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actualités providentielles

Lundi 3 novembre 2008

Tout commencement est ambiguïté. Fait qui se vérifie encore aujourd'hui. « 81 % des Français », s'ils pouvaient, nous dit-on, à propos des USA, voteraient en faveur de l'actuel candidat démocrate qu'il est inutile de nommer. C'est à peu près le score du très républicain Chirac, au second tour de la fameuse élection présidentielle française de 2002. Voilà « » rétrogradé au rang d'un Le-Pen. C'est dire s'il est mondialement populaire, après huit années d'action prophétique, passée à en découdre avec les troupes du grand Caïd, cet adorateur des médias et autres types de dynamite. L'idée foncièrement extrémiste que le néo-conservatisme américain, ce grand Edelweiss planétaire, peut être assimilé à une variante, sinon de néo-fascisme, de droite extrême, comme disent les subtils créateurs d'un Langage du Troisième Millénaire, s'est banalisée au point qu'elle semble devenue, quoique de manière subliminale, l'opinion générale. Le GI Joe qui louait sa « révolution conservatrice », autre plan B and come back, un combat moral que partage la bien-nommée Al-Qaïda, en séparant l'humanité en surhommes, les croyants, et en sous-hommes, les louseurs, race quasi biblique, en tout cas fondamentalement non-américaine, peut, en désespoir de cause, se vanter d'avoir uni le monde contre lui. Probablement l'effet à rebours d'une benladénisation des esprits. Pour le petit poucet de la droite impeccable qui, au petit lendemain de la première guerre de pacification nord-euro-américaine en Irak, canoniquement nommée « guerre du Golfe », en était encore à gambader dans les jupes balladuriennes, ce langage daté était à l'époque autant de cailloux blancs jetés dans l'inextricable forêt des lois dormantes et autres règlements mouvants de l'horrible gauche capitaliste. Barrer de règles ce qui veut croître et multiplier, pensez l'horreur économique! Un avortement mondial de la vie. Même si, comme on l'a vu ensuite, cette forêt de brigands assassins s'est révélée imaginaire, puisqu'elle se composait au final d'un seul arbre foudroyé, entouré d'un parterre, comme il en pousse, en un seul jour, à la Toussaint ou en Palestine, le jour où l'ONU est devenu l'exorciste-paysagiste de « l'Orient », jusque là aussi ennuyeux que désert. Là-bas, c'est seulement quand il pleut du sang sur les maisons et que la terre s'ouvre qu'il se passe quelque chose de grand et d'éternel, en un mot de providentiel. Un homme est sauvé de l'esclavage qui sauve un peuple en retour. Dans la vision américaine de l'existence, tout se tient, en un déterminisme aussi hasardeux que rigoureux. Pas étonnant que cette grandiose confusion, où l'actualité, en fait de réalité, et la fiction hollywoodienne qui superpose allègrement people et peplum se mêlent intimement, soit de nature à plaire aux vieilles sociétés capitalistes européennes qui rêvent elles aussi de renaissance. Mais, curieusement, comme en 45, c'est encore et toujours vers l'Amérique que monte le nouvel Alleluia de la libération capitaliste. Qui n'est pas saisi comme nous d'un formidable rire, c'est qu'il ignore tout de l'humour juif allemand. Les victimes du marxisme médiatique se reconnaissent, en effet, à leur gueules longues comme un jour sans mur. Hommes de la caverne capitaliste! Le temps est venu d'aller au-delà du théâtre des idéologies. Il y a bien une terre promise: l'espèce humaine unifiée. Et si ce fait-là doit passer par Obama, why not? On ne choisit pas les conditions de la révolution, surtout communiste.




Par valentini
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Jeudi 6 novembre 2008


Les nord-Américains ont un nouveau président. « Noir » mais pas « Black ». En Langage du Troisième millénaire, ça donne: président issu de la diversité et non représentant d'une minorité ethnique. Ici le culturel flirte avec le racial honni. C'est pourquoi, à la façon classique allemande, nous nous séparons de ce récit à la bonne franquette, et opérons cette synthèse: le candidat de Wall Street est le président de la minorité capitaliste qui affiche sa et ses différences. Pour en savoir plus sur la mosaïque d'individus qui la compose, se reporter au discours de l'Union une et diverse. En France, nation sensible et sujette au choc des images, on parle de métissage!* Ce pays suspicieux à l'égard des intellectuels, « tous des pourris », sauf s'ils préfèrent l'injustice au désordre, reste rétif à l'idée scientifiquement établie de l'inexistence des races. Goût obscur des formes anatomiques? Désir singulier de culture? Sentiment foncier de la propriété? Un je-ne-sais-quoi le gêne aux entournures. La couleur de peau ne prouve, en fait, que la variété anatomique de l'être humain. Pour ce qui nous concerne, nous ne voyons donc que des hommes de couleur. Seul le fantôme du KKK, à corne de rhinocéros, est blanc et bien sûr les églises des évangélistes qui n'ont plus qu'à les repeindre en noir, en attendant la bataille. Car il est entendu que la guerre continue et pas seulement en Irak.

Là-dessus, le marxisme médiatique, sortant de sa léthargie reagano-thatchérienne, son poumon d'acier depuis trente ans, devant lequel, dans le même temps, la droite humanitaire française, avide d'oxygène, a fait le pied-de-grue, annonce qu'enfin! l'Amérique, après la Chine, s'est réveillée. Un come back de révolution culturelle. L'atterrissage forcé d'Abel Mac Cain au Vietnam, état-frère, aura eu son utilité. De même le voyage chez Mao de son presque alter ego Nixon. A n'en pas douter, The Village tient là son 14 juillet mondial. Il peut décréter le 4 novembre journée historique mondiale. Notre point de vue est autre. Si la révolution américaine, comme l'a fait la révolution française, avait aboli l'esclavage, en temps et heure voulus, au lieu d'en faire le prétexte à une guerre commerciale entre états confédérés rouges et états yankees bleus, l'indépendance aurait été un fait historique pour le noir américain. Au lieu de ça, cette abolition a fait l'objet d'un amendement, au raccroc, à la constitution, chose, là-bas, paraît-il, impossible, et l'ancien esclave noir a dû attendre deux siècles et le mouvement des droits civiques pour être intégré, à titre ethnique, comme un relent d'iniquité, au peuple américain. Sans doute Napoléon qui voulait fuir en Amérique s'est-il souvenu de Washington et de sa remarquable et constante défense des intérêts de la propriété foncière. Si tout est possible parce que rien n'est impossible, alors, ici comme là-bas, il faut admettre qu'une même révolution conservatrice a mené un même combat dévoyé. 

Aussi laissons les morts à leur place, sous terre, au lieu de les traîner en place publique pour danser avec eux de façon obscène. Merde! Encore un mot d'intello. Notre crédit providentiel, s'il existe, est sérieusement compromis. Alors au diable les poupées de cire, de son, à pic, posons-nous cette question: le nouveau visage de l'Amérique va-t-il changer la face du monde? Le bon sens populaire que le marxisme le plus courant, normand, féru d'insolubles antinomies nationales et secondaires, reprend à son compte, dira: ben! P'têt qu'oui! P'têt non! Prudent jugement dont l'affinité avec la puissante idée qu'un jour l'histoire dira ce qu'il en est, est sans conteste indéniable. Quand le peuple a rendez-vous avec l'homme de qualité, cette rencontre est toujours par le biais du raccourci. Nous n'avons pas voulu déroger à cette tradition bien française. Notre réponse est que la possibilité existe d'un changement si, et seulement si, au lieu que la face du monde soit éclairée à la bougie médiatique, faiseuse d'ombres, la lutte des classes retrouve la place qui lui est due. Car si la démocratie n'a de sens qu'en tant que lutte pour l'égalité, dans le cadre de l'économie politique ou capitaliste, cette lutte ne peut aboutir que si elle pose une liberté nouvelle: l'abolition du salariat. Or le nouveau visage de l'Amérique n'exprime que l'idée d'un puzzle d'individus, enfin ré-unis au sein de la nation par excellence: les USA! Il suffirait pour ça de rogner ce putain de W qui lui a fait comme un sourire en pointes de cannibale. La lettre y est quoique caricaturée mais pas l'esprit. Caricature qui fait fondre le marxisme médiatique comme cierge. Pour lui, en effet, la seule issue est encore et toujours la providence étatique. Alors que pour nous, un monde nouveau passe par l'union des prolétaires de toutes couleurs.

 



*Les populations humaines forment un seul et même groupe taxinomique, une seule espèce.

Aucune population humaine ne possède exclusivement des gènes propres. Les Homo sapiens forment une seule et même espèce.
Les différences anatomiques que l’on perçoit, par exemple entre un individu asiatique et un européen, ne sont que l’expression plus ou moins forte de gènes communs.
Cette mixité génétique dans l’espèce humaine est tellement importante que si vous avez besoin d’un don d’organe ( un rein par exemple) vous avez autant de chance de trouver un donneur compatible dans votre voisinage qu'à Dakar (Sénégal).

Par valentini
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Mercredi 26 novembre 2008

Le socialisme républicain fait parler de lui. Pas comme il le souhaite sans doute, mais enfin il fait parler de lui, et d'elles! Le semblable. C'est mieux que rien quand on vit de messages augustes et d'images impériales. Pube et liberté sont facteurs de puberté et donc de virginité garantie. Une assemblée de grenouilles de bénitier le houspille, l'adjure, le conjure, l'engage à parler, qu'il dise enfin qu'il n'est pas çui qu'on croyait! Un marxisme raté. Il a pourtant tout fait pour qu'il en soit ainsi de Jaurès à Blum et de Blum à Mitterand, tous fiers d'être français. Car être Français, c'est racheter le monde, en trouvant les justes mots, planqués sous le matelas des ogres et bougres de la finance.

Mais trêve de balivernes, revenons à lui en tant que telle pensée perdue! Pour traquer le pink en lui, devenons les Pinkerton du nouveau monde qui vient. Tout le monde peut constater d'abord que la gauche utile ne dédaigne pas, loin de là, l'inutilité des coups et blessures de chapelles, ordinairement attribuée aux extrêmes et autres groupuscules, ces RUStres qui donnent dans le totalitarISME ou politique de la terre brûlée. En conséquence de quoi, le réel, comme la femme au foyer ou le christ sur l'autel, n'a plus qu'à attendre que vienne à lui ou elle, l'effort viril de transformation du monde qu'on nomme, en république française, changer la vie ou rupture avec soi, sans concession. A peuple de psychologues, redoutable catalogue.

Ce constat plutôt banal, mais que nul ou presque ne voit, mériterait plusieurs vraies observations qui diffèrent de l'enregistrement médiumnique et parlementaire, en ce qu'elles se savent mues par une pensée qui les précède, contrairement aux observations pur jus qui le nient farouchement. C'est que le besoin de penser leur vient pareillement aux fesses qui, le matin, pour ce faire se posent à l'endroit qu'il convient. La première chose à rappeler est donc que la souveraineté quand bien même républicaine ne se partage pas et même qu'elle s'impose aux autres. C'est un fait d'expérience pour qui s'est engagé dans une lutte perpétuelle à la paix avec soi. La démocratie n'abolit pas la lutte au droit du plus fort à gouverner, au contraire, elle l'exalte. A la fin, il ne peut (provisoirement, s'entend) n'en rester qu'un. Cette logique est aussi celle de l'économie politique pour qui le monde est un tout insaisissable, se révolutionnant sans cesse (révolutionnaires s'abstenir!), et qui ne peut par conséquent être l'objet d'une pensée totale, sous peine de totalitarisme. Cette coquille coquine ne l'empêche pas d'énoncer à ce propos un jugement tout aussi viril que définitif. Elle sait qu'on n'a pas à savoir ce qui n'est pas. L'expérience de ce qui est mal, revenant en dernier ressort aux meilleurs. Ces meilleurs, étant soigneusement sélectionnés par les corps institués. Et eux-mêmes pas à pas patiemment, se constituant depuis des siècles, au prix de tâtonnements intuitifs et d'erreurs inévitables, de toute façon forcloses.

Le socialisme républicain est donc pris dans un de ces chahuts où l'amour du prochain en vient aux mains, c'est humain! Il y a des façons plus ou moins élégantes de se retrouver qui varie entre ineffable élégie et charivari monté comme un âne. Si se faire foutre est un moment pénible d'acculturation limite indigne, il promeut néanmoins la sagesse, comme jadis l'enseignait Charles Fourier, en se riant du grand foutoir démocratique. Mais de ce côté-ci du monde, cette opinion est si bien bouclée à l'allemande que la boucler est considéré comme chose raisonnable.

L'autre fait, à nos yeux, fondamental est que cet épisode rappelle une célèbre pube: parti ou état, il faut choisir. Marx, le plus libéral d'entre les intellectuels européens de son époque, l'a dit aux libéraux qui lui ont préféré le libéralisme, un étatisme. Messieurs et mesdames les socialistes français qui refont le monde, comme leur collègue ex-ministre de l'intérieur, passionné d'identité de toutes sortes, un jour poisson, un jour oiseau, croient possible d'être juge suprême et partie opprimée d'une même nationale patrie, tout en s'ouvrant au monde conçu comme une image en plus vaste de la société française. Fatalement, ils se font les bourreaux d'eux-mêmes, mais au lieu d'en rire, montrent une gueule 100% réactionnaire. Chose qui plaît du côté des ministères.

Par valentini
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Mercredi 4 février 2009




Le politicien français n'est jamais à court de lois lorsqu'il s'agit de défendre, outre son intérêt personnel et le luxe relatif qui fait son quotidien, les intérêts des classes capitalistes de France, regroupées sous l'impeccable titre d'intérêt général ou national. Une merveille de philosophie qui transforme tout, selon une volonté supérieurement désirable. Par exemple, si l'intérêt national commande d'ouvrir le rideau de fer des boutiques et commerces, le dimanche, l'état français s'efforce aussitôt d'être l'état souhaitable du commerce, un état commercial, le nec plus ultra du marché! Ou si, autre exemple, le capitalisme français a, comme une envie de chier, besoin d'un plan de relance, en sus des aides mélancolico-étatiques constantes dont il dispose, no problem, il écope d'un état bon marché, quasi démocratie populaire, béquille héroïque des trépanés de la bourse et de la banque, colossale prothèse qui aide ces derniers à revenir au galop sur le marché mondial! Et donc si l'intérêt général se comprend comme une somme d'intérêts capitalistes généraux à développer selon acteurs et secteurs d'activité concernés, qu'est-ce que l'intérêt national en question, sinon un intérêt capitaliste général à gouverner au profit des classes capitalistes de France. Quelque chose obscurément populaire aussi qui flirte avec Bibi ma gueule, d'abord! Cette essence ultime de l'esprit français, grisante, pétillante, c'est l'esprit de REFORME, qui a intégré la nécessaire adaptation sociale au marché mondial, chère aux années 70, années papa-poule, baba cool, tout bêtement le monde tel qu'il est, et l'indispensable modernisation de l'économie française des années 81, gloire de la gauche thatchérienne ou droite de série b, la droite bis, bref le monde tel qu'on espère qu'il sera, the day after. En fait de rupture, c'est encore et toujours la dictature des égoïsmes capitalistes, une grouillante activité de petits, moyens et gros malins, soutenue et défendue par la loi du plus fort, dont les médias se régalent, vu qu'ils ont le goût de la pourriture noble, étant partie intégrante de la corruption générale et, par le fait, populaire.


Cette politique naturellement ne contredit nullement l'idée de politiques d'aide sociale, au contraire! Elle la fonde. Car le contenu réel, vivant, des classes capitalistes, ce n'est en aucun cas leurs titres de propriétaires de la quasi totalité des moyens de vie, non! Ça, c'est le froid et obscur objet de la bourse. Ce qui est vivant, ce sont les classes disponibles et à disposition, capables de mettre en valeur le capital social total du capitalisme français. Trop de marchandises avariées nuirait à cette mise en valeur. Et donc, « la lutte » contre le tabagisme, l'alcoolisme, les accidents de la route, l'obésité, etc., outre le conditionnement permanent des esprits qu'on fait ainsi marronner au pied des marronniers médiatiques, sert à maintenir un relatif état opérationnel des esclaves salariés et plus si affinités, évidemment. Cette remise en forme permanente de la réalité capitaliste, qui porte nom, réforme, et se vit comme rupture, la liberté nue en levrette, l'ultra-libéralisme va au-delà du sein à l'air, est logiquement très attachée à libérer les médias de tous les faux-semblants de la « politicaillerie ». L'amour en suivez-moi jeune homme, corset et crinoline était un vrai sac de noeuds, pulvérisé par l'Alexandre de Tarascon. Le goût français naturellement répugne au clinquant, à l'inverse de la racaille qui la vénère et s'y emmêle les pinceaux. C'est pourquoi le premier porte-parole venu du porte-parole général des classes capitalistes de France, son gouvernement d'affranchis, n'hésite pas à se repaître des vieilles pelures de l'idéologie française que lui a légué l'ancien régime, savoir, nous sommes les Français qui parlons aux Français car la France, c'est nous! Quand sol et sang sont à ce point mêlés, quelle perspective dressée qui trancherait la question, pour se débarrasser de cette chose tentaculaire et informe, à gueules humaines, qui a pour unique et vieille devise, sécurité et propriété? Quant aux martyrs qui dialoguent avec Rome, savoir, la Démocratie éternelle, croyant qu'ils sont eux-mêmes le futur de cette catin millénaire, quoi de plus normal! Après tout, ils ne font que se repentir de leur propres crimes, signés X!

Par valentini
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Lundi 23 mars 2009


A l'évidence, l'actuel chef du parti catholique n'est pas doté de l'aura anti-soviétique de son prédécesseur. Il n'a pas combattu les cocos en temps voulu (voulu par les ex-alliés maccarthystes du Stalinisme), à l'époque de l'électrocution-choc conservatrice. Son règne, au contraire, arrive à l'heure de l'absolu triomphe du matérialisme occidental. Celui-là même qui gère les capitaux du Vatican, état paradisiaque à la cupidité charitable. De Washington à Téhéran, de Pékin à Dakar, de Moscou à Tel-Aviv, de Paris à Créteil, il n'est plus question, pour faire court, que de gros sous. Dans ces conditions, qui parle d'unir Adam et Eve, au lieu des Banques Populaires et d'Epargnes, acquiert un statut quasi christique. Mais relooker l'actuel âne palot romain, pour en faire un martyr à la polonaise, combinant crime et châtiments, le wahrolé médiatique a du travail. Car une jeunesse hitlérienne, même sous les auspices de la « Chartreuse de Parme », est un sérieux handicap pour réussir son entrée au bal des débutants, débutantes médiatiques. Il n'y a guère que la CIA et l'ex-KGB, à la circulation invisible et dantesque, pour recycler pareille avanie. Ce n'est pas que le vieux catholicisme reprenne du poil de la bête, cris, chuchotements, sous ses dehors angéliques, son corps sait sans état d'âme se livrer aux besoins des meilleures dictatures possibles, capitalistes et de droite, agissant en connaissance de cause, la bonne, riche de démocratie à venir, et pis ça dure pas l'éternité, merde! mais l'enflure du protestantisme de combat de son prédécesseur, lui-même l'aboutissement d'un mixte de catholicisme éclairé et de protestantisme centralisé, sorte de démocratie papale, initiée à partir de Vatican II, s'est dissipée en même temps que le fameux « Mur » au tort singulier: être d'argile et de briques. Il est d'ailleurs l'objet d'un culte rétro-nationaliste, encore un mariage! qui a la réunification pour arrière-fond.


Il est clair que la donne a changé ainsi que le son de cloche employée à avertir le monde d'un fait dont il est par ailleurs coutumier, le changement. Bien sûr, il y a le changement dans l'ordre et le changement bordélique, selon le sujet historique qui en devient le porteur. Le changement selon l'agent naturel et sincère du capitalisme, beauté qui n'est pas d'hôpital, et le changement du rabat-jouir prolétarien, cet infect bouillon, cette infection entièrement fabriquée. La division, semble-t-il, ronge à nouveau le coeur étatique des sociétés occidentales qui s'imaginaient, pour toujours, à l'abri du virus du communisme. L'âge du fer totalitaire était censé avoir fait en sorte qu'il ne passe plus par elles. Plus jamais ça! Même les juifs, ici, maintenant, sont aimés. Comme la police, idem! La France joyeuse donne à nouveau dans le bronze. Une certaine préférence a-nationale pour les reliques romaines la pousse à grimper sur l'étrier romain, le but, étant d'accoucher d'un monde nouveau, à remettre entre de pieuses mains, la banque du Saint-Sperme, dont les esprits spermatiques s'agitent, eux, autour de l'ovule ecclésiastique. Ne sommes-nous pas tous frères? Des problèmes nouveaux, en effet, se sont substitués aux problèmes liquidés. Toujours cette mauvaiseté humaine, entretenue par la brave habitude, simultanément raide et coulante. Alors quoi de neuf, docteur? A Rome, ils le sont tous. Madame, monsieur (rayez la mention inutile) l'Afrique souffre! Le côté syphilitique positif a été emporté par une maladie moderne et diabolique. Deux adjectifs qui vous obtiennent illico presto des retombées adjacentes et commerciales, ce qui est peu relativement à une audience auprès du fonctionnaire-en-chef du Saint-Vagin, dépositaire des Archives du fils de l'Homme. S'il est son fils, l'homme le précède, se précédant du coup lui-même, en démontrant ainsi que l'esprit humain est toujours et partout sans précédent. L'illusion catholique est ici dissoute, comme toute idolâtrie en général à l'égard des mots. Naturellement du côté des travées de la Curie romaine, ex-esclavagiste, propriétaire de l'Esprit rendu absolu, bureaucratie vierge que le temps a blanchi, on a une tout autre idée de l'origine de l'esprit humain, un don! Qui vient de loin et tombe de haut, dans le caniveau! Fatalement, quelqu'un doit banquer.


Ce don est pour tous. Il n'a rien à voir avec le commerce halloufiste et bestiale, très particulier, qu'on transmet en Afrique, par des voies, ô mon doigt! Avant même la naissance. Cette chose très terre-à-terre, rampante pour ainsi dire, est par conséquent plus qu'un travers, le mal absolu, absolument! Et donc dialectiquement, du communisme! C'est la raison qui explique qu'au lieu du port individuel de la croix, on prône ostensiblement le port matérialiste de la capote. Cette manifestation mécanique d'automate illuminé par son propre mouvement, nommé Désiré, Désirée, est clairement à des années-lumières de tout engagement moralement personnel et supérieurement responsable. Le spermaceti du cachalot guzmanien, par ailleurs orphelin du mauvais communisme, est comme le tube à essai napolitain, il bout, il fond, se liquéfie, pour dénoncer en surface l'émergence matérialiste au coeur de pierre. Pétrifiante explosion et surréaliste par le fait. Et toute la troupe gouvernementale parascolaire des démons umpapistes et crapauds en instance de menstruations, régulation oblige, de reprendre en choeur: Pierre, il l'a! Pierre, dans l'cul, il l'a! La libre hérésie libérale ne brille guère par sa finesse théologique. Son protestantisme de deuxième main, existentiel, est vaguement protestataire. Du livre dont elle est tombée, par grand vent, stupre et terreur, violence plus qu'un chouïa symbolique, via les cuisines seigneuriales et leurs dépendances culturelles, elle a oublié toute la culture qui originellement la constitue en libre bourgeoisie, à part le mot « BONUS » évidemment. Que le « contra caput » du pape soit en sa faveur, la bougresse ne l'a pas encore saisi, mais ça viendra, ça viendra! Cette diablesse, libérale à souhait, rose et très à cheval sur la loi, pornographique héritière des Montaigu-Capulet, il y a beau temps que l'oberführer de pacotille du parti catholique, en sa catholicitude, en a pris son parti, il lui fait confiance, sachant qu'eux deux unis font une grosse paire. Prochaine étape: la capote providentielle! C'est clair que ces choses-là ne s'apprennent pas à l'école. Mais le prolétariat militant n'est pas plus prêtre arlequin que hussard républicain. Ce carnaval-là d'un autre siècle est à niveler. Bulldozers et rouleaux compresseurs, engins de tous les pays, unissez-vous! C'est à nouveau l'ère des grands travaux. Ah! Un bruit de bottes: le retour des capotes?


Par valentini
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