus humble: je ne suis ni le premier, ni le dernier, juste un maillon entre les chaînes qui empêchent la planète d'aller droit dans le mur. Une fois franchi le seuil du foyer, les hommes violents ont généralement un comportement exemplaire. Les faiseurs de réputation les considèrent comme de bons pères de famille, honnêtes et travailleurs, respectueux des lois et de leurs voisins. Comme quoi avec de la bouse, on peut fabriquer quelqu'un qu'a une bonne image! Et donc, prolétaires de France, n'hésitez plus, vous aussi, soyez décomplexés! Comme en Tunisie, tous ensemble, crions:

 

sauveurs de la France,

faîtes vos valises ou descendez au cercueil!

Par valentini
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