La presse libre de toute entrave idéologique, c'est le cas aussi des chacals, hyènes, coyotes et en général de tous les animaux, à l'exception des chiens
savants qui dialoguent avec eux-mêmes sur Don Quichotte, un fou parlant, ne cesse logiquement de nous rebattre les oreilles, son activité favorite, le degré zéro de la réflexion, avec
le massacre deTIEN AN MEN!TLATELOLCO, elle, pas connaître. Elle préfère s'exhiber aux côtés du nouveau conquistador, le genre Maximilien à pompons républicains, un
chef d'état-tapage-et-tequila, à la sauce mexicaine, le président français qui agace tant la presse mexicaine. Normal! Qui se regarde dans la glace, s'agace. Puisque tout ce beau monde a déclaré
son amour pour la justice, qui est de l'ordre du soulagement de l'homme qui pisse, nous reproduisons ici un article publié par Amnesty International sur:
www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature.../no-truth-no-justice-40-years-after-mexico-city-massacre-20081002
Quarante ans après le massacre de Mexico, toujours pas de vérité, toujours pas de justice 2 octobre 2008 Il y a quarante ans, l’armée mexicaine a ouvert le feu sur des étudiants qui manifestaient
pacifiquement à Tlatelolco (Mexico), le 2 octobre 1968. Les estimations relatives au nombre de victimes varient, mais ce massacre reste l'un des pires épisodes d'homicides de masse de l'histoire du
Mexique. En 1968, les étudiants et les militants, partout dans le monde, ont voulu changer le monde dans lequel ils vivaient. Dans de nombreux endroits, des affrontements avec les autorités ont eu
lieu. Aux États-Unis, les étudiants ont fermé des campus, à mesure que les émeutes et les manifestations pacifistes se répandaient dans le pays. À Londres, 80 000 personnes ont défilé pour
protester contre la guerre au Viêt-Nam, et le mouvement pour les droits civiques a pris de l'ampleur en Irlande du Nord. À Paris, le soulèvement des étudiants de mai a été suivi par une grève de
grande ampleur. En Tchécoslovaquie, la population s'est opposée aux troupes soviétiques, qui bloquaient les réformes politiques. Et au centre de Mexico, quelques jours avant l’ouverture des Jeux
olympiques de 1968, la police, les militaires et des hommes armés non identifiés ont encerclé la Plaza de Las Tres Culturas, à Tlatelolco. La place était remplie de manifestants qui protestaient
contre les brutalités policières. Cette manifestation s'inscrivait dans un vaste mouvement de grève estudiantine qui suivait le passage à tabac de deux étudiants par la police antiémeute, en
juillet. Aux environs de 18H00, les premiers tirs sont partis de véhicules blindés. Des soldats à pied armés de fusils à baïonnette ont également fait feu. Les tirs visaient la place, occupée par
de très nombreux étudiants, et les bâtiments voisins. Quarante-quatre corps ont finalement été restitués par le gouvernement. Dix autres n’ont toujours pas été identifiés. Et quatre décennies plus
tard, le gouvernement mexicain n’a toujours pas répondu aux questions relatives à ce massacre, selon Amnesty International. À l’époque, Javier Zúñiga, actuellement conseiller spécial d’Amnesty
International, était conférencier à l’École nationale d’agriculture. Il avait amené sa femme et sa fille de deux ans à ce qu’il croyait être une manifestation pacifique. Ils ont assisté à l’arrivée
des troupes gouvernementales depuis un pont qui surplombait la place. « Quarante ans après le massacre de Tlatelolco, il reste tant de questions dérangeantes sans réponse, a déclaré Javier Zúñiga.
« Qui a ordonné ce massacre ? Depuis combien de temps était-il planifié ? Combien de personnes ont-elles été tuées ? Qui sont les personnes dont les corps n’ont toujours pas été identifiés ? « Il
commençait à faire sombre lorsque les tirs ont commencé, et il était donc difficile de voir exactement ce qui se passait, mais je me souviens très clairement que l’armée a investi la place avant
les premiers coups de feu, et non après, ainsi que l’ont affirmé nombre de représentants gouvernementaux. Les gens ont paniqué et commencé à courir dans tous les sens, en criant « l’armée arrive,
l’armée arrive ! » Bientôt, la place a paru être pleine de cadavres. « Le lendemain matin, je suis retourné sur le lieux. J’y ai vu des piles de ceintures et de chaussures. Il y avait encore des
flaques de sang sur le sol, alors qu'on avait visiblement tenté de les faire disparaître. J’ai également vu des impacts de balle sur des piliers en béton, à hauteur d’homme. » Malgré les efforts
des victimes, des proches et des participants du mouvement estudiantin pour faire la lumière sur ces événements, l'ensemble des faits n'a jamais été clarifié et les responsables n'ont pas été tenus
de rendre des comptes. « Le fait que le gouvernement mexicain n’a pas établi la vérité concernant les événement de la nuit du 2 octobre 1968 a laissé de profondes blessures dans la société
mexicaine. Ces blessures ne pourront guérir que si la vérité entière est connue, si les auteurs sont traduits en justice et si les victimes ou leurs familles obtiennent réparation, a déclaré Kerrie
Howard, directrice adjointe du programme Amériques chez Amnesty International. « Le gouvernement du président Calderón a été complètement silencieux sur ce chapitre sombre de l’histoire du Mexique.
Nous voulons que le gouvernement ouvre toutes les archives relatives à ces événements, lance une nouvelle enquête indépendante et supprime les obstacles empêchant les responsables de ce crime
horrible d’être traduits en justice. » L’organisation a appelé le président mexicain, Felipe Calderón, à faire toute la lumière sur le massacre qui a eu lieu à la Plaza de Las Tres Culturas, à
Tlatelolco (Mexico), quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques de 1968. Elle a également exhorté le gouvernement à accorder justice et réparation aux familles des victimes.
La presse mexicaine si prompte et avide de justice ne manquera pas d'exercer ses talents de fin limier, afin de suivre les traces de Paco Ignacio Taibo, ce chien-apache. Mexico
libre o no?