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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 22:53



Le chargé d'affaires des classes capitalistes, en France, et dernier rejeton de la cinquième république, a tout lieu d'être satisfait des manoeuvres dilatoires des agences de notation à propos de la dégradation de l'économie française. Monsieur 100 000 euros avait promis de réconcilier le capital et le travail. Il a favorisé la rente. C'est effectivement une forme de réconciliation: compter ses sous prend du temps.
Et quoi de mieux qu'une mauvaise note, pour dire aux classes capitalistes qu'on pense très fort à elles. En langage SMS, ça donne quelque chose comme: tout va bien. On coule! Les agences en question exultent: le franco-boche va payer! Soulagement du côté de leurs commanditaires, fonds souverains et de pensions anglo-saxons. Il faut en effet se demander à qui profite le crime?
Rappelons tout d'abord que les agences de notation sont des entreprises privées dont la légitimité démocratique est nulle, puisque c'est là l'argument invoqué pour justifier les politiques successives d'austérité économiques mises en oeuvre depuis trente ans. Ensuite qu'elles sont partie prenante de la crise actuelle et en particulier de la faillite bancaire et de la crise des subprimes, soutenues à coups de triple A.
C'est dire l'imbécillité doctrinaire qui les anime: est bon ce qui enfle les rentes des classes capitalistes et donc les enrichit elles-mêmes par la même occasion. S'ouvre ainsi un nouveau chapitre du droit international où les amis des escrocs à la Madoff se font juges des états sans lesquels ils ne pourraient vivre dans le luxe et l'opulence.
Et enfin, à l'heure où les commentaires vont bon train sur le patriotisme économique, le protectionnisme dans les règles et surtout, surtout la nécessaire soumission des classes de prolétaires aux impératifs de l'économie nationale, nationale pour le pire, c'est logique, rappelons ce petit détail: les agences en question sont américaines. Ne serait-ce pas merveilleux d'opérer un transfert de charges, en faveur de ces pauvres états américains qui en ont bien besoin. Les guerres coûtent cher. C'est le moment d'être radical à dessein! Supprimons l'armée, cet état dans l'état! Laissons les acteurs du marché s'expliquer entre eux.

Pour le commandant du paquebot France, fier des ses habits de larbin d'ancien régime, ce naufrage annoncé, à quelques encablures de la prochaine élection présidentielle, c'est inespéré! Il peut jouer à l'homme d'action, qui réagit, au quart de tour, aux commentaires économiques des agences de notation. Ces dernières, il est vrai, ne se perdent pas en vaines conjectures sur le destin de l'Afrique. Elles ont mieux à faire que de donner leur opinion sur l'économie du Mali. Par exemple, faire des grandes déclarations sur les peuples opprimés par des économies rentières. Au premier rang desquelles les anciennes puissances coloniales, comme elles disent. L'Amérique du nord et du sud, comme chacun sait, n'a connu le colonialisme que sous la forme positive de l'esclavage. Les Indiens, étant une fiction hollywoodienne.
Mais de quelles actions, sujettes à commentaires de commentaires, s'agit-il? D'opinions présidentielles sur l'économie française. Continuez comme ça, à pressurer le capital, c'est pas possible! Regardez ailleurs! Au nord! À Berlin! Peau de chagrin. Ça sent la mauvaise note et l'alibi. Que faire? Devenir l'homme de la situation. L'homme d'action se mue en agence d'agences de notation, qui convertit les commentaires des agences de notation en politiques économiques de son choix, dont la philosophie se résume à l'action existentielle en faveur des rentiers de tout acabit. Comme ce n'est pas très nouveau, il n'y a plus qu'à inventer le concept de situation durable. Car ce choix politique fondamental de la rente à tout prix a effectivement commencé, il y a trente ans, avec la loi socialiste portant sur la dérégulation financière. Le résultat est connu: faillite sur toute la ligne. Le capital ne parvient même plus à se mettre en valeur en Europe. Et aux États-Unis, c'est encore pire. Sa valorisation est négative. Plumer l'Europe devient urgent. Et ça tombe bien, il y a ici, en France, un homme qui agit en conséquence. Mais, attention! Un homme tout vérité et courage. Ah quel dommage que la France n'ait pas un nouveau Picasso qui pourrait peindre une toile gigantesque pour immortaliser ce haut fait à intituler: Franco au secours de la république espagnole! Entre rentiers forcément, démocratie ou mauvaise note, pourvu que ça rentre, hein!

 

Par valentini
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 18:32

 

 

(sans muscles édifiants et moules lénifiantes, pas de clameurs créatives de dieux du stade)


 

La personnalité-la-mieux-aimée-des-Français, titre-concept, tiré du cerveau, en forme de bibi culturel, d'une sorte d'opiomanes de type nouveau et porteurs de colifichets éthiques, mixité, vivre-ensemble, égalité des chances, nécessaires au blindage de l'indécence de la Rente bouffie d'arrogance, exhibée en Vierge-du-bon-secours, a commencé à mal tourner. Elle crache de la mauvaise herbe dans la soupe française la plus populaire: le sport! Bienvenue chez les faux-culs. A cheval, sur le podium de l'avenir, ils chantent cet hymne folklorique: du choix à la pelle, mais pas de langue alternative! Comment céti à l'Une, pareille horreur crashante? 

En effet, cet adoré-là, sans preuves et plein de reproches, a jeté du poil à gigoter, dans le lit de l'amour douillet à la française, qui, lui, croit en lui, d'abord, et croit que plus le capital croît, plus c'est mieux. Ce plus-mieux très-sérieux, l'amour douillet, à qui le ciel a mis le feu, fait féroce, le recrache instantanément en franco-espagnol, meuglant qu'il peut faire mieux que l'or: être en or! En ordre de combat, dans l'arène imaginaire de tous les dangers publics proclamés. Jugulons-le! Jugulons-les! L'or patriotique est en danger!

Cette méthode est exemplaire. Son besoin d'exemples ne tarit pas. Par exemple, un champion cycliste qui vomit dans la soupe tous les bons produits de la chimie la plus performante, devient une pédale! Une partie honteuse d'un tout insoupçonnable, qui se vante par ailleurs d'avoir un effet dopant sur la vie ordinaire. Sans lui, tout le monde resquille, roupille, la quille, bordel! Ce dopage surréaliste pour veaux nombreux est selon le principe ultra-simple qui vire mal est viré. Si maintenant, autre exemple, quand bien même sur le tard, et pour des raisons qui n'ont pas à être exposées ici, un ancien tennisman propose, au regard d'une concurrence qu'il juge olé, olé, le philtre d'amour, compétitif, pour tous, forcément, outre con comme une vache espagnole, c'est un type à la noix! Soyons plus ambitieux! Disons même plus et mieux! Cette proposition est parfaitement logique, car c'est la société toute entière qui est à la noix!

 

L'enragé médiatique, qui se fait volontiers l'écho du renversement général des valeurs sur le zinc et autres tabous à se coller à la raie, n'hésite pas à raccrocher opportunément sa paire professionnelle au perroquet de commissariat qui le surplombe, l'envisageant comme une couronne de lauriers. À quoi bon recouper les faits, devant l'évident fait d'une inconscience démagogique! Comme elle est assez consciente pour vouloir le mal, sans doute est-elle dopée à mort? Qui peut la stopper? Quel professionnel de l'opinion lui reprochera cette envie de faire mal, sachant que le Français est farci jusqu'aux yeux de pilules de bonheur? Ce goût pharmaceutique est naturellement par goût du travail. Voilà qui tombe pile, dans l'urne à compte suisse. C'est une occasion en or pour la démagogie consciente d'elle-même de faire mieux: faire de ce mal singulier, un bien fou. Et même plus et mieux, en faire une surprise, de taille divine. Devine qui va se mettre maintenant à table, andouille!

En effet, l'amour douillet s'accommode tout à fait de cet appel à la tranquillité public des esprits, par voie magique, artificielle. Gisant dans le lit-directeur, à ressort impérial, engendré par Caligula et Messaline, son imagination s'enfièvre, devient héroïque et par un hasard providentiel enfante sa propre bulle, plus qu'insupportable, asphyxiante pour l'homme ordinaire qui n'a pas la qualité signifiante. En effet, l'homme aux tripes, un chouïa a-normales, elles chient de l'or, n'a pas besoin pour s'élever, de s'envoyer en l'air par des voies physico-chimiques, qui combinent à merveille gaz, poudre et huile, le rêve lui est consubstantiel. Sinon comment pourrait-il croire qu'on l'envie, qu'on lui en veut, qu'il fait rêver? Ce rêve évidemment ne devient réalité qu'à haut niveau. Au niveau problématique, qui est le nôtre, cette réalité lumineuse semble comme éjectée d'un arrière-train canin. Du coup, pour perdurer à l'infini, il a bien sûr besoin de flatterie et de câlins, mais surtout, ceci compensant cela, de chantage aux affaires et autres rétorsions et représailles.

 

Dans cette sphère atomique d'activité au stade suprême, où le vedettariat masque la misère de la vie collective frauduleusement volée, un individu, en effet, a le pouvoir de devenir une bombinette, voire une bombe stimulante, poupoupidou! Voyez mon bobard! Et donc justement, pas question qu'il ou elle en revienne vivante, au risque de contaminer toute la chaîne alimentaire de corruption. Sans quoi, ce retour technique à soi, oniromastrichien, dénonciateur du rêve français, met mécaniquement en route le dispositif médiatique prévu à cet effet, tic! tac! tic! tac! tactique, tout à fait! Dans le meilleur des cas, il va de soi. Comment ça marche l'amour douillet outré? C'est simple, comme un apéro on the rock. Tu mets la pression sur le cocon, paf! La murie pète, adieu le calme, le luxe et la volupté! L'indigné imaginait un retour à soi, il écope d'un retour à la normale, pas de bol! Nous lui conseillons d'y retourner immédiatement. La question du détonateur est de celle qui se règle en un quart d'heure. L'homme à la noix est terriblement mal placé pour l'ouvrir. Pour ouvrir la boîte à mystères de la création sportive. Et même mieux, il ferait mieux de réfléchir, ce tire-au-flanc qui pense qu'à lui, ce suisse français, et peut-être même pire, espèce d'émissaire du Mal! S'il ne veut pas finir au musée cycliste, près de Saint-Malo, comme une pédale sur un vélo. Allez! Baisse la tête, Bobet! Ton maître est le roi des coureurs! Baise-lui l'oreille, au lieu de te mordre la queue! C'est pas si facile de rompre avec la célébrité, nous le reconnaissons volontiers. Mais notre intérêt est ailleurs.


Il veut montrer ce théâtre des opérations électorales qui rend compte de la figure capitaliste, piétinant ses propres résidus bourgeois de fausses-couches, avachies par le marché. Il prône, liberté, liberté chérie, l'Amour douillet. L'Amour, dans la dignité. L'Amour dopé, ho! Ho! Ho! Stop! C'est faux! Si tous ne sont pas égaux, dans la vie, avec un V comme Vitesse, Victoire, Volonté, il y a la commune union. L'Amour du corps, d'abord. L'Amour du sport, d'accord! Le corps c'est de l'or! Alors, pas touche! Cet Amour-là, de rêve, ne peut pas avoir tort.

 Si c'est pas vrai, c'est pas faux, c'est sûr! Étant avant tout Une Manière de Parler, de Parader, de Personnifier, bref, du sport! Du sport électoraliste. Ce sport-là est en forme d'hypocrisie travaillée, qui surgit par en-dessous, comme une trique libérale sous la burqa des réformes. Y es-tu, mon gros loup! Enlève ta culotte! Ce dialogue, bien entendu, est en VO, X, dopante. Si c'est pas patriotique, ce rata, ça le deviendra, ça va le devenir. Un, deux, trois, ouvrez le ban! L'appât est là, du gain, magique. C'est un baptême républicain. Une Masse de Poilus y boit de la potion-là qui les fait éclater, en terribles sanglots, de joie, et à part soi, de rire, mais les voilà qui entrent dans l'histoire. Caméra au poing, opération caméra, ils y entrent en dieux du stade suprême ou en martyrs, selon l'actualité du moment: tous ensemble, tous ensemble, tous! Et c'est nous qu'on traite de racketteurs!

 

 

 

 

 

Par valentini
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 16:16

 

 

 

Oui! L''état est le problème: finissons-en!

 

 

« Il ne s'agit pas de désigner des boucs émissaires!... ». Trois petits points de suspension, regard balayant, vache ou séducteur, bras cassé, actif, main plate, impérative, marquant le handicap, le crime, l'horreur! L'habituelle comédie du pouvoir dans tous ses états, ohlala! Ça va pas!.. Plus!... Mal!... Aux voleurs! Aux fraudeurs! Aux pilleurs! Ils vident les caisses! Nous intégrons ici la presse à sensation, en voie de présidentialisation, car dans notre système de pensée, quelle que soit la question disputée, tout le monde doit avoir sa part.

 

Ça commence toujours comme ça, les voyages, aux frais de la princesse. Par un changement de ton initial. Le constat que l'époque, les hommes, la vie ont changé. À cause de la Chine-Amérique ou des socialistes, roses africains à reculons dans l'histoire? Charge aux penseurs lapidaires de la mauvaise volonté, en clair du sabotage de l'économie nationale, abstraction faite de l'économie en tant que telle, de déterminer si le progrès a la volonté du changement ou si le changement, au contraire, est la représentation de la volonté de progrès. L'idéologie française se nourrit de charniers qui en retour la multiplient et la gonflent. Elle est donc, du point de vue de la quantité et de la qualité, en règle avec l'histoire.

En tout cas, c'est sûr, y a des profiteurs, yawohl! Les pires! Des qui ne font aucun profit, ça profite à personne. Exemple: un arrêté du travail. Un malade! Un voleur de Français! Un assassin de la France! Progression, en boule de neige, logique. Et donc que des sanctions s'imposent. Si, là-bas, la guerre est sainte, ici, c'est la sanction qui l'est. La sacro-sainte sanction va remettre de l'ordre dans le foutoir capitaliste. Fraudeurs! Descendez au cercueil! Cette figure, heureusement pour celui qui la formule, est avant tout rhétorique. Sinon des pans entiers de l'économie capitaliste s'effondreraient: le travail au noir, le travail clandestin, y a bon, too positif, le non-paiement patronal des charges et des cotisations sociales, le dumping industriel, les subventions étatiques de toute nature aux entreprises, la vente d'armes aux dictatures et leurs rétro-commissions, le coup de pouce à la grippe AAA, bref, toutes ces menues choses si courantes que ne pas y recourir reviendrait à faire l'amour tout nu dans la rue. Le système bancaire, aux prises d'otages colossales, pourraient bien être la pointe d'un Iceberg titanesque.

 

Notre capitaine et vice-roi des Amériques, de France, en a déduit que la seule façon efficace de se protéger est de supprimer toutes les protections, toutes! Ça va saigner! Après la transparence, c'est l'introduction du social-nudisme en politique, sur fond de transes présidentielles. Tout le monde à poil, sur le pont, et que ça saute! Par ici la monnaie. Parce qu'évidemment, l'exhibition est payante. Le capitaine est plus radical que la Mort elle-même qui se refuse à un dépouillement si austère. Elle serait d'une indécence sans borne, car elle sait bien qu'elle aura la meilleure part, laissant au poète un mouchoir en papier où dire sa volonté de ne pas mourir. Mais l'heure est à l'enfilage de capote moralisante du laisser-faire. Se répand quelque odeur sociale anti-poux, extrait de quelque organe bleu-horizon. Une sorte de national-socialisme adapté à notre époque, bienveillant, branché, évidemment non-toxique. Il ne contient pas la moindre trace de socialisme. Du coup, nous pouvons espérer en sortir, par la seul voie praticable, la voie nationale non-alternative. Si ce n'est pas politiquement correct, ça marche, le gaz moutarde!

 

Bien entendu, « il ne s'agit pas de désigner des boucs-émissaires », non! En soi, en effet, ce n'est pas nécessaire, ce mot est totalement clos sur lui-même. Aucune négation, d'aucune sorte, quand bien même réitérée, ne peut faire qu'il ne désigne pas ce qu'il dit. Seuls les imbéciles convertis au socialisme casanier l'ignorent. Mais en pratique, il s'agit bel et bien de dénoncer les fonctionnaires! Nuance! En y ajoutant la lâcheté suffisante qui fera que chacun reconnaîtra les siens! Ainsi il sera aussi pour les autres, par les autres, le pari de l'imagination, étant qu'il ne sera pour soi. Toujours un élément manque dans ce genre de système qui remet le détail au lendemain. Le capitaine est loin d'être inconscient de ces actes. Faire circuler efficacement l'argent, cette entité intouchable, des comptes publics aux comptes privés et réciproquement, c'est précisément sa fonction:être le président-directeur-général des classes capitalistes de France et d'ailleurs!C'est dire ses connaissances en matière de fraudes petites, moyennes et grandes. Mais la vie, c'est la vie! Les petits fraudeurs paieront! Ils paieront le prix de l'universelle corruption. Telle est la loi actuelle du plus fort. T'es pas content! Ta gueule! La police et la justice ne sont pas pour les chiens, ni pour les fraudeurs au standing paradisiaque.

 

Et!

il est!

question!

de!

réformes!!!

 

-Pour du beurre ou pour épater le populo, mon capitaine?

-Pour les deux, my baby love, quand on danse le tango!

 

Le cinéma a aussi sa part, plus que grosse, énorme, dans cette affaire-là. Et si Paris était Tripoli quelque part?

Par valentini - Publié dans : élection présidentielle 2012
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 15:37

 

 

 

La nation-prolétaire et chrétienne et martyre, incarnée par l'archi-voyant Berlusconis'est retiré sur l'Aventin, non sans déclarer, à l'égal de Pier Paolo Pasolini, son grand amour du peuple. Il n'y a pas que l'AC Milan, les belline et les capriciose, nella dolce vita! En effet! Ce retrait n'est pas pour gonfler du boudin, mais bien pour jouer le rôle électrique de va-et-vient entre les cabinets et les cuisines. Ce n'est donc qu'une interruption momentanée du son et de l'image, suite à une série de mauvaises vibrations. Les techniciens d'ailleurs s'emploient, s'activent au retour à la normale. D'autant que, chichirichi! Elle l'a jurée, l'immaculée nation, elle reviendra au Quirinal, le temple de la corruption qui fait aimer la corruption, elle reviendra! Et avec des cornes! S'il le faut! Pour bien montrer qui porte la culotte! Le tout-Rome, de son côté, longtemps encombré, a dansé à l'annonce de ce coït interrompu, une danse du ventre, apparemment démocratique, vu l'énorme masse d'argent à collecter.

 

-Et si on se la, jouet collectif, hein, monsieur le commissaire?

-Euh, oui! Mais que faisiez-vous toutes ces années, ô cigales du budget!

-Nous butinions! Nous butinions!

 

La rupture n'implique pas en soi l'absence de continuité, au contraire! Mais il faut être allemand, pour savoir ça. En tout cas, pas français. Quel dommage quand même que ce semblant de Carmagnole ne se soit pas faite, comme à Bagdad ou Tripoli, au son des bombes! Si c'est bien le diable et la Liberté qui s'affrontent.

 

Hélas! L'empire ancillaire d'« il Cavaliere » est beaucoup plus terne et prosaïque, en dépit des charmes que les hurluberlus anti-berlusconiens d'Italie lui découvrent tout à coup. L'économie en personne vient dire la vérité de Forza Italia: surtout ne rien faire! Laisser-faire! La société « civile » italienne, atterrée, horrifiée, terrorisée, disons énervée par les affaires et les scandales de l'ancienne vieille classe politique, s'est précipitée dans une douce corruption. Que tout le monde en profite! En avant les Saturnales! Pourquoi la combine, consistant à opérer le transfert d'argent public vers des comptes privés serait réservée à une minorité plus ou moins élue, une fois les vieux-élus mis au tapis? Manquait seulement à ce tableau d'amour matrimonial de grande ampleur, le détail qui change tout, tout en permettant de faire comme avant. Et alors le client-roi a dégoté, sacrée trouvaille, le bouffon bienveillant qui justifie son envie de malversation universelle? Ecco io! Coglione! Il brancaleone! Sono io, sono chichirichi!

 

Cette histoire entreprenante est tout à fait simple. Pourquoi se fâcher à l'ancienne, donner du menton, de la voix, jouer le stentor, promettre un développement monumental, bref la résurrection, quand tout le monde ou presque est d'accord pour que tout ça se passe en douce et en douceur ou presque? Même les fascistes se fatiguent à la longue et finissent par avouer à leur ennemie de toujours: daï! Non ti odi. Au fond, ta corruption est supérieure à la mienne! Elle m'a apporté tout ce que je pouvais espérer. Gloria é polenta dei fessi del Popolo. Les imbéciles apprécieront. Quoi de mieux, en effet, qu'un nationalisme branché! Sauf que l'histoire ne l'entend pas de cette oreille justement branchée en permanence sur cocu.com. Elle a sa propre ironie. Et donc, comme au fond aujourd'hui tout est dans tout et réciproquement et que règne un relativisme de bon aloi, eh bien! Noi, proletari, vogliamo tutto! Ce qui ne coûtera rien, si nous avons bien compris le sens général du discours dominant qui veut que tout est égal: l'état, la banque, la ménagère.

 

 

 

 

 

 

 

Par valentini
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 17:19

 

 

 

Que l'économie capitaliste, prétendument mondiale, soit le fond mortifère permanent qui avilit la vie humaine et ruine la nature dans son ensemble, en mondialisant le désordre et la tyrannie, et tous les modèles étatiques, tous, sans exception, sous lesquels il se dissimule et se développe, des moments contingents qu'il intègre et absorbe, en se renforçant, vient d'être résumé de la façon suivante:

 

La grande amitié franco-libyenne a vécu. Vive l'amitié franco libyenne!

 

Cependant cet élan conservateur, dont l'image la plus pertinente serait l'accouplement, hors cadre romanesque, qui unirait Frankenstein à Candide, en France, se fait au rythme fantasque de la maestria francese. Il est accompagné, comme d'habitude, de mouvements de menton, de clin d'oeil, d'oeillades, de bras d'honneur, une série de gestes aussi significatifs qu'intuitifs qui valident immédiatement la perception de l'événement, en s'objectivant sous forme de nanar médiatique. En effet! Comment l'ami officiel de Khadafi, un vrai cirque ambulant, votre bénédiction Parents du prophète, une belle cérémonie d'exorcisme où se trémoussaient les putains, les pédés et les faux-jetons (1), totalement en rupture avec la France déshonorée, au point de faire évacuer Paris pour que la petite terreur libyenne puisse y faire du camping et son shoping, est devenu un bloc de détermination et de sérénité? Voilà qui enrage, dans sa tombe, le marquis de Sade lui-même, en dépit de l'effort accompli pour boucher toute voie à la Rousseau, à l'exception de la sienne propre? Cette métamorphose, arrachant la France à l'abîme où l'avait plongée le nouveau François premier, sans barboteuse ni bas bleus, nous est racontée par un témoin privilégié qui a constaté de visu qu'en effet, oui! « la guerre sans l'aimer », c'est possible! Il suffit d'avoir un joker ou comme disent nos enfants aujourd'hui un joystick, c'est magique!

 

Le témoignage!(le témoin n'est pas responsable des ouvertures et fermetures de parenthèses qui nuisent à la bonne marche des événements, ni des quelques rajouts en italiques qui montrent bien que l'on a affaire à une interpolation obscurantiste)

 

Je me trouve à Benghazi, début mars. Par un concours de circonstances presque miraculeux, je tombe sur des libyens libérateurs. Attention! Ce ne sont pas des anges! Ce sont des islamistes en mouvement, des islamiste modérés qui n'abusent pas de la liberté. Je les trouve pas mal! (comme la CIA, les talibans et Ben Laden, au temps où ils étaient dans le bon camp antisoviétique). Et je me dis, tiens! Vouzici! Faisons un bout de chemin ensemble. Des chars devenus antilibyens sont aux portes de la ville. Pour que la guerre ait réellementlieu, il faut un lien. Je le provoque. Je suis le lien entre eux et l'état français. En somme, je les fédère. Je sais, ce faisant, que je vais déclencher quelque chose restée en travers de la gorge: le déshonneur de la France! En effet, la France socialistes'est déshonorée au Rwanda, en Bosnie, et puis il y a cet épisode corréziendégueulasse: invité à Paris, comme Khadafi, le commandant Massoud est décommandé au dernier moment. Alors, l'actuel chef d'état de l'état resté neutre dans tous les faits énumérés ci-dessus, son histoire, étant, comme on sait, nul et non avenu, se dit, tiens! Voilà une occasion pour la France de retrouver sa place, son rang et ses valeurs. C'est quand même la première fois que la France a gagné une guerre depuis le 11 novembre 1918, guerre gagnée aux côtés du peuple libyen contre lui-même, en allant de Benghazi à Tripoli, via Misrata, au secours d'une insurrection arabe. Nous ne sommes pas en présence de l'horrible guerre d'Irak, une guerre bidonnée, bidouillée par des fantoches catapultés depuis Washington, bref, une guerre pas juste.Est juste, à l'inverse, la guerre exemplaire de la France en Libye. Là, les libyens appellent au renversement d'une des dictatures les plus sanglantes du monde arabe et du monde tout court, abstraction faite des amis des USA, cette grande nation mal aimée, mal connue, mal comprise de la Corée du Nord, de Cuba et de tous les dégénérés de 68. La communauté de l'agneau répond à ce besoin et à la demande des insurgés locaux, bien décidés à dékhadafiserla Libye. Cette guerre exemplaire est un cas d'école qui va servir à l'avenir. Si l'avenir le demande. S'il en a besoin. Si la communauté s'accorde avec lui. Si maintenant, comme je l'entends déjà, j'ai été l'instrument innocent des desseins du tout-puissantprésident français, je crie bravo! Vive l'instrumentalisation! J'en suis zenchanté,figurez-vous! Jamais un tel idiot n'aura été plus utile! Paroles d'ex-pro-khadafi français qui compte le temps qui lui reste. Moi, quand je rentre de Misrata, je lui apporte des photos. Et quelques semaines plus tard, je lui amène carrément les commandants de Misrata. Honnêtement, à ce moment-là, il n'a pas le temps de consulter tous les sous-directeurs du quai d'Orsay, ni d'organiser un débat au parlement. L'urgence est au frein d'arrêt. Sauver Benghazi du cataclysme sanglant et les Français qui n'en peuvent plus, qui étouffent d'être déshonorés, à tour de bras, après trente ans d'anorexie démocratique. Sur ce coup-là, je le dis, make War not Love, j'ai su le convaincre d'envoyer d'admirables aviateurs guidés au ras du sol, je m'en flatte, c'était risqué. Ces forces spéciales au sol, solaires, étaient chargées d'une double tâche: empêcher les civils de devenir des victimes innocentes, dans une guerre qui finalement ne les concerne pas vraiment, et convaincre les Français de l'urgence de la situation. Je le dis dans ce livre, sur ce coup-là, on a eu raison, lui et moi. L'actuel chef de l'état, sur ce coup, n'était pas tel qu'on le décrit d'habitude dans les gazettes, blink, blink, à brailler des arguments de bâtard, et tel que Charlie-le-Cornichon le caricature: pas un mauvais bougre, ce petit ogre, au final! Vive l'instrumentalisation! Sur ce coup-là, il s'est comporté en chef d'état.Il ne s'est pas contenté, comme l'état-major, de faire des plans, avec des cartes appliquées aux territoires. Les hommes changent. Y compris les ministres des affaires étrangères quand ils chaussent des bottes de sept lieues.« La guerre sans l'aimer » est une sorte de wikikeaks littéraire, écrit par le plus grand réalisateur de vérité française et donc du monde tout court. Il dit la vérité au jour le jour de cette intervention extraordinaire, c'était formidable, j'y étais!

 

La vérité telle que je l'ai vécu, en tant que « propagandiste » hors-pair et « agent de liaison » entre Libyens nouveaux et nouveaux Français. Ce dernier paragraphe ne relève plus stricto sensu du témoignage. Il émane d'un mouvement médiatique qui veut contribuer au témoignage dithyrambique, à propos de l'état Français renaissant. Même si ça ne semble pas la coutume, c'est! la coutume de faire boum-boum avant une élection! Et franchement ce n'est pas parce qu'un type est votre adversaire à Grenoble ou à Dakar, qu'il ne faut pas reconnaître qu'il est dans le coup, quand il est dans le coup, à Tripoli. C'est très bien d'avoir abattu Khadafi et son règne mensonger.

Le style de ce commentaire tout en distance et mesure peut étonner. Mais il n'étonne que ceux qui oublient que les journalistes, une espèce de potentiomètres (2) dont les curseurs ont tendance à se dérégler, ont en général entre 7 et 77 ans.

 

 

(1) extrait de Nixon baba, du poète égyptien Fouad Nejm

(2) Les potentiomètres ne sont généralement pas prévus pour contrôler de fortes puissances. Ils servent plutôt à l'ajustement de signaux analogiques comme le volume dans un système audio ou l'intensité d'une led.

 

 

Par valentini
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